H APPORT SUR LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC
en recouvrant l'une des surfaces ou toutes deux avec du caoutchouc vulcanisé, combinant avec des matières colorantes, laissant les fibres des tissus ou des matières filamenteuses à nu, ete:
Rapport fait par M. Jacquelain, à la Société d'Encourager ment, au nom des comités des arts chimiques et des arts économiques réunis, sur la fabrication des produits eti caoutchouc de M- Fritz-Soluer.
48. § î. La Société se rappelle que, en 1830 et 1834, les, comités des arts chimiques et mécaniques lui ont présenté deux rapports sur l'industrie du caoutchouc. Le premier à été rédigé par Labarraque, pharmacien distingué , lauréat de votre Société, avant d'appartenir à son conseil, et praticien habile dans la science de l'hygiène. Ce travail rendait compte, avec uriediscrétionhonorablement'motivée,delafabncation des étoffes doubles, maintenues adhérentes entrq elles et devenues imperméables à la faveur d'une dissolution, de caoutchouc. Ces étoffes avaient été présentées par MM. Gnjbal etlûttier, auxquels on doit l'importation de cette industrie.
Le deuxième rapport, relatif aux tissus élastiques de MM. Guibal et Rallier, faisait connaître les manipulations par lesquelles devait passer le fll du caoutchouc pour être revêtu de coton, de laine ou de soie, et être ensuite livré au métiej; à' tisser, afin d'en former divers objets , tels que sangles, ceintures, bretelles et jarretières. Ce deuxième rapport a été présenté par Louis-Benjamin Francœur, homme dontle tablent élevé fut toujours empreint de bienfaisance et d'équité.
Dix-neuf années se sont à peine écoulées depuis cette dernière époque, et déjà on a vu surgir, principalement en Amérique, en Angleterre et en France, de nombreux inventeurs' dont les recherches persévérantes ont fait du caoutchouc," diversement préparé, une des plus intéressantes et des plus curieures matières que le règne végétal nous ait produites.
Les applications du caoutchouc s'étant donc multipliées, avec rapidité, votre rapporteur a dû parcourir tous les brevets anglais et français délivrés jusqu'en 18i2, afin de mettre votre comité en mesure de formuler une opinion incontestable sur les procédés de fabrication et les produits que, M. Sollier a soumis au jugement de votre Société.
En conséquence, nous aurons donc l'honneur de vous décrire cette industrie telle que M. Sollier la pratiquait à. son uçine de Surcn.es, près Paris, vendue en 1852 h MM. Guibal,
rue Yivienne, puis nous essaierons de mettre en relief les points de cette fabrication qui méritent, par leur importance, d'etie signalés à votre attention.
§ 2. Le travail général du caoutchouc, auquel ont assisté les membres des comités des arts économiques et des arts chimiques réunis, comprend quatre fabrications principales autour desquelles viennent se grouper tous les produits variés, livrés actuellement au commerce.
Nous avons donc à vous entretenir successivement : 1° de la fabrication des étoffes rendues imperméables à l'aide du caoutchouc.
2° pe la fabrication des feuilles de caoutchouc pur volcanisées (1) au bain de soufre.
3° De la fabrication des feuilles de caoutchouc sulfurées par incorporation et volcanisées en vase clos.
4° De la production du caoutchouc en feuilles à la fois sulfurées et colorées par incorporation ; puis volcanisées en Yase clos.
5° Enfin, de la composition du vernis au caoutchouc.
Pâte de caoutchouc épurée. — Examinons d'abord la préparation de la matière épurée, désignée sous le nom de -pâte de caoutchouc, et de laquelle dérivent tous les autres produits.
§ 3. Que le caoutchouc nous arrive des Indes , de la Guyane ou du Brésil, il est indispensable de lui faire subir les opérations du découpage et du laminage en présence d'un fitet d'eau, afin de le débarrasser de la majeure partie des corps étrangers de nature minérale ou végétale qui s'attachent au suc récolté pendant son exposition à l'air.
