FABRICA1 ION PERFECTIONNÉE DES TUBES
du 'moule jusque dans les cavités, les lignes ou les dessins qu'on y a tracés.
Le gutta-percha étant une substance qui n'est affectée que très-faiblement, s'il l'est même du tout, par les matières grasses, les huiles ou les liquides acides ou alcalins, est particulièrement propre à la construction des instruments de chirurgie, tels que cathéters, bougies, sondes, uriiioires, etc. (Voyez ta note du n° 8.)
§ 4. On peut aussi fabriquer les articles en question avec le gutta-percha combiné avec des tissus, du cuir, oit mélangé avec du caoutchouc, du soufre, de la craie de Meudon, de l'émeri'en poudre, de l'asphalte, suivant qu'on veut que ces articles soient plus flexibles ou plus durs, d'un prix plus modéré, ou pour y apporter telle ou telle modification qu'on juge convenable. Parfois aussi on substitue au soufre dans ces combinaisons une quantité égale de calamine réduite en poudre, ou on emploie la calamine par portion égale.
§ 5. Je me sers aussi du gutta-percha seul ou mélangé pour rendre les articles en question, dont le corps est en tissu, cuir, etc., imperméables aux liquides; ou pour leur permettre de résister à l'action des matières grasses, des huiles, des liqueurs acides ou alcalines. Je l'applique à l'intérieur ou à l'extérieur, ou sur l'une ou l'autre face. Les pièces peuvent être plongées dans une solution de guttapercha, ou cette substance portée sur les pièces avec un pinceau ou une éponge à l'état liquide, en une ou plusieurs couches, suivant que cela est nécessaire.
On peut l'appliquer en feuilles collées sur ces articles avec une solution de caoutchouc ou de gutta-percha , ou soudé sur les bords par l'un des moyens précédemment indiqués.
§ 6. On applique encore sur les tubes, boyaux, bougies, etc., un enduit continu de gutta-percha, sans soudure ou sans solution de continuité, par le moyen suivant. Ces tubes ou boyaux sont passés à travers les trous d'une filière chauffée à la vapeur, semblable à celle dont on se sert dans le tirage des tuyaux de plomb. Ces trous qui sont de forme conique, avec l'ouverture la plus grande à l'intérieur, -ont leur plus petit diamètre un peu plus grand que celui des tubes; la filière étant remplie de gutta-percha à l'état de mollesse ou presque de demi-fluidité, à mesure que les tubes sent tirés à travers dans la masse de gutta-percha, ils emportent à leur surface une couche pins ou moins épaisse de cette substance. Pour que le gutta-percha eoulo doucement a travers la filière., il faut que celle-ci soit maintenue a une température d'environ lQQo centig.
§ 7. Quand on a employé le caoutchouc simplement comme enduit pour les pièces flexibles faites en toute autre substance que le caoutchouc, on les enduit à l'extérieur et î Fiiid-i ieur d'une couche de gutta-percha, ce qui les empêche de rester poisseux et les fait résister à l'action des matières grasses et des huiles qui attaquent le.caoutchouc quand il n'est pas ainsi protégé.
Dans ce cas, le meilleur. moyen est d'employer le guttaporclia ù l'état liquide , attendu qu'une couche très-mince est alors suffisante.
§ 8. S'il est nécessaire que les articles indiqués ci-dessus^ t'.ilu icjin''s par une des manières décrites,, avec le gutta-percha seid ou à l'état de mélange, possèdent plus ou moins de flexibilité, on l<;s soiunet a l'état fabriqué, à l'action du soufre, soit en les plongeant dans Un bain de soufre, soit en lès exposaul k la vapciir de ce corps en comliustion.
Etilin, tous ces articles peuvent être teints de toutes îçs couleurs, en incorporant au gutta-percha, à l'état seul ou dd mélange, les hlatières colorantes propres à donner toutes les nuances.
Traitement du t/ittia-percha U ses applications j flrf? M. Th. Hancock.
2"5. § 1. Je propose des méthodes perfectionnées pour préparer le guttâ-percha et le rendre propre à diverses fabrications.
