‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 19 sur 85 · MÈCHE CREUSE · texte numérisé non relu

MÈCHE CREUSE

la malade, considération qui permettra de 168 employer dans une foule de cas où elles n'étaient pas praticables jusqu'ici.

Manière de se servir de l'instrument.

1° Préparation des accessoires. — Un réservoir i, rempli de l'eau d'irrigation, est disposé à la hauteur ô'un demimètre environ au-dessus du lit de la malade ; un second seau j vide est placé par terre auprès du lit. *

2° Préparation de l'instrument. — Expulsez l'air de Tarnpoule eu caoutchouc vulcanisé en comprimant celle-ci avec la inain. Quand l'ampoule est vide, fermez le robinet h du tuyau insufflateur. Prenez dans la main gauche le cylindre et Tentonnoiik Ouvrez le robinet du tuyau d'arrivée. Versez ensuite de l'eau dans l'entonnoir jusqu'à ce qu'elle sorte par \a. tète d'arrogpir du -Cylindre, fermez le robinet. Plongez l'entonnoir {siphon) dans le seau qui contient l'eau d'irrigation. Assurez-vous, en ouvrant le robinet du tuyau d'arrivée, que l'instrument fonctionne bien. Trempez ensuite le cylindre et son ampoule dans de l'eau pure on, mieux encore, dans une décoction de guimauve ou de graine de lin pour faciliter son introduction.

3° Introduction de l'instrument. — La malade étant couchée sur le dos, introduit elle-même le cylindre garni de son ampoule vide d'air. Il ne faut pas craindre de pousser le cylindre profondément. Le tuyau de départ est ensuite dirigé dans le seau inférieur, où le maintient le plomb fixé a son extrémité libre. Ceci étant fait, on gonfle Tamponle en pressant sur le réservoir d'air, après avoir ouvert le robinet du tuyau insufllateur que l'on ferme ensuite' pour maintenir l'ampoule distendue; il ne reste plus alors qu'à-ouvrir le robiifet du grand tuyau d'arrivée; l'eau coule, remplit le vagin, et, trouvant un obstacle à sa sortie dans l'ampoule distendue, sort par le tuyau de départ et tombe dans le seau inférieur.

Lorsqu'au lieu d'une cuvette ou d'un seau on emploie une fontaine d'office en guise de réservoir supérieur (fig. 63), on supprime l'entonnoir en cristal, et l'on adapte directement l'extrémité du tube en caoutchouc vulcanisé au robinet de la fontaine.

, L'appareil complet est renfermé dans une boite élégante, fermant à clef.

g 25. Mèche creuse (G).

Instrument destiné a faciliter l'écoulement du pus dans les cas de suppuration profonde.

lié PREMIÈRE PARTIE.

C'est un tube de Jetit diamètre un caoutchouc vulcanisé, de longueur variable, ouvert à ses deux extrémités. 1 II doit être introduit jusqu'au centre du foyer suppuratif.

Lorsque ce. foyer est très-profond, et que les parois de la mèche creuse ne présentent pas assez de soutien pour l'y faire parvenir seule, on fait à sou extrémité, qui doit être introduite la première, un repli de 2 à 3 millimètres, dans lequel on engage l'extrémité d'un stylet boutonné. Lorsque la mèche" creuse, ainsi soutenue, est arrivée à destination, le stylet boutonné est retiré, et l'on fixe l'instrument aux bords de la plaie au moyen d'un iil et d'une bandelette de sparadrap. (Voyez ftg. 64.)

Lorsque le foyer a une grande étendue, il peut être utile de faire quelques trous le loug de la mèchq creuse, ainsi que eela est indiqué en pointillé sur le dessin, fig. 65.

Les conséquences do l'emploi de la mèche creuse sont faciles à prévoir. — Le pus, au lieu do séjourner dans le foyer et d'y prendre un mauvais caractère , s'écoule continuellement par la mèche qui lui sert pour ainsi dire de canal, et il n'est pas rare de voir une suppuration fétide et do mauvaise nature changer subitement d'aspect du -jour au lendemain, et des malade^ qui ne pouvaient parvenir à guérison malgré les pansements les plus méthodiques, guérir en quelques jours par le seul emploi de la mèche creuse. Ces faits ont surtout été observés en grand nombre dans le service de M. le docteur Chassaignac , chirurgien de l'hôpital Saint- Antoine. (Il est bien entendu qu'il ne s'agit pas ici des cas dans lesquels la suppuration est causée par une maladie organique, carie, etc.)

§ 2G. Obturateur (G).

Appareil composé de trois plaques do caoutchouc vulcanisé superposées et soudées ensemble.

La plaque du milieu a doit avoir la forme exacte de la perforation palatine (moulée avec la cire). La plaque supérieure è doit dépasser celle-ci d'un millimètre, pour arebouter sur le plancher des fosses nasales ; la plaque intérieure, d'un centimètre environ, pour augmenter les poiuts de contact avec la voûte palatiue, et supprimer entièrement la possibilité du courant d'air entre les foïses nasales et la bouche.

Cet obturateur, qui représente assez bien la disposition des boulons de chemise, se place et se retire avec la plus grandi! facilité. Il est applicable, dans tous les cas, avec les modifications nécessitées par la position, la forme et le diamètre ■ do k perforation palatine, (Voyez fig. 66.)

Page 1