‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 18 sur 85 · COUSSINETS · texte numérisé non relu

COUSSINETS

Ce compresseur est de forme et de diamètre très-variables. — Il est rond et présente une ouverture médiane pour le passage du mamelon, comme dans le dessin ci-joint, lorsque sa compression doit porter sur la totalité delà glande; il peut être, suivant les cas, ovalaire, 'elliptique, scmilunaire, etc. , -

Dans les cas oïl la glande du sein, doulcnrense Ma pression, ne doit pas être comprimée par les vêtements, cet appareil, légèrement modifié, trouve encore son application ; l'ouverture médiane doit alors être modelée sur la glande du sein qui s'y engage, et, l'appareil étant insuftié, la compression n'a lieu que sur les parties saines et non douloureuses : de cette façon, la glande est isolée de tout contact et de tout frottement.

§ 13. Coussinets 1 er modèle (G).

Destinés à- remplacer les coussinets de balle d'avoine, employés jusqu'ici dans le traitement des fractures.

Ces coussinets, dont les parois sont en caoutchouc vulcanisé, présentent une cavité plus ou moins dilatable par l'insufflation : ils affectent exactement la forme des coussinets de balle d'avoine, dont ils n'ont pas la raideur, et sont terminés, à l'une de leurs extrémités, par un col muni d'un bouchon ou d'un robinet , ou qui peut donner naissance a. un tube plus ou moins long, pour faciliter l'insufflation en place.

Ils peuvent avoir quelques centim. seulement de longueur (coussinet inter-osseux), ou dépasser la hauteur du membre inférieur (coussinet externe pour la fracture du fémur), en passant par tous les degrés intermédiaires.

Leurs avantages sont incontestables î

1° Us se moulent exactement sur les parties qu'ils ont mission de maintenir, et ne donnent jamais lieu aux escarres que produit si souvent la pression prolongée des coussinets de balle d'avoine ;

2° Us entretiennent une très-grande fraîcheur autour du sièire de la fracture ;

3° Lorsque le malade souffre, soit parce que l'appareil est trop serré, soit parce que le membre fracturé s'est tuméfié après le pansement, on peut, sans lever l'appareil, le soulager immédiatement, et avant l'arrivée du chirurgien, en donnant issue à une quantité d'air déterminée ; il sutïit, pour obtenir ce résultat, de tourner le robinet que présente le col de l'appareil; bien entendu qu'il ne faut retirer d'air que la quantité nécessaire pour faire cesser les accidents ;

4° Lorsqu'ils sont tachés de sang on de pus, on enlève tonte souillure en épongeant légèrement leur .surface, et sans qu'il soit besoin de changer l'appareil ;

Ces coussinets, très-résistants et très-volumineux lorsqu'ils sont insufflés, sont très-souples et de très-petit volume lorsqu'ils sont vides d'air.

Ils peuvent servir un nombre indéterminé de fois. (Voyez

fis- é.)

§ 14. Coussinets 2 e modèle (G).

Ils diffèrent des précédents en ce qu'une de leurs parois est solide par l'addition d'une planchette de chéne, qui sert elle-même d'attelle. (Voyez fig. 43.)

En joignant ensemble, au moyen de charnières, trois de ces coussinets ainsi munis d'attelles, on a un appareil complet de fracture, qui rend tout autre objet de pansement inutile : le membre est placé sans peine dans l'appareil non insufflé, et c'est l'insufflation, qui détermine l'immobilité, et rend tout déplacement impossible. (Voyez fig. 44.)

Le même appareil, non insufflé, est replié sur lui-môme. {Voyez fig. 45.)

Lorsqu'il y a indication de maintenir un degré de température uniforme au membre fracturé, l'on se sert de coussi- ! nets à deux tubes, au moyen desquels on établit un courant d'eau chaude ou froide, selon l'indication. (Voyez flg. 46, 47 et les mots ; Bonnet à glace et Irrïgaleurs.)

§ 15. Coussins (G).

