RAPPORTS SUR LES PRODUITS EN CAOUTCHOUC
santé , souple et très-adhérente. On peut encore procéder comme il suit : Quand une feuille est sur le point d'être terminée, on y passe une ou deux couches de caoutchouc délayé Je plus pur, qu'il faut sécher avant de les saupoudrer de soufre; vient ensuite l'étuvage à 40 degrés, puis la volcanisation, et enfin , la dêsnlfnratton, le lavage à l'eau distillée et la dessiccation à l'air. (Voir Cnap. I, n" 14, § 1.)
, L'idée de colorer le caoutchouo à la surface est de Storow; 26 avril 1837. L'emploi des sels de cuivre seuls ou associés au sulfate d'indigo, les applications de l'outremer, du vermillon, du rose laque/de l'acétate de cuivre, du chromate de plomb, de l'oxyde d'Urane et de la cérusc, ont été recommandés par H. Parkes, de Londres, patenté le 1 er octobre 1846; mais la préférence ,'n'cnrdéo par M. Sollicr aux sulfures métalliques comme «Aitiéres colorantes, à l'exception d'une seule, doit être prise en considération. En effet les outremers artificiels d'Allemagne^ qui fournissent des bleus, des jaunes et des verts d'une belle nuance, l'oxyde de zinc, le vermillon qui donnent des hlc*ics et des rouges, n'éprouvent aucune altération S la température de la volcanisation, en présence d'un excès de soufre. Pourtant votre comité verrait, avec satisfaction, l'orpiment proscrit comme matière colorante jaune, vénéneuse, et remplacé par le sulfure de cadmium dont la teinte est fort belle, si le prix de vente de ce
Sroduit le permettait. Ce qui distiugue M. Sellier de ses préécessenrs, c'est le choix de,ccs matières colorantes, et surtout, le mode d'incorporation par les cylindres broyeurs. En appliquant ses procédés de fabrication au caoutchouc d'Assaut, dont le prix est de 1 fr. 75 cent, le kilog. au lieu de ■î îv., prix du caoutchouc venu de Para (Brésil), M. Sollicr a, hon-seulement, préparé tous les produits présentés à yotré Société, mais il a, le premier, pu fournir, à raison de 3 fr. lé mètre carré, de bonnes toiles de bâches pour diligences et wagons, qui nous paraissent rivaliser avec les bâches simplement goudronnées, ou goudronnées et suivées, on préparées à l'huile cuite et au suif.
Après avoir fait, au nom de vos deux comités, l'exposé des procédés employés par M. Sollier pour travailler et façonner i le caoutchouc, il convient do rappeler, eu quelques mots, les services rendus à l'industrie du caoutchouc par cet habile fabricant.
2. Transformer le caoutchouc en pâte à la faveur d'une huile essentielle ou de l'éther réduit on vapeur, recueillir les produits distillés, épurer la patc à travers les toiles métalliques, la faire jaillir par des Çhères de toute forme, afin d'ob- Caoutchouc. 14
158 PREMIÈRE PARTIE i
tenir à volonté des fils, des nappes de caoutchouc et au besoin des étoffes doublées de caoutchouc étalé- au moyen du sraradrapier. sont des opérations créées, décrites et pratiquées par M. Barthélémy, suivant son brevet du 16 jan-
^Maisndée'de déposer sur l'étoffe un certain nombre de couches très-minces, et d'attendre la dessiccation parfaite de chacune d'elles, constitue un perfectionnement indispensable imaginé par M. Sollier, pour obtenir une épaisseur de caoutchouc résistant, homogène, sans viscocité ni soufflures.
La toile de fond, glacée par un enduit de gélatine et de mélasse est une application heureuse de produits connus, nour obtenir des feuilles de caoutchouc lisses des deux côlés. te résultat a été breveté par M. Sollier, le 15 janvier 1-851.
L'emploi de la Heur de soufre lavée; celui des cylindres broyeurs pour avoir une incorporation uniforme des matières pulvérulentes dans la pâte de caoutchouc le moyen de tendre les étoiles pendant sa volcanisation dans le bain de soufre la voleamsatlon en vase clos dans lus cylindres, dans des <=acs de papier, constituent certainement des perfectionnements et inventions d'une grande partie, pour la préparation des produits d'une fabricaUou soignée; qui na pas encore été surpassée à l'étranger. <
3 Nous pouvons citer eneorc, comme travaux antérieurs de M Sollier , la désulfuration plus ou moins profond^ du caoutchouc volcanisé; c'est-à-dire, l'élimination du soufre d'interposition, et par conséquent le retour a la transparence de ce caoutchouc désulfuré partiellement, sans préjudice pour sa résistance à la chaleur et au froid ; nous citerons sa substitution des chevilles en bois, et de forme un peu elliptique, a tous leâ robinets métalliques adaptés aux sacs et aux vases de caoutchouc, la fabrication des fils ronds, découpés, dans les nappes- artificielles de caoutchouc épuré, ou, ce qui est de beaucoup préférable, dans les feuilles d'une trcs-grande étendue, provenant du caoutchouc naturel mis en blocs cylindriques et débités à la scie.
(i) LuSocIiléd'oarouriifïBoiaiit a'igaarc pat qno MM. Girard a Au&tri on i pria nu hrertt, le î* icpteuibre 1810, pour «n t v<xMi du dluolulion du tnoulcW «! ion application à In fabrication du. fili, det tuba, etc., pui( lin nuire brevet, h 0 .jotenibn. 1851, pour tel dlronet applications du caoutdionc. Uni» ce. procédé, qui oui obtenu ni npporl fnwiiblo do la SocîW, se trmrunt postérieurs h ceuï do M. Sullicr ; le tf
, définf-
M. Sollier.
I n'onl pu ciercer nocunt influcnco lur loi II
(/Vole du rapporteur.)