Si l'on opère sur des blocs de caoutchouc, on commence à les débiter en plaques de 5,millim. d'épaisseur environ, en présentant cette masse perpendiculairement au bord mince et tranchant d'un disque en acier, mû circulairement avec une grande vitesse autour d'un arbre horizontal en fonte. Le filet d'eau qui tombe sur ce disque n'a d'autre effet utile que celui de refroidir constamment le disque, lo caoutchouc et de faciliter l'action du tranchant.
Si le caoutchouc se trouve au contraire, en morceaux amincis déjà comme du gros cuir, on se contente de le laminer plusieurs fois entre des cylindres horizontaux^ animés d'un mouvement de rotation égal et constamment arrosés d'eau froide qui détache et entraîne les matières terreuses.
. (■) Le mpporieur emploie-io mot volcanht pour tulcaniié, ei I] en donna Jei r»Iwnt dan. UDonoie. C nu nuira non f»ii roiortir, pat d'nutrei moiifi, la danser qu'il J a dW rar Hatl les mou tan» aiwuiti DOiolua. (Vojej plu» bai.)
RAPPORT SUR LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC.' ' 149 Le caoutchouc présente alors l'aspect d'une feuillo do papier lacérée ou criblée de trous irréguliers. Cette division accélère l'action des dissolvants sur le caoutchouc, toutefois, après qu'il a subi une dessiccation spontanée à l'air.
§ 4. L'épuration mécanique étant terminée, on introduit 109 kilogram. de caoutchouc et 400 d'essence de térébenthine rectifiée dans des caisses carrées, ayant 80 ccntïm. de côté et faites en bois doublé de tôle fortement étamée. Ori Grosse de temps en temps. Vingt-quatre heures suffisent ordinairement pour que l'essence, en pénétrant le caoutchouc, le désagrège, le gonfle et ramène à l'état de gelée très-consistante.
Cette masse pâteuse est alors placée dans les divers com- , partiments do' paniers en tôle étamée, mais dont le pourtour cylindrique, les bases, ainsi que les diaphragmes sont criblés de trous. On superpose ensuite ces paniers au nombre de. huit, dans une colonne en cuivre, laquelle communique, par le bas, avec le col d'une chaudière, et, par le haut, avec un chapiteau suivi de son serpentin.
Deux réservoirs, l'un rempli d'eau et l'autre d'essence, alimentent la chaudière à mesure que les deux liquides dont elle est chargée d'abord se réduisent en vapeur, et que 'celles-ci se condensent dans le serpentin, après avoir passé et circulé à travers tous»lcs paniers en caoutchouc.
Au bout de deux heures, l'équilibre de température s'est établi dans toute la masse de caoutchouc pâteuse ; par suite, sa fluidité a augmenté, mais -pas assez pour que la matière puisse s'écouler à travers les trous du diaphragme.
Arrivé à ce point, il faut transporter aussitôt la matière dans la boite d'une presse à vermicelle ; au fond de cette bdlte, on place d'avance quatre à cinq toiles métalliques, ayant quelquefois la finesse du n° 100 ; et là, sous l'effort do piston, la pàte^dé caoutchouc, encore chaude, s'écoule purifiée de tous les corps étrangers qui ont été retenus par leS toiles métalliques, tes caisses destinées à l'entrepôt de cette pâte sont carrées, construites en bois, doublées de ferblanc, et présentent une capacité d'environ 80 centimètres cubes.
g 5. Etoffes imperméables. — Lorsqu'on se propose d'imperméabiliser un tissu avec cette pâte de caoutchouc, il suffit do tendre uiie longueur d'étoffe de 33 mètres sur deux tambours en bois, mus par une manivelle; de proportionner l'épaisseur de chaque couche à donner, d'après l'intervalle qui sépare l'étoffe d'une règle transversale en fer que l'on
peut maintenir fixe à toutes les distances et toujours parallèle â l'étoffe.
