BANDES
^complet et à l'abri du froid qui le frapperait sans l'interposition du ballon.
Lorsque les besoins naturels se font sentir, on retire l'air du ballon obturateur qui, réduit à un petit -volume, glisse sans peine dans l'intervalle qui sépare les deux matelas, et l'on met à sa place un bassin qui, après avoir reçu les excrétions, est retiré avec la même facilité. Le malade peut alors être lavé, essuyé, pansé s'il y a lieu, sans que, pendant toute cette opération, il ait du faire le plus léger mouvement.
Le ballon obturateur, remis en place et insufflé, rétablit l'appareil tel qu'il a été décrit ci-dessus.
§ 3. Bandes. -
Lorsqu'on se sert de bandes en linge, on n'est jamais sûr du degré de compression que l'on obtient. Tel appareil, convenablement serré au moment de son application , est complètement relâché au bout de quelques heures. Pour que la compression soit elllcaee, il faut qu'elle soit exagérée au moment où elle est faite, et alors, jusqu'à ce que l'appareil se desserre par l'effet du relâchement du tissu do la bande, les malades peuvent éprouver des douleurs assez vives, pour qu& l'appareil doive être levé immédiatement.
Avec les bandes de caoutchouc vulcanisé, rien de semblable ne peut arriver. Ici, la compression est parfaitement méthodique et régulière; cllene varie jamais, 1 appareil restâtil appliqué plusieurs mois. A cause de cette régularité môme, il faut avoir la précaution d'établir, avec les bandes de caoutchouc vulcanisé;, une compression moins forte que si l'on s» servait de bandes en linge.
Les bandes en caoutchouc vulcanisé ont une largeur varia- -ble de 1 à 8 centimètres : tes premières remplissent des indications spéciales pour la régularité delà réunion des plaies; Jes secondes, dans les pansements à large surface, présentent des avantages incontestables. Celles qui ont de 3 à 5 centim. de largeur suffisent dans la généralité des ras.
Ces bandes sont indestructibles; elles n'ont jamais besoin d'être lessivées ; lorsqu'elles ont servi â un pansement, il suffit de les tremper dans l'eau et de les essuyer, pour qu'elles., puissent être à l'instant réappliquées.
La meilleure manière de les fixer est de passer l'extrémité de leur chef sous le dernier tour de bande.
L'objection qu'on pourrait faire de l'arrêt de la transpiralion se trouve résolu favorablement par l'expérience. Lorsqu'on retire une bande do caoutchouc vulcanisé après plusieurs jours d'application, on trouve toujours la peau fralch* et hahtueuse.
Nous décrirons plus loin un nouveau mode de 1 compression au moyen des bandes et des pelotes compressives.
§ 4, Bande à saigner (G).
Cette bande, à laquelle est adapté un mécanisme fort simple, permet de serrer et de desserrer le bras sans secousse^ etde graduer le jet du sang à volonté. Elle est imperméable; lavée après chaque saignée et immédiatement essuyée , elle est exempte de l'inconvénient reproché avec raison à la bande a- saigner en drap rouge, l'application répétée sur le bras de plusieurs personnes de la même bande non lavée.
§ 5. Bonnet à glace à double courant. — Bonnet à glace sans double courant (G).
L'emploi de cet appareil prévient les accidents si fréquents à la suite de l'application de l'eau glacée sur la tête, accidents dont rend bien compte l'humidité que laissent transsuder les vessies de porc et l'odeur infecte qu'elles développent après quelques heures de service.
Le bonnet à glace en caoutchouc vulcanisé est imperméable et complètement inodore, quelle que soit la durée de sou application. ,
Ce bonnet est constitué par un double sac a, fig. 3G } contenant une cavité où doivent être reçues l'eau glacée ou la glace en fragments.
A la partie supérieure de ce sac, ouverture circulaire b, espèce de cheminée de dégagement pour les vapeurs qui s'échappent du cuir chevelu.
Lue seconde ouverture , qui communique avec l'intérieur du bonnet, reçoit un bouchon de liège, percé de deux trous pour le passage de deux tubes, dont l'un communique avec le réservoir d, placé au-dessus du niveau de la tête du malade, et dont l'autre e se rend dans un récipient inférieur.
Latéralement sont deux attaches qui servent à fixer cet ap- -parcil au-dessous de la mâchoire inférieure.
Cet appareil peut fonctionner sans double courant : il suffit de remplacer le bouchon percé de deux trous par qn bouchon plein.
§ 6. Bracelets pour te pansement des ulcères (G). Ces bracelets, fig. 37, sont destinésà remplacer les bandelettes de sparadrap dans le pansement des ulcères ; ils sqnt d'une application tellement facile que les malades n'ont pas besoin de recourir à une niain étrangère pour faire leur pansement, qui peut ainsi ztro renouvelé tous les soirs et tous les mutins avec grand avantage.