Si lé gutta-percha sur lequel ou veut opérer n'est pas trèsimpur, on peut le soumettre de suite aux procédés ci-après décrits; mais s'il renferme un grand nombre d'impuretés; àiors il vaudra mieuj, dans la plupart des cas, le soumettre au procédé de purification dé M. Brooinan [voyez n os 22 et 23), ou à tout autre procédé analogue qui le débarrassera de ses impuretés les plus grossières.
Une des méthodes que j'applique à la préparation du gutta 7 percha, consiste à le placer à l'état plasliquc dans une pressé a vis, maintenue chaude par une chemise chauffée ii la vapeur ou autrement et ayant un fond perforé d'un grand nombre de trous. Sur ce fond perforé, on pose une, deux s trois ou un plus grand nombre de filières faites avec des plaques de métal percées d'un grand nombre de trousj ou en forte. toile métallique et posées les unes sur les autres^ chaque filière successive ayant un plus grand nombre de trous on de mailles que celle qui lui est immédiatement inférieure, ou qui là précède, de façon que celle à perforations ou mailles les plus fines est toujours par-dessus. Alors on
TRAITEMENT DU .CUTTA-PERCHà. 227
abaisse le piston ou le plateau de la presse sur la masse de gutta-percha et on fuit passer ectte substance par la pression à travers les filières et le fond perforé, d'oii elletombe^ amenée par ce moyen à un grand état de pureté.
Cette opération peut, si cela est nécessaire, être répétée une seconde fois; le gutta-percha étant, comme dans le premier cas passé à travers les filières.
Le gutta-percha ainsi purifié, est transporté dans uii appareil de pétrissage semblable à celui qu'on emploie ordinairement dans la préparation du caoutchouc (voyez la ta-r hic de la première Purtie), appareil qu'on maintient à une température suffisamment élevée par des moyens convenables ; puis, travaillé et pétri jusqu'à ce qu'il soit amené à la consistance d'une pâte ou bouillie épaisse.
Suivant une autre de mes méthodes, pour préparer le gutta-percha, au lieu de le soumettre à la presse à vis, on prend une niasse plastique qu'où passe une, deux ou un plus grand nombre de fois suivant qu'on le juge nécessaire entre un rouleau, et une, deux ou un pius grand nombre de jauges mobiles qu'on peut ajuster à hauteur et semblables à celles dont on so sert dans les fabriques de caoutchouc pour étendre et purifier les solutions de caoutchouc; les rouleaux et les jauges étant chauffés à l'eau chaude, la vapeur, ou tout autre moyeu convenable.
Enfin, on peut prendre encore le gutta-percha, tel qu'on l'importe, le dissoudre dansl'buile essentielle de térébenthine rectifiée ou autre dissolvant approprié, filtrer la solution â travers une flanelle, un blanchct ou une forte toile métallique pendant qu'elle est chaude, après quoi, distiller le dissolvant et évaporer le résidu à la consistance de piltc ou bouillie éj aisse.
Prépare par l'une des méthodes qui viennent d'être décrites, lé gutta-percha est propre aux applications manufacturières ordinaires et peut être mis en blocs ou masses, étendu en feuilles, ou recevoir telle autre forme qu'on désire.
§ 2. Je propose de former une substance composée, élastique et hydrofugo en combinant le gutta-percha avec d'autres substances.
Pour faire la substance composée élastique et hydrofugo propre à. différents genres de fabrication, je combine iè gutta-percha avec une substance élastique et bydrofuge appelée jintawan, récemment importée pour la première fois en Europe, des Indes orientales, et qui, à ma connaissance, et à ce que je présume, n'a jamais encore été employée dans les artsetdans les manufactures eu Angleterre ; ou' bien, je
228 Î1ÎUXIÊME PARTIE,
combine le gutta-percha avec du jinlawan et, du caoutchouc.
Le gutta-percha destiné à être ainsi combiné doit, si cela est nécessaire, être débarrassé de ses impuretés, et si on le désire préparé, comme ii sera dit ci-apri's; le jintawan et le caoutchouc ont également besoin d'être débarrassés de leurs impuretés, s'ils en renferment..
Je combine le gutta-percha et le jintawan, en plaçant ces deux substances eu proportions déterminées, et coupées en morceaux, dans un pétrisseur semblable à celui employé au pétrissage du caoutchouc ; et, alors j'opère sur ces deux matières à l'aide de cette machine, jusqu'à ce qu'elles soient intimement mélangées ensemble.
