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Avant l'application des ressorts de traction en caoutchouc aux locomotives et au* tenders, les chaînes d'attache ainsi que !a traverse de châssis étaient fréquemment brisées, mais depuis leur adoption on n'a rien observé de semblable.
lin général, les ressorts ordinaires eu acier laissent beaucoup à désirer dans leur travail sous le rapport de leur élasticité, de leur durée ou de leur économie. Est-ce la concurrence dans leur fabrication qui est cause qu'on n'apporte pas des soins convenables à leur fabrication, ou bien est-ce la dureté du service et le travail considérable qu'on en exige Aujourd'hui qui dépasse les limites de leur capacité ? C'est ce qu'on ne saurait encore décider ; mais ce qu'il y a de Certain, c'est qu'un genre de ressort qui parait réunir les avantages de ceux dont on vient de donner la description mérite l'attention sérieuse des ingénieurs et des constructeurs.
On a reproché à l'origine a ces ressorts d'être trop élastiques et de produire un rebondissement fort étendu ; mais aujourd'hui on y a pourvu au moyen du petit cylindre B, B, qu'on a introduit, et qui présente assez de résistance pour feiire disparaître entièrement tout rebondissement.
L'action du froid sur ces ressorts a été nulle jusqu'à présent, et l'hiver ils ont fonctionné tout aussi bien que dans toute autre saison. La chaleur n'a pas paru non plus les aflcctcr, et H. Craig a cité deux locomotives où les ressorts çat été exposésà une très-haute température (peut-être 100° Ç.), dans le voisinage de la boite à feu, sans qu'il en soit résulté aucune altération ou imperfection dans le service.
La matière employée est le caoutchouc préparé par lè procédé de M. Moulton {voyez n 03 32, 33) ; celui à l'état brut »e résisterait pas à une température un peu élevée ou à une pression et une action -élastique constante. Pendant le travail des locomotives, la pression verticale sur les ressorts en
Ptchouc parait s'élever à environ 12 kilog. par centimètre i. Dans le ressort hydro-pneumatique, elle est un peu plus considérable de 1/3 ou de 16 kilog.
Calfatage au caoutchouc.
57. On vient de proposer, en Amérique, de calfater les nayires
Ivecdu caoutchouc. M. R..-F. Brooke, auteur de cette proposion, indique pour cela deux moyens. Dans Je premier on pra- .que unerainure sur champ dans toute i'étenduedes bordages ui doivent être en contact, on insère un cylindre de caouthouc dans ces rainures et on presse les bordages l'un sur autre. Dans l'autre procédé, on place fout simplement une