Ensuite un ouvrier verse directement, ou par une trémie, sa pâte le long de la règle sur l'étoffe, tandis qu'un autre homme, au moyen de la manivelle, déplace l'étoffe en la faisant glisser sous la pàto et la règle dont le bord inférieur, légèrement arrondi et bien droit, étale la matière en couche uniforme et aussi mince qu'il est nécessaire. Une étoffe peu chargée reçoit ordinairement cinq à huit couches; celle qui doit -l'être davantage en reçoit jusqu'à quinze.
Pour réaliser une adhérence parfaite de toutes les couches, pour éviter, en outre, le toucher poisseux et les petites soufflures dues quelquefois à l'air emprisonné; enfin pour que le tissu perde le plus promptement possible l'odeur de l'essence, il est indispensable d'attendre l'entière dessiccation de chacune des couches avant d'appliquer la suivante. Habituellement, il faut dix minutes pour étendre une couche; et dix à quinze minutes pour la sécher.
Si l'on voulait enduire de caoutchouc l'endroit et l'envers d'une étoffe, il faudrait abondamment saupoudrer avec du talc tout le cùte de l'étoffe qui a reçu l'enduit, la retourner sur les tambours et recommencer sur l'envers laméme application de caoutchouc.
Souvent, on doit, préparer deux étoffes réunies et soudées par du caoutchouc. Dans ce cas, il faut appliquer seulement une ou deux couches sur l'une desétotïes; quand la dessiccation est achevée, on la transporte sur un rouleau, on place l'autre étoffe sur les tambours afin de la recouvrir de six à huit couches, et l'on rapproche les surfaces passées au caoutchouc en appliquant l'extrémité de la première pièce sur la seconde.
A mesure que l'on fait tourner ensuite la manivelle, l'étoffe à huit couches se déplace, entraine la première et détermine ainsi la superposition avec un commencement d'adhérence. Afin de rendre cette réunion stable et parfaite, on se contente do passer enfin l'étoffe entre les cylindres d'un laminoir.
g 6. Feuilles de caoutchouc pur. — Nous venons de voir que la fabrication des étoffes imperméables est une opération calquée, sauf de légères modifications, sur la préparation des toiles adhésives de diapalme et de diackylum exécutées depuis longtemps en pharmacie. Suppose/ maintenant, qu'an lieu du faire adhérer du caoutchouc à une étoffe, on se propose d'obtenir une feuille de caoutchouc de 'AQ mètres de long, sur lm.30 de largeur et 1 millim. d'épaisseur ; l'étoffe
IIAPPORT SCIl LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC. 151 alors est remplacée par une toile à tendre, sur laquelle on dépose une ou deux couches de pâte de farine ; dès que l'enduit est. sec, on procède comme par les étoffes imperméables, en observant toutes les précautions déjà mentionnées. ■ Le nombre des couches de caoutchouc s'élève ordinairement à 40 par millim. d'épaisseur. Une couche s'applique en dix minutes, et demande à peu près vingt-cinq minutes pour la dessiccation. La nappe de 30 mètres exigerait donc 24 heures pour se terminer; mais comme la dessiccation des couches se ralentit un peu à mesure que la nappe augmente d'épaisseur, on compte sur 48 heures pour obtenir une feuille de caoutchouc compacte et bien homogène. Observons toutefois, que l'adhérence de la première couche de caoutchouc pour la colle dépite étant moindre que celle du caoutchouc pour lui-môme, il en résulte que la feuille peut se détacher du fond qui la supporte sans la moindre déchirure, surtout quand on humecte légèrement le dessons de la toile sans fin.
Un seul inconvénient se présente, et M. Sollier a su le faire disparaître avec succès. En effet, quelque soin que l'on mette à préparer et à étendre la colle de farine., la surface de la toile ainsi collée présentait des sillons et des aspérités dont 1e caoutchouc recevait l'empreinte par sa surface inférieure, et par suite, la feuille n'était lisse que d'un seul côté. Mais si l'on étend d'abord sur la toile de fond, un mélange de colle, de farine et de mélasse, et que l'on le recouvre ensuite de plusieurs couches avec un mélange de colle-forte et de mélasse, on possède alors un lit toujours souple et d'un beau glacé qui permet d'obtenir des feuilles parfaitement lisses des deux côtés.