On opère la combinaison triple du gutta-percha, du jintawan et du caoutchouc, à l'aide du pétrisseur et des mêmes procédés.
Pour faire ces combinaisons, je varie les proportions des deux ou des trois substances dont je détenniue la dose, suivant les qualités que je désire donner à la combinaison, en employant une quantité plus grande de celle des subslauces qui entrera dans le mélange dont il importe de faire dominer les propriétés particulières.
g 3. Je combine ces mélanges ou composés avec d'autres substances propres à en modifier les propriétés.
C'est ainsi que je combine le gutta-percha seul, ou le guttapercha et le caoutchouc, ou le gutta-percha et le jintawan, ou enfin, le gutta-percha, le caoutchouc et le jintawan, avec de l'orpiment, du l'oie de soufre ou autres substances chimiques analogues, et propres à entrer en combinaison effective ayee les matières indiquées ci-dessus, et soumettant ensuite ces substances composées à la chaleur, ainsi qu'il sera dit pour quo le composé soit, dans tous les cas et indépendamment des propriétés hydrofuges du gutta-percha, du caoutchouc et du jintawan qu'il possède, rendu d'une manière plus permanente, flexible et élastique.
Les proportions dans lesquelles ces substances peuvent être employées respectivement, varient suivant les qualités qu'on veut que l'article composé possède, et on augmente ou on diminue la proportion de chacune d'elles, suivant qu'on désire faire prévaloir la qualité particulière de cette substance dans le composé ainsi produit. Ainsi, dans le cas où on désire que le composé ait une grande rigidité, c'est-à-dire qu'il ne présente pas une élasticité ou une extensibilité bien sensibles, la portion du gutta-percha employé dans la combinaison doit dominer celle des autres matériaux, d'après le
TRAITEMENT DU flUTTA-BERCttA. &29 degré de raideur qu'on veut obtenir ; de môme, on peut faire Varier la douceur du composé en augmentant ou diminuant la quantité dû l'orpiment , du foie de soufre ou du sulfure employés.
Un lion composé pour bandes ou courroies, est. celui qu'où prépare par la combinaison de 50 parties de gulta-percha, M parties de jintawan, 20 parties de caoutchouc, 6 parties d'orpiment.
Comme règle générale déduite des expériences que j'ai faites, je puis établir que la proportion d'orpiment ou de tout autre sulfure employé, ne doit jamais dépasser 25 pour 100.
Lorsque l'orpiment ou autre sulfure, doit être combiné au gutta-perciia seul, on l'ajoute à ce dernier, lors de son passage à la machine à pétrir, en ne distribuant cet orpiment que de temps en tempset par petites parties pourque les deux substances soient bien mélangées plus intimement entre elles ; et lorsque c'est avec le gutta-percha et le caoutchouc, le gutta-pereba et le jintawan, ou, enfin, avec ces trois substances ensemble, que le sulfure est ajouté, on soumet les deux ou trois substances avec lesquelles il s'agit de le combiner au petrisscur, et on ajoute de mémo par petites doses le sulfure qu'on a choisi.
Lorsque c'est le jintawan ou le caoutchouc qu'on emploie pour faire l'article composé , la combinaison des matériaux sera beaucoup plus facile, si on humecte préalablement le jintawan et le caoutchouc avec de l'essence de térébenthine rectiliée ou quelque autre dissolvant, de manière à les amollir ainsi qu ! il a été dit précédemment.
Le composé orpimenlé on sulfuré est ensuite exposé à une température de 150 à 170° centig., pendant un temps qui varié suivant que cette température est plus ou moins élevée. Avec une chaleur de 150°, on lient les articles exposés pendant environ 60 minutes ; quand cette chaleur s'élève à 170?, 15 minutes seulement suffisent. La chaleur requise peut être obtenue, soit au moyen de vapeur, soit d'eau chauffée sous uu état de pression, soit par le secours de l'air chaud.
En préparant l'un ou l'autre de ces composés , ou peut employer une portion de soufre à la place d'une égalé portion d'orpiment ou de sulfure ; mais je considère l'emploi du soufre, comme donnant lieu à quelque objection, à 1 cause de l'odeur désagréable qu'il communique aux articles et de la tendance qu'on remarque dans le soufre à s'elfleurir, ou exsuder à leur surface, je préfète l'emploi de l'orpiment ou de quelque autre sulfure qui se combine plus franchement avec les autres matériaux qui composent l'article. Caoutchouc. . 20
230 ; tmnatm parti)!.
