RESSORTS EN CAOUTCHOUC SULFURÉ
§ 46. Bandagei élasiiquès anglais.
Ces bandages sont faits en tissus de coton, soie ou flanelle, sur trame de fil de caoutchouc vulcanisé.
Jamais ils ne se resserrent , jamais ils ne se relâchent; leur élasticité est complètement régulière.
Suivant les cas dans lesquels ils doivent être appliqués, on peut leur donner une plus ou moins grande résistance, de, manière à ce qu'ils déterminent une plus ou moins grand'0 compression ; (en général, la compression pour les œdèmes ét les engorgements doit être plus forte.)
Ils ont moins d'un millira. d'épaisseur et sont inappréciables sous les vêtements.
Ils se lavent aussi facilement que le linge.
i. Bas, guêlres, cuissards pour varices, engorgements des extrémités inférieures, etc.
i. Bandages de corps; ils maintiennent, sans déplacement, les cautères et vésicatoires sur la poitrine, sans empêcher la respiration de s'exécuter librement.
3. Ceintures ombilicales hypogaslriçues, arec ou sanspfr> lôtës à air. (Hernies ombilicales, grossesse, suites de couches, déplacements de l'utérus, etc.)
i '% GéttoùilUres. — (Hydarthroses, tumeurs blanches, douleurs, etc.). Les fig, 93, 94, 95, 96, représentent ces divers bandages.
| 57. fig. 57. Suspensoirs (nouveau modèle sans sous» cuisses}.
Ressorts en caoutchouc sulfuré pour les tampons ifel véhicules sur chemins de fer, par MM. Fuller et de BebCd*.
43, § 1, L'application du caoutchouc à l'industrie de l'exploitation des chemins de fer est une question qui a sérieusement occupé depuis quelque temps les ingénieurs et les constructeurs. Cette matière, qui possède à un haut degré de précieuses propriétés, telle que la flexibilité et l'élas ticitô jointes à de la ténacité et une grande force de résistance sous une pression considérable, présentait des applications variées, trop importantes et trop naturelles dans la mécanique pour qu'elles aient pu échapper aux constructeurs. Mais d'un côté sa tendance à devenir dure et rigide lorsqu'elle se trouve, exposée à ua froid rigoureux, et do l'autre à se ramollir e'j à. passer à l'état poisseux sous l'influence de la ehaleurj étaient mitant de circonstances sérieuses qui ont du jusqu'à présent limiter beaucoup ces applications.
Caoutchouc. 1%
L'emploi du caoutchouc aux grandes constructions mécaniques était donc encore très-borné lorsqu'on a fait connaître un procédé de préparation dit de vulcanisation qui a fait acquérir tout-a^foup à cette matière une importance et une valeur qu'elle n'avait pas auparavant et qui probablement conduiront à en faire des applications fort Étendues dans cette branche des arts techniques et dans plusieurs autres gen-
e ~Le procédé en question, bien connu aujourd'hui et dont on est redevable à M. Hancock, consiste principalement à mélanger le soufre et quelques autres ingrédients au caoutchouc à une haute température ; mélange au moyen duquel on obtient une élasticité parfaite sans avoir à craindre de voir ensuite le caoutchouc affecté par la chaleur ou lés abaissements de température extrême qui régnent dans nos cli-
™MM. Fullcr et de Bergue se sont proposé d'appliquer ce caoutchouc sulfuré à la construction des tampons et autres ressorts de véhicules pour chemins de fer, et voici comment ils ont procédé à cette application.
S 2. Au lieu de ressorts d'acier semblables à ceux qu'on a employés jusqu'à présent, MM. Fuller et de Bergue se servent d'une série de rondelles ou disques de caoutchouc de divers diamètres, depuis 10 jusqu'à 15 centim., suivant la position et la force requises, et depuis 2 l/2jusqu'à5 centim. d'épaisseur. Ces rondelles ou disques de caoutchouc sulfuré sont placés sur la tige de tampon qui passe par leur centre nt sont séparés entre eux par des feuilles minces de tùle de 1er ou de laiton; chacune de ces feuilles de tôle est pourvue d'un collier conique qui sert à maintenir le caoutchouc fermement à sa place, et en même temps permet une expansion ou une contraction libre sans qu'il y ait contact avec la tige centrale.
Les avantages de l'emploi du caoutchouc sulfuré sur celui de l'acier sont nombreux et remarquables.
En premier lieu le poids des ressorts est à peine la dixième partie de celui des ressorts en acier; on peut les placer dans un point quelconque du véhicule, et l'économie de poids sur un convoi nombreux , économie qui ne s'élève pas alors à moins de plusieurs tonneaux, ménage dans le même rappart la force de traction et la voie contre l'usure et les détériorations. ... . .
En second lieu les ressorts sont d'une simplicité extrême, et il est impossible qu'ils se détériorent ou se brisent lors (i'uae collision.