Toutes les manipulations que nous venons d'énumérer relativement à la préparation . des feuilles de caoutchouc pur s'appliquent èga\ement soit à la fabrication des feuilles de caoutchouc sulfurées par incorporation, soit à celle des feuilles de caoutchouc à la fois sulfurées et colorées dans leur masse.
g 7. Feuilles de caoutchouc sulfurées et colorées par incorporation. — On comprend qu'il faut dès lors pour les premières mélanger a la pâte simple de caoutchouc, une certaine proportion de soufre; et pour les secondes 3 y introduire en même temps le soufre et les matières colorantes.
L'état de division de la fleur de soufre sert merveilleusement pour celte opération, lorsqu'ou emploie ce corps bien exempt d'acide sulfurique et bien desséché. Quant aux autres matières pulvérulentesj l'absence d'humidité ainsi que
S ténuité de leurs molécules sont autant de conditions inspensables au succès de la fabrication.
Ainsi doric, suivant que la pata à caoutchouc devra êtra grise, blanche, bleue ou rouge, on aura recours seulement au soufre ; ou bien à l'outremer artificiel, au vermillon mélangé de soufra ot d'oxyde de zinc. Mais la consistance gélatineuse de la pâte épurée et sa viscosité n'admettaient pas d'appareil plus efficace que la broyeuse à, cylindres pleins mue par la vapeur pour effectuer le mélange parfait des matières. . ■
Ce dernier travail nécessite une première passa qui dure une heure environ pour un volume de pâte de 60 centrai, cubés, puis une dernière passe qui n'exige pas moins de six
Comme ce broyage occasionne toujours une perte d'essence qui tend à diminuer la fluidité de la pâte, comme l'addition des corps pulvérulents agit dans le môme sens, afin de rendre le broyage plus facile et de diminuer aussi réchauffement des cylindres, il importe d'augmenter un peu la proportion d'essence.
En adoptant ces précautions, l'on se procure des pâtes diversement colorées, très-homogènes, d'une grande finesse, à surfaces unies, avec lesquelles ou confectionne ensuite des objets façonnés et gaufrés, de couleur, de formes et de souplesse qui répondent à toutes les exigences que la fantaisie et l'utilité réclament du fabricant.
g 8. Voïcanisation. — Je passe maintenant à l'opération désignée sous le nom de voïcanisation (1), et qui apour but
(l) Par valcatiti, ou entend désirer la montebouc dont ta aoupleue et la ténacité se conietreni dent des limites de température plus étendues que pour In caoutchouc ordinaire. Konsavoas préféré lomot voleaxiid à celui do vulcanise, parce que le premier rappel la l'ortulne rolcnniqao du eoufro, et désigna en même temps une permanence de propre"*, à laquelle on peut faire allusion, fu'oprla l'acception grammaticale dn mot vulcanise) quand on compare l'élasticité passagère du caoutchouc simple h l'élasticité beaucoup plus durable du caoutchouc veleaaisi. ,
(New du ramoneur, page M7J (i).
(i) Par vulcanisé un a toujoun auasî entendu désigner an caoutchouc ayant tnntct les propriétés énoncées dans la noledell. le rapporteur, et d'autres encore qu'il passe bÔlu silence. La préférence qu'il accorde an mot votcanlsè est déterminée, dit-il, pur une ucmjition nrnmmaliaib qui ett fort sujette i contcslation, 3151. les grammairiens ne s'étaai pus encore prononcés 1 cet égard: et comme ces messieun tont ordinairement nVavis ttèi-dlror|jonlB. il est fort à craindre que lo public n'ait encore ù attendre Ion 5 temps aiant d'avoir un airét rcelemctwilie et définitif. M. In rapporteur a robsti-
Dlgitizcd b-.' Coool
RAPPORT SUR LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC. 153 essentiel de rendre le caoutchouc moins altérable par les alternatives du chaud et du froid en présence de l'humidité atmosphérique.