Les coussins en caoutchouc vulcanisé présentent une sur- j face lisse et tomenteuse sur laquelle., dans l'état d'insufflation, les parties malades reposent mollement; Us. diffèrent de tout point des coussins en tissu caoutchouté, dont la surface rigide est plutôt propre à développer qu'à guérir les escarres, les ulcérations que fait naître tout contact prolongé.

Ces coussins sont de volume très-variable; ils peuvent avoir quelques centimètres de diamètre ou présenter une surface considérable; ils peuvent être ronds, ovales, carrés, semilunaires, etc. (Voyez fig. 48.)

Quel que soit d'ailleurs leur volume, ils sont, en général, percés d'une ouverture à luur centre, disposition très-avantageuse :

1° Dans les cas d'ulcérations du sacrum à la suite des maladies chroniques; 2° Dans les cas d'excoria'.-ons du coude et du talon, corn- .

COUSSINS A COMPARTIMENTS. 107 plication si fréquente cliez les malades qui restent longtemps couchés sur le dos; '3° Dans les cas d'inflammation à l'oreille, de névralgie dentaire, cas dans lesquels Je contact' de l'oreiller cause une .douleur insupportable, etc.

Tous ces coussins communiquent une très-grande fraîcheur aux parties avec lesquelles ils sont en contact, avantage précieux-dans tous les cas que nous venons d'indiquer, mais surtout dans les cas de fièvre cérébrale, où il est si important de garantir la tète de la chaleur. On dispose le coussin en guise d'oreiller, et l'on place la tète du malade dans l'ouverture médiane où elle se trouve comme enchâssée; de cette façon, la moitié postérieure de la tète, en contact avec le coussin de caoutchouc insufflé, se trouve constamment fraîche. {Voyez iig. 49.) On obtient le même résultat sur la partie antérieure par l'addition du bonnet ou de la vessie à glace (fig. 36).

Enfin, il est une maladie dans laquelle l'application d'un coussin de caoutchouc a déjà rendu de grands services. Nous voulons parler des glandes du sein, maladie si douloureuse au contact des vêtements et dont ce contact prolongé hâte si souvent la terminaison funeste. L'ouverture médiane du coussin doit avoir la forme exacte de la glande, de façon que le coussin insufllé ne porte que sur les parties saines et reçoive seul l'impression du contact des vêtements. Rien n'empêche, d'ailleurs, de faire, comme d'ordinaire, les pansements sur la glande malade. (Voyez fig. 50.)

Les coussins en caoutchouc vulcanisé peuvent être garnis de rebords, également insufflablcs, destinés à empêcher ledéplacement latéral des parties qui doivent être maintenues immobiles. Lit ligure 51 représente un coussin à reboFds pour l'avant-bras et la main.

Ces coussins, garnis ou non de rebords, rendent supportable, dans le traitement des fractures, l'emploi du double plan incliné jusqu'ici si douloureux,

§ 16. Coussins à compartiments (G).

Ces coussins, de forme et de volume appropriés à leur destination , ont pour but d'isoler de tout contact, les unes après les autres, toutes les parties d'un membre atteint de vastes brûlures, de phlegmon diffus, d'eilgorgement , de gangrène, etc., lorsque la pression continue sur un matelas ou un coussin de balle d'avoine augmente les souffrances, inhérentes à la maladie elle-même.

Ils sont composes d'un nombre indétermme de coussinets

à fracture, joîrrts les uns aux autres de manière à, constituer

un seul appareil.

On dispose cet appareil, insufflé préalablement, sous le membre douloureux, qu'il soutient déjà plus exactement qu'un coussin ordinaire, quoique avec moins de poiuts de contact.

La figure 52 représente un coussin à sept compartiments, destiné au membre inférieur.

Supposons maintenant qu'une partie du membre devienne le siège d'une vive douleur, soit par la continuité de la pression, soit par toute autre cause, il sullit de donner issue à l'air du coussinet situé sous cette partie, pour que le contact cesse à l'instant, sans que pour cela le membre soit moins bien soutenu. Lorsque la partie est reposée et que la douleur a cédé, on réinsuffle ce coussinet, et l'on fait successivement la même opération sur tous les autres coussinets, de façon que, dans les vingt-quatre heures, chaque partie du membre correspondante à chaque coussinet a pu rester pondant plusieurs heures isolée de tout contact.'