CEINTURE ANTI -RHUMATISMALE . 103 Ha ne déterminent aucune inflammation, aucun êrysipèle, comme cela arrive si souvent avec l'ancien mode de pansement; ils protègent cllieacement la surface de l'ulcère contre les frottements des vêtements et amènent une modification heureuse dans l'aspect do la peau environnante, ordinairement gonflée et couverte de dartres.
Il est utile de renouveler les pausements tous les jours et de laver chaque fois le bracelet.
§7. Ceintures abdominale, ombilicale, hypoffastrique (G).
Ces ceintures en caoutchouc vulcanisé déterminent sur les parois du -ventre une compression régulière et très-douce, quoique très-énergique.
Elles peuvent être fixées au moyen d'agrafes ou de boucles au milieu du dos ou sur les côtés au gré de la malade, ou faire le tour du corps sans présenter de solution de continuité; dans ce cas, elles doivent être mises par les pieds comme un caleçon; Jour largeur est subordonnée à. la surface ivs parties qui doivent être maintenues.
Lorsqu'une partie a besoin d'être soutenue plus que les parties environnantes, M. le docteur Gariel conseille d'ajouter une pelote à air de volume et de forme variables, et qui s'insuffle à volonté.
Dans les cas de hernie ombilicale, cette pelote est ronde en général; elle est oblongue dans les cas d'éeartement de la ligne blanche ; elle a la forme d'un croissant dans les cas de déplacement de l'utérus. (Voyez fig. 39.)
Ces pelotes peuvent, du reste, être adaptées à toute espèce de ceintures en étoffes.
§ 8. Ceinture ombilicale avec pelote à air fixe pour enfants nouveautés (G).
Spécialement recommandée, si l'on veut éviter le développement ultérieur de la hernie rudimentaire que porto la généralité des enfants nouveau-nés au niveau de la ligature du cordon ombilical. " ' y
§ 9. Ceinture anti-rhumatismale.
Cette ceinture, d'une application facile, est mise en usage avec le succès le plus inccnfest.'ible parles personnes :ifiè<'fêcs ■ de lumbago, de douleurs lomkiires cl ironiques, de pariilvsic commençante des extrémités inférieures, etc. Son action Uié- , rapeutique, qui se. manifeste dans les premiers jours et souvent dans les premières heures de son emploi, est due, en grande partie, aux. propriétés électriques du caoutchouc vul-
lOi PREMIÈRE PRRTIE.
Appliquée sur le bas-ventre dans le cas de catarrhe vésical, névralgies intestinales, etc., elle n'apporte pas moins de soulagement en soustrayant cette partie au contact de l'air. § 10. Ceinture pdrinéale (G).
Destinée aux personnes affectées de déchirure de-4a cloison recto-vaginale, en même temps que d'abaissement des ornants contenus dans le petit bassin- La partie comprise entre la lettrée, fig. 39, et la lettre e est un plancher de caoutchouc vulcanise, remplaçant la cloison recto- vaginale détruite. — b,b,b,b, prolongements tubulaires (voyez sous-cuisscs) qui fixent -l'appareil à une ceinture Irypogastrique, à un bandage de corps ou même au corset de la malade. — e, pelote-pessaire communiquant avec la pelote insuitlatcur d, au moyen du tube e, qui traverse le plancher ci-dessus décrit [voyez, pour la complète intelligence de cet appareil, le mot Pessaire à réservoir d'air). ,
Cette ceinture est facilement mise en place par la malade elle-même.
La ceinture périnéale avec, pelote appropriée maintient exactement les prolapsus du rectum.
§ 11. Clysoir de poche et de voyage.
Cet appareil, qui, lorsqu'il est vide, se roule sur lui-même, et tient dans une boite de 6 centiin. sur 10, peut contenir 200, 300 et jusqu'à 500 grammes d'eau; il a la simplicité du clysoir sans avoir les inconvénients qu'on a toujours rc-
Srocbés à ce dernier appareil, — emploi difficile, effusion 'eau inévitable par la partie supérieure, absence de solidité, etc.
Manière de se servir du clysoir de poche et de voyage : Après avoir dévissé le tube c (fig. 40), on remplit d'eau le réservoir a, en versant l'eau par l'entonnoir b; on replace le tubec, et il suffit de presser entre les deux mains le réservoir a, pour que le liquide s'échappe avec force par la
Cette pression, convenablement exercée du fond du réservoir a vers le col i, peut déterminer facilement un jet de 2 métrés.
Cet appareil, exempt de mécanisme, n'est jamais sujet a se déranger.
§ 12. Compresseur du sein (G).
Appareil destiné à exercer sur les seins engorgés ou affectés de glandes une compression graduée à Yolonté. [Voyez fig. 41.)