Le caoutchouc volcanisé possède en effet une élasticité plus durable et plus grande que le caoutchouc pur: il se ramollit moins que ce dernier à la température de 40 degrés, il ne devient pas poisseux sous l'influence des rayons solaires, ne se gerce plus et ne durcit pas autant au froid soutenu de 5° centig., il reprend enfin sa forme élastique et ses dimensions primitives, môme après avoir supporté une compressioa forte et longtemps prolongée.
De plus, le caoutchouc volcanisé contient habituellement 10 pour 100 de soufre interposé, ce qui n'est pas à négliger au point de vue du bénéfice réalisable par la différence des prix du soufre et du caoutchouc.
On connaît maintenant quatre procédés de volcanisation du caoutchouc :
1° L'incorporation du soufre en fleur, suivie d'un étuvage à. la température comprise entre 115 et 130° centig., (proi cédé patenté en 1843. Goodyear) ;
i 2.° L'immersion du caoutchouc dans le bain de soufre à la
I iué volcaniié a nlamiié, parce quo rolea-tili rappelle le valain at que le wufre eit it origine vvlcunlqut. Slois uno inEnilê d'outrei torpi ont la même origine, et vo/cai niié, pu plu que Wenniw.no fera comprendre que le caoutchouc doit i ion mélanga 1 avec le soufre, la laupttut, la ténacité, elc. Il êtuii «ton bien plu» tinipl.i d'employer directe mont l» nuti wijuri au ml/mi, qui étoltnt bien plui énoncinlifi do l'emploi du i soufre, que vulcanlti. Certain et i m lue i.èi-tonnu oyait su ni un eicellcnt nonrà don-. I cor uu cuoulcliouc rulcnnlié, inaii, a-t il dii, je me »uli bien {jordii de le mettre eot ; a>am ; eut >i chacun lent ainsi baptiser le produit n .a guise, il aura bientôt autant I de notai qu'il y aura d'écriroioii chacun, par d'eicelloules ruinons, trouTont le nom par I lui donné préférable à loui Ici outre*, et, nluri. il n'y aura plut uni jen de l'entendre, i Ou cbimiiie n agi uqjcmcnl ■■ miuui vnut un nom donné un pou II 11 légure, peut-olre. por In majeure partie dei écriroiuj qui ont imité ce sujet, et que tout lu monde u en-
aonnoil. C'est ainsi qu'eu jurisprudence nn adopta cet «i6mo : mieux vaut une loi 'médiocre exécutée qu'une loi plui patfalli i/a'ai n'rrutnie pal. On oc doit, duel la sciante, changer la nusu répondu! qu'nïcc beaucoup ils cirronipeeiion cl lonqu'il j n urfceifcité absolue, car de In coufution dri mou rfau le lnn(>n|[e et daui Ici écrite, résulte In confusion du m 1rs idéei. Pfeique tous lot ouleuri qui ont écrit niant SI. la Rapporteur, l'étant lerris du mot vulcanlté, qui n'ulfru aucune ambiguïté, et indique l'action du feu. Je la clialeur, en coalinuora à l'emplnjur dam cet ourrefle, uni aroir, ponr cela, l'intention de l'impour a perwnne. On Terra ploi loin qu'il en a été de mime foar le gulta-pereba. Luc cimes en lonl venues oir point que bïnucoapdu gens, eu pur-, uni dl caoutchouc •ulcaniic, diient i'b/mbiic ou eo'.caxité ; do même, en portât» du ( tWf**à*i UttliMOt/e du ii, owM-Beriq ou pcnlui, animn on r ou Unu
température de 115 à 120° centig., jusqu'à ce qu'il ait absorbé de ce dernier le 1/10 ou le 1/6 de son poids. Cette immersion doit être suivie d'un étuvage entre 150 et 180° centig., dont la durée varie avec l'épaisseur de l'étoffe en caoutchouc- (procédé patenté par Thomas Hancock, le 0 septembre 1843. Voir Bulletin de la Socie'/tf, année 1846, p. 30). (Voir N 03 21, 22);
3° L'immersion à froid du caoutchouc pendant deux minutes environ, dans un mélange de sulfure de carbone e,t de protochlorure de soufre; vient ensuite l' étuvage à 19 degrés, puis un lavage à la solution de potasse, un rinçage a l'eau, et enfin, le séchage à l'air, (procédé patenté le 1 er octobre 1,846, par M. Parkes, de Londres). (Voir N<" 25, 29, 35, § 13).