La ligure 53 représente le mémo coussin à compartiments vu de profil, dont les coussinets %, i et 6 sont en même temps vides d'air.

§ 17. .Extension et contre-extension continues [Appareils à) •pour le traitement de la fracture du coi du fémur (G).

Cet appareil se compose de deux pièces :

Première pièce. Sorte d'étrier en forme de sac circulaire, embrassant le cou-de-pied et découpé de telle manière que, lorsqu'on l'insuffle, il se trouve transformé en un coussin exactement moulé sur le membre, louchant celui-ci par tous lespoinis de sa surface, et, par conséquent, n'exerçant sur aucun d'eux de pression trop fur le, capable du devenir dangereuse. Cette pression est rendue plus douce encore par l'application sous l'é trier et sur le pied d'une bande de caoutchouc qui a le double avantage d'empècher le gonflement du pied et de s'opposer à la compression immédiate de l'étrier.

Quant à la traction, elle s'opère au moyen de deux prolongements de rétrier, cordons résistants, quoique flexibles et surtout éminemment rélractiks, s'iilloiigcant autant qu'il est nécessaire ians rien perdre de leur faculté de revenir sur eux-mêmes, et assurant ainsi- à la traction une continuité et une exactitude parfaites.

C'est l'agent d'extension. ,

Deuxième pièce. Lacs contre-extenseur : lul)o <Je 1 mèlra

cEKouiLtÈitÉ snrrtfc.' 109 environ de longueur, présentant à sa partie moyenne un renflement destiné à opérer la pression sur une plus large surface. Ce renflement doit être placé dans l'aine du côté de la fracture et s'étendre jusqu'au delà du périnée. C'est l'agent de contre-extension.

Cet appareil est exempt des inconvénients reprochés aui appareils à extension continue. Son application est facile, sa, pression sur les parties éminemment douce, quoique supérieure en énergie à la pression obtenue jusqu'ici au moyen des autres appareils ; enfin, l'extension se fait directement dans l'axe du membre.

Le môme système de traction est employé avec avantage dans les fractures de la cuisse et de la jambe lorsque les fragments sont sujets au déplacement, dans les cas de fausse ankylose, de rétraction des muscles fléchisseurs de la cuisse, etc., dans certains cas do difformités, déviations, pieds-bots, adhérences vicieuses, etc. {Voyez fig. 54.)

S 18. Genouillère simple. — Genouillère à compression a rémittente (G) .

Fig. 55, genouillère simple et constituée par un cylindre en caoutchouc >ulcanis6, modelé sur la configuration du genou, et de largeur suflisante pour couvrir entièrement les surfaces articulaires.

Elle convient surtout dans la convalescence du rhumatisme articulaire aigu, époque à laquelle il est si utile de préserver les parties du froid, et d'y entretenir une douce moiteur, époque à laquelle il est également si utile d'exercer une compression régulière et méthodique pour aider au dégorgement d«s tissus.

Son emploi n'est pas moins bleu indiqué dans les douleurs rhumatismales anciennes : elle a, contre ces douleurs, la même efficacité que la ceinture anti-rhumatismale dans les douleurs lombaires chroniques.

Cette genouillère ne se dilate jamais, mais, lorsqu'au bout je quelques jours d'application elle se trouve trop large par suite du dégonflement des parties, on remplit avec de la ouate 'es vides existants entre l'appareil et la peau.

Lorsqu'il y a complication d'hydartrosc ou de tumeur planche, dans tous les cas, en un mot, où l'indication existe ('exercer une compressiou énergique, il y a avantage à pla- , er sous la genouillère une pelote à air en caoutchouc vuli*.nisé, garnie d'un robinet. [Voyez (ig. 56, 57.) Cette pelote tant vide, la compression produite par la genouillère subîste seule ; lorsqu'elle est insulfléc, comme dans la figure 57,

Caoutchouc. 10

la compression peut augmenter du tiers, de -la moitié et 'même plus; mais elle 'no peut jamais devenir douloureuse ou dangereuse, parce qu'en évacuant l'air, on .peut a tout moment la lairu diminuer ou même la faire cesser entièrement, de façon qu'il ne reste plus que Ja compression produite par la genouillère elle-même, comme dans la figure précédente.

