‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en gutta-percha, et en gomme facticeChapitre 93 sur 109 · CRIN AUX · texte numérisé non relu

CRIN AUX

Urinaux.

La figure 154, pl. 4, représente l'urinai plat ordinaire. Ce écipient est fiât en drap cousu sur les côtés. On en fabrique e plusieurs grandeurs et largeurs: celui que nous avons sous 3s yeux est le plus grand modèle. Ses dimensions exactes sont: auteur, 0m.28 ; pourtour pris sur la ligne a , 0m.23 ; pourtour la ligne ponctuée b , 0m.15; épaisseur moyenne des parois, m. 00275.

La figure 155 représente le même objet vu sur la tranche. La figure 156 est un étui percé au fond qu’on nomme < orge en terme de fabrication. Cette gorge s’engage dans e col de l’urinal ; sa longueur est de 0m.l ; sa grosseur prolortionnée à burinai dans lequel elle doit entrer à pression ibre, jusques au renflement du rebord qui entoure l'orifice. )n peut se passer de cette gorge ; mais elle olire plus de faâlité pour le nettoiement et elle est en outre une garantie ;ontre les rejaillissements, lorsque burinai est porté par une >ersonne exposée aux cahots des voitures ou tous autres. Cerains urinaux communs n’ont pas d’issue par en bas ; on les ide en les renversant. Cette disposition est peu commode, :t la petite augmentation de prix qu’occasionne l’issue inférieure c dont il sera parlé plus bas offre de si grands avanages, qu’il vaut bien mieux, pour en jouir, subir un prix un peu plus élevé.

Pour construire cet urinai et les autres dont il sera parle dus loin, ainsi que le spéculum, les cornets acoustiques, les pessaires, les bandages, etc., on emploie du drap, du feutre m toute autre étoffe selon le besoin. L’urinal est construit ;n drap. On le taille suivant le modèle, et on fait les cour turcs sur le côté. Ces coutures doivent être, autant que possible, faites sans renflements ni bourrelets, et doivent être conduites de telle sorte que le large a, fig. 154, puisse faire la poche. Le bâti ainsi préparé, la poche est remplie de sable, ou mieux de gros sel gris ; puis on fourre dans ce sel, le comprimant fortement, un mandrin en bois rond de la grosseur du col b. Ce mandrin en refoulant le sel fait prendre au drap la forme convenable. On enduit alors, à l’extérieur, le drap avec de l’huile siccative, mise en assez grande abondance pour qu’elle traverse bien l’étoffe qui doit eu être enduite tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ou porte alors 1 urinal à l’étuve pour sécher cette première couche. On doit faire en sorte que la pièce soit suspendue, hors de tout contact avec les autres pièces ; à cet effet, on y a fixé de petits crochets ca lil-de-fer qui servent à la suspendre à une tringle

horizontale destinée à tenir suspendues toutes les pièces qu’elle peut supporter.

Assez ordinairement, trois jours et trois nuits suffisent pour sécher la couche, le thermomètre marquant 25°centig. Quand; cette première couche est sèche et durcie, on en donne unej seconde; on fait sécher; puis une troisième. La dernière; couche étant sèche, avant de passer aux couches subséquentes,; on 'pierre. Les ouvriers désignent par ce mot l’action de frotter1, l’objet avec une pierre de ponce qui enlève les aspérités et' inégalités de l’extérieur.

La bonne ponce est légère, blanche, soyeuse dans la cas-» sure, filandreuse dans les yeux.

Après ce premier ponçage, on applique une nouvelle couche ; on fait sécher à l’étuve, on donne une seconde couche et ainsi de suite, en faisant toujours sécher, et toutes les trois couches, on ponce. Les personnes étrangères à cette fabrication ne peuvent se figurer quels soins, quels remaniements exige un objet qui est vendu à un prix si modique. Il faut environ 50 couches successives, toutes séchées une à une,; poncées de trois en trois, pour que l’instrument soit arrivé au point où il est remis entre les mains des polisseuses d’abord, et puis entre celles des garnisseurs lorsqu’il y a lieu ; . tel instrument que ce soit, fait en gomme factice, exige toujours près de trois mois pour être prêt à être livré.

On polit en donnant d’abord un bon ponçage , puis en; lustrant avec la ponce broyée réduite en poudre impalpable.

Le mandrin est parfois fractionné en plusieurs morceaux, les uns, ceux qui appuient contre les côtés du ventre, affectent la forme de segments allongés, celui du milieu forme coin et est inséré avec force entre les segments. Que l’on ait agi d’une ou d’autre manière, lorsque l’objet est poli et lustré, on retire les mandrins. Si on a employé le gros sable, on fait tomber, en les grattant avec un râcloir fait exprès, les grains qui sont adhérents à l’intérieur; si on s’est servi du gros sel, après avoir retiré tout celui qui n’adlière point, ou verse de l’eau dans le récipient, les grains adhérents fondent, et tout l’intérieur est dégagé.

Quant à la fermeture étanche de l’issue c, elle ne so fait qu’en dernier; les ligures 158, 159 et 160 nous serviront à la faire comprendre. On perçu avec un fer chaud, ou par tout autre moyen, un manchon massif que l’on a Réservé en saillie sur la partie médiane et inférieure de l’urinai, et l’on visse à force dans l’ouverture pratiquée une vis en étain fin, enduite de gomme. Cette vis, représentée grandeur d’exé-

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