4° L'immersion du caoutchouc pendant trois heures dans uno solution aqueuse de polysulfure de potassium, marquant 23° Baume; puis le lavage dans une solution alcaline, dans l'eau pure et sa dessiccation à l'air (procédé breveté en Franco lé 6 novembre 1851, par MM. Gérard et Auhert}. (Voir Chap. L N° 15, § 2).
M. Soiliér procède il est vrai, à la volcanisation de ses produits par les méthodes Goodyear et Hancock, selon qu'il travaille avec la pâte de caoutchouc sulfurée ou non sulfurée; mais il opère avec certaines précautions considérées à juste titre comme des perfectionnements simples, ingénieux et indispensables à leur bonne fabrication.
Avant le brevet du 12 août 1849, pris par M. Sollier, aucun moyen n'avait été publié pour volcaniser uniformément des feuilles de caoutchouc d'une grande longueur. M. Sollier a imaginé de maintenir dans le bain de soufre la feuille de caoutchouc toujours verticale et tendue, en fixant, par intervalles rapprochés, le bord supérieur de la feuille à une tringle en fer, cylindrique et courbée circulairemcnt, et le bord inférieur à une tringle maintenue au fond du bain par des contre-poids.
Pour volcaniser, dans le bain, des feuilles d'une dimension plus grande que les précédentes, M. Sollier emploie fréquemment deux tringles roulées en spirale dans le même plan vertical, auxquelles il fixe l'étoffe, comme nous l'avons dit plus haut. Ce système permet d'obtenir une pénétration du soufre régulière, sans plis, sans soufflures pour le caoutchouc, et, par conséquent, une feuille volcanisée d'un ton uniforme; résultat inconnu avant les perfectionnements dont il vient d'être question.
Ainsi qu'il arrive toujours aux observateurs attentifs, M. Sollier a pu tirer un parti excellent du bain de soufre,
n APPORT. SUR LES PRODUITS ES CAOUTCHOUC. 155 en l'utilisant comme source de chaleur plus écouomiime de beaucoup qu'une étuve chauffée de 115 à 135° centig. , et destinée par conséquent a l'étuvage du caoutchouc sulfuré par incorporation.
Voici comment se pratique la volcanisation close applicable aux feuilles de caoutchouc sulfuré , ainsi qu'aux étoiles doublées de ce môme caoutchouc: Veut-on volcanîser une étoffe ayant reçu le nombre de couches voulu, aussitôt après la dessiccation des couches? L'étoffe est saupoudrée de talc pour prévenir l'adhérence, puis enroulée sur un manchon de "tôle ; le tout est ensuite recouvert de quelques tours de molleton et porté sur l'axe en bois d'un cylindre de tôle dont l'ou- Verlure* reçoit un couvercle qui ferme en même temps le manchon inférieur et le cylindre extérieur.
Ce dernier pofte en outre deux petites cheminées qui laissent exhaler les corps gazeux, et permettent au moyen de jnontres en caoutchouc de môme nature que l'étoffe, de connaître l'instant convenable pour retirer Je cylindre du bain de soufre dans lequel on l'avait maintenu par des tringles et des poids, aiin de surmonter la poussée du bain.