La pelote doit être oblouguc pour se mouler sur la forai "de la capsule synoviale; chez lus personnes dont la rotuï< est trcs-saillanle, die doit. présenter une ouverture médiane"; cette disposition a pour but d'éviter l'excès de compression que peut déterminer cette saillie.

On' ne peut se faire une idée des résultats obtenus dans les engorgements des tissus, dans les abcès froids, dans Iùs tumeurs ganglionnaires, dans les tumeurs variqueuses, antwisitiales. dans lus kislus synoviaux, etc., par ce système dt compression vingt fois exagérée, vingt fois diminuée dans.la même journée, s uis qu'il soif nécessaire d'enlever l'appareil. .(Compression rémittente de M. le docteur Gariel. Voir poiu plus de détails l'article Pelotes à compression rémittente.}

Il est inutile d'ajouter que la compression rémittente esl applicable sur toute la surface du corps.

§ 19. Genouillère orthopédique (G).

Bemi-oyiindre, sorte de carapace qui ombrasse exactement la partie antérieure du genou, et qui présente de chaqu» .côte trois anneaux pour fixer l'appareil sur un plan en boi> garni d'un coussin ou caoutchouc vulcanisé.

Sous la carapace, la pelote à air, décrite dans l'article pré cèdent (non insufflé dans la figure 58).

la genouillère orthopédique doit être employée surtou dans le cas de fausse ankylose, de rétraction des muscle fléchisseurs de fa cuisse, etc. ;' elle agit par deux moyen puissants de redressement : 1° la traction produite par so lues .passes dans les anneaux; 2° la compression déterminé par l'insufflation de la pelote à air.

§ 20. Hénorrhdidal {Coussin) (G).

Cet appareil, nullement gênant pour le malade, exerc sur les hémorroïdes externes une compression salutaire qi les empêche de se développer et de devenir douloureuses.

Il n'est pas moins efficace pour prévenir la sortie des ht morrhoïdes internes.

Par une combinaison très-simple et toute nouvelle, le cou;

&YDHOPHCIIBS. Ht

sin hémorrhoïdal proportionne la compression à la saillie,

Variable chaque jour, des bourrelets hémorrhoïdaux.

H se compose 1° d'un plancher de. caoutchouc vulcanisé .f; semblable à celui décrit à l'article Ceinture périnéale (fig. 39), et garni comme celui-ci de sous-cuisses tubulaires en caoutchouc -vulcanisé qui viennent s'attacher à une ceintur» livi>uL r a>ti'ique ;

2" ït'une pelote conique en caoutchouc vulcanisé, e, (fig. 59), ayant environ 3 centim. de hauteur (c'est la pelote compressée) ;

3° De quatre ou cinq anneaux en caoutchouc TOleanisé, a, a } a } a, do 4 millim. environ de hauteur, dont l'ouverture médiane représente exactement la configuration ds la pelote compressive c; ils dépassent de tous côtés cette pelote d'un centim. euviron.

0" comprend l'importance de ces anneaux sur la variabilité facultative de la compression; lorsque l'on veut que cette compression soit considérable, on enlève tous- les anneaux, et la pelote compressive, ayant sa hauteur intégrale , peut refouler les hémorrhoïdes jusqu'à l'intérieur d& l'anus; si, au contraire, l'on veut que la compression soitdiminuée, on ajoute un, deux, trois ou quatre anneaux, suivant l'indication. Lorsque les cinq anneaux sont en placey l'extrémité seulement de la peiole compressive fait saillie, et la compression est presque nulle.

§ 21. Hydrophores de ?>f. le docteur Fourcault, membr'ê ( de l'Académie de médecine.

Ces appapeils hygiéniques ont été inventés pour- administrer des baius généraux ou locaux, des douches, des irrigations , à diverses températures, sans que l'eau soit en contact avec lapeau; de cotte manière on applique la chaleur secheou le froid anhydre dans tous les cas où l'humidité viendrait neutraliser les bons effets delà chaleur ou du froid: ainsi, dans les engorgements lymphatiques, scrofuleux, dans lus tumeurs iudolentes, qui résistent aux résolutifs, aux fondants, aux préparations iodurées, les hydrophores de M. Fourcault, en portant une chaleur sèche très-élcvée sur les parties malades, remplacent merveilleusement les cataplasmes dont ils prennent toutes les formes, et opèrent rapidement, te plus souvent seuls, la résolution de ces fumeurs.

Les hydrophores sont, comme les coussins à air, constitués par deux parois formées avec do caoutchouc vulcanisé : l'eau ut introduite dans leur intérieur par une petite ouverture

112 première partis*

bouchée comme il a été dit plus haut (voyez Coussins à air), et elle est renouvelée suivant les indications, de manière à entretenir constamment sur la partie malade ou un froid très-intense, ou une chaleur très-élevée et sèche, propres à exciter les fonctions de la peau, à modifier profondément la température et la circulation capillaire dans les tissus sous-jacents.

II est inutile d'ajouter que ces douches, ces irrigations, ces affusions sèches à toutes les températures peuvent être indéfiniment prolongées et s'administrer dans le lit, sur un divan ejggvcc la plus grande facilité.

Les affections du col de l'utérus et du vagin sont traitées avec avantage par Hiydrophore vagineJ, mis en jeu au moyen d'un irrigateur, d'un clysoir, et l'eau froide ou tiède coule continuellement dans les parties de la génération, sans être en contact immédiat avec la membrane muqueuse de ces parties. Ajoutons que la cure des hernies et des tumeurs Blanches peut être obtenue par des douches ayant une température opposée; que dans les vastes brûlures, les fractures comminutives, les irrigations froides, permanentes, d'après ce procédé, sont appelées à rendre de grands services.

Les hydrophores peuvent être appliqués à toutes les parties du corps ; ils prennent une forme appropriée a leur destination, et, suivant les cas, s'appellent hydrophores céphalique, pectoral, abdominal, pelvien, brachial, fémoral, crural , etc., etc.

Indépendamment de ces appareils , on confectionne en tissus imperméables, d'après les indications données par M. le docteur Fourcault, des paletots-sacs dans lesquels on pourra prendre un bain chaud ou un baiu froid, dans une baignoire, dans une rivière, sans que l'eau soit en contact avec la peau. L'action du premier offre les avantages du bain de vapeur sans en avoir tous les inconvénients ; il peut être employé dans le choléra asiatique, dans les fièvres périodiques, éruptives, et enfin dans tous les cas où l'action de l'humidité est une coutrc-indication ; un peignoir de flanelle ou de coton absorbe la sueur.

Enfin, on confectionne, avec le même tissu, des pantalons à pied , munis de bretelles élastiques , pour administrer des demi-bains chauds, tièdes ou froids, d'après le même procédé et dans le but d'obtenir une sédation, une réaction, une sudation.

§22. Insufflateur à main (G).

Instrument au, moyeu duquel se fait l'introduction de l'air

IRMGATEÏÏU VAGINAL A JET COSTOII. J13 dans les appareils en caoutchouc vulcanisé, notamment dans les pelotes a tamponnement (voyez fig. 60), dans les suppositoires dilatateurs, dans les pessaires à réservoir d'air.

L 'insufflateur est en général pyriforme ; il se termine par un col plus ou moins long, qui, dans quelques cas, donna naissance à un tube de '20 à 30 centim., pour faciliter l'insufflation (voyez Pessaires à réservoir d'air). Son volume est calculé sur le volume de l'appareil à .insuffler: dans tous les cas il doit étro contenu facilement dans la paume de la main : dans l'état de vacuité, ses parois se rapprochent, et il peut être roulé sur lui-même ; il diffère essentiellement des insufflateurs en caoutchouc connus jusqu'ici , instruments volumineux et dura à manier à cause de l'épaisseur de leurs parois.