Habituellement la j volcanisation exige quatre heures pour les étoffes doublées et deux heures pour le caoutchouc sans tissu. D'ailleurs, le temps de la réaction varie suivant l'épaisseur des pièces en expérience, et suivant aussi qu'elles reçoivent la température du bain, par l'intermédiaire d'une ioite en tôle ou d'un moule en bronze. ..i
Quand 11 s'agit de volcaniser des objets découpés et de petite dimension, M. Sollier a souvent .recours. à des sacs ds
?apier fortement enduits de colle de farine, afin d'obvier a infiltration du soufre. Par ces divers moyens brevetés le 15 septembre 1851, M. Sollier a évité les marbrures, et, surtout je travail' ennuyeux de gratter les étoiles, toujours souillées de soufre après une immersion directe.
Le' bain de soufre entre les maius de ÎH. Sollier fonctionne donc à la fois comme matière sulfurante, et comme source de chaleur, selon qu'il se . propose d'effectuer une volcanisation directe oh indirecte. . 1J£i j,, , Les dimensions de ce bain sont de 80 ceutim. de profondeur et de 2 m .25 de diamètre. On le maintient facilement à 115 degrés, avec une très-petite quantité de poussier de houille. ......
Après la volcanisation le caoutchouc répand encore une odeur désagréable; quelle que soit sa couleur, il produit là sensation d'un corps sec'et farineux, l'aspect en est terne'. Bientôt les surfaces se couvrent de soufre pulvérulent, et
PREMIÈRE HnnE.
cette espèce d'efflorescence continue souvent pendant plusieurs mois. Ou fait disparaître tous ces inconvénients en désulfurant plus ou moins profondément la surface du caoutchouc, d'abord par une ébullition d'une à deux heures, dans une solution de potasse marquant 35° Baume, 1 ensuite par une ('-lui II il ion dans l'hypochloratc de soude, enfin, par un lavage à l'eau froide et la dessiccation à l'air. Au sortir de ces divers traitements le caoutchouc présente généralement un toucher plus doux et des nuances plus agréables à l'œil j il reprend en outre plus ou moins la demi-transparence du caoutchouc pur, suivant que-la désulfuration a été plus ou moins profonde. Cependant pour un fabricant exercé qui s'occupe de l'embellissement de ses produits, sans perdre de vue leur prix de revient et leur qualité, il y a toujours des perfectionnements à introduire.
§ 9. Vernis pour le caoutchouc. — M. Sollier s'est ddoc appliqué à découvrir la composition d'un vernis capable de communiquer du brillant au caoutchouc, et qui fut doué de souplesse, d'inaltérabilité autant que le caoutchouc volcanisé sur lequel on doit l'appliquer.'
On y parvient, d'après M. Sollier, en faisant fondre du caoutchouc volcanisé dans un vase de fonte, et en ayant soin d'agiter constamment. Dés que la liquéfaction est complète et sans attendre le refroidissement, on ajoute, par petites quantités de l'essence de térébenthine, ou bien de l'huile de naphte, de l'huile de houille rectifiée, jusqu'à ce qu'on ait un-liquide composé d'une partie de caoutchouc volcanisé pour 15^de dissolvant. Cette dissolution que l'on pourrait préparer avec plus d'art et qu'on devrait liltrer, s'applique à la dose d'une à deux couches, pourvue qu'on l'associe à une dissolution de caoulchouc ordinaire, afin de communiquer plus de souplesse au vernis.
Les couches de ce vernis sont d'autant plus brillantes que la solution mixte a été employée plus limpide, plus étendue et que la dessiccation s'en est faite avec soin a l'abri des poussières. Cette préparation a été brevetée par M. Sollier, Je 7 octobre 1850.
Le 15 janvier 1851 , M. Sollier a breveté la composition .suivante :
Caoutchouc volcanisé. . . . . .. 0^.250
Caoutchouc ordinaire l^.OOO
Huile essentielle 7 k .000
dans laquelle il suffit de tremper les objets de petite dimen- I aion, et de les exposer au soleil pour obtenir une couche lui-