Lorsqu'on se -sert de cet insufflateur, il faut avoir soia de presser sur sa grosse extrémité plus fort que sur sa petit? extrémité ou sur son col, afin que l'air contenu dans sa cavité soit toujours dirigé Vers le robinet.

L'insiifilateur peut, dans un grand nombre de cas, fitre utilisé comme appareil compresseur.

§ 23. insufflateur pédale (G). ' • C'est le môme instrument dont chaque paroi est recouverte par une plaque de bois; il fonctionne au moyen du pied et doit être réserve aux cas dans lesquels les deux mains du chirurgien sont occupées a l'application de l'appareil luimême.

§ 24. Irrigaietir vaginal à jet continu de M. le docteur Maisonncuve, chirurgien de l'hôpital Cochin.

But et avantages de l'instrument.

Les irrigations vaginales continues sont depuis longtemps considérées par les praticiens comme un dos plus puissants moyens euratifs dans les nombreuses maladies des femmes. L'usage en était toutefois restreint aux maladies les plus graves, à cause des nombreux inconvénients do détail que présentait leur mode d'application. C'est ainsi que pour les pratiquer les malades étaient obligées de se mettre dans un. bain, ou de se tenir sur un bidet dans une position fatigante et nuisible, ou bien de se servir d'instruments dont l'introduction toujours difficile et souvent douloureuse exigeait l'intervention du médecin.

Avec l'irrigateur de M. le docteur Maisonneuve , ces inconvénients û'eiiatent tmt les malades peuvent faire, leurs

irrigations dans leur lit , sur un canapé ou sur une chaise longue , sans qu'il puisse se répandre une goutte de liquide. Si elles sont habillées, elles n'ont pas besoin de rien déranger a leur toilette; enfin elles peuvent les exécuter seules sans le secours de personne.

Grâce à ce perfectionnement, les irrigations vaginales continues sont appelées à rendre les plus grands services nonseulement dans les maladies , mais encore dans la toilette des daines où elles remplacent les injections avec avantage. Description.

L'irrigateur vaginal , très-compliqué à. la première vue , est d'un mécanisme excessivement simple.

Il est constitué par un cylindre a , fig. 61 , centre commun auquel viennent aboutir trois tubes en caoutchouc vulcanisé.

Le premier de ces tubes 6 est destiné à amener l'eau des injections jusqu'au point c du cylindre, formant tête d'arrosoir; il présente un robinet dans'un. point de sou étendue et un entonnoir à son extrémité libre.

Le second de ces tubes d qui commencent au point e, reçoit l'eau qui a servi à l'injection et la verse dans un réservoir inférieur. . ,

Pour bien faire comprendre l'emploi du troisième tube/", il faut décrire avec quelques détails le cylindre a et l'enveloppe dont il est garni.

Ce cylindre, d'un diamètre 'de quinze millimètres, est recouvert d'une ampoule en caoutchouc vulcanisé qui ne change rien à ses proportions dans l'état de vacuité, mais qui , par l'insufflation , peut acquérir un volume considérable, ainsi que le représente la figure 62. ,

L'insufflation se pratique au moyen de l'insufflateur eu caoutchouc vulcanisé g; le robinet h a pour but de maintenir l'air, soit dans l'ampoule, soit dans 1 insufflateur, suivant que l'appareil est ou n'est pas eu place.

Par cette disposition de dilatabilité et de retrait facultatifs de l'ampoule, en caoutchouc vulcanisé, le cylindre s'introduit avec la plus grande facilité (tï y a 15 millimètres de diamètre), fig. 61 ; une fois placé, il peut acquérir un diamètre 6 à 7 centimètres, fig. 6'2, et reprendre son premier volume au moment du retrait.

Nous avons dûj;i dit, au commencement de cet article, qu'au moyen de cet appareil, les injections pouvaient être pratiquées dans la position la plus commode, sans qu'il puisse se répandre une goutte de liquide. Ajoutons que ces injections peuvent être laites plusieurs heures de suite sans fatigue pour

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