. Dans quelque» cas, on mélange simplement l'orpiment j ou autre sulfure au gutta-percha et caoutchouc, ou bien au gutta-percha et jintawan, ou, eniin au caoutchouc, guttapercha et jintawan dans la machine à pétrir, et on supprime l'opération consécutive de chauffage décrite ci-dessus, La substance orpimentéc on sulfurée ainsi produite, n'est pas aussi durable que celle qui a été soumise au chauffage, et le sulfure n'y est pas aussi intimement combiné avec les autres ingrédients ; mais , pour une foule d'applications où l'on n'exige pas une graude durée, on conçoit qu'elle suffira parfaitement, bien.
§ t. Je propose d'amener le gutta-percha et ses combinaisons à l'état poreux, et léger pour en fairo diverses applications.
On peut donner au gutta-percha, ou aux combinaisons de cette substance avec le jintawan et le caoutchouc, une texture légère , poreuse et spongieuse, c'est-à-dire en former une espèce d'éponge artificielle propre à rembourrer les sièges, les coussins, les matelas, les selles, les colliers de chevaux, les tampons pour véhicules de chemin de fer et une foule d'autres objets.
Si le gutta-percha est combiné avec le jintawan et le caoukchouc , ou l'une de ces deux substances, les proportions doivent varier selon la nature de l'objet qu'on se propose de produire. La principale différence provient de la quantité plus ou moins grande de gutta-percha qu'on emploie, et toutes les fois qu'où désire produire une grande élasticité, la quantité de gutta-percha devra être faible, comme par exemple dans la confection avec le gutta-percha et ses composés de ressorts pour horloges, longes, boucles, stores, rouleaux, etc., ou des courroies, ceintures, jarretières, cordons, etc., tandis que lorsqu'on exigera que l'article poreux soit d'une nature plus raide et plus ferme, alors la quantité du gutta-percha, devra dominer sur celle des autres substances dans la proportion nécessaire pour produire le résultat demandé. Au gutta-percha qu'on désire rendre poreux ou spongieux, il faut ajouter 10 pour 100 d'essence de térébenthine rectifiée ou autre dissolvant; et le tout mélangé comme il convient.
Si l'un des composés ci-dessus indiqués du gutta-percha devait être traité, ainsi qu'il vient d'être dit, le caoutchouc et le jintawan qu'on emploierait alors avec lui, devrait être préalablement dissous dans un semblable dissolvant, dans la proportion de 100 à 200 dlur 100, plus ou moins, suivant que le produit a besoin d'être plus ou moins spongieux et Élastique. A l'article qu'on veut rendre tel, on ajoute de.
TRAITEMENT DU CUTTA-PERCHA. 23t
l'alun et du carbonate d'ammoniaque, ou quelque antre suIh 'stance facilement volatile, si cet article devait posséder d'une manière plus permanente de la douceur et de l'élasticité, on le combinerait avec l'orpiment, le foie de soufre, ou autre sulfure par le procédé indiqué ci-dessus; enfin, on pourrait employer dans ce cas une proportion de soufre, mais on doit donner la préférence à l'orpiment, au foie de soufre ou à un sulfure par les motifs déjà indiqués.
L'article qui doit être poreux ou spongieux est mélangé intimement à l'alun, au carbonate d'ammoniaque ou autre substance volatile dans la proportion de 10 à 20 pour 100 dans la machine a pétrir ou par tout autre moyen approprié;
La matière ainsi préparée peut être mise dans les moules, les formes, ou les auges, ou bien, travaillée de manière à lui faire prendre la forme qu'elle doit posséder. On l'introduit alors dans une étuve ou dans une chambre chauffée de 120 à 125° c'entig., température à laquelle on la maintient
Ecndant une à deux heures suivant le résultat qu'on désire, 'effet de cette exposition h cette température élevée est de chasser le dissolvant avec lequel elle est mélangée, en même temps que l'-alun, le carbonate d'ammoniaque ou d'alumine, ou la substance volatile qu'on y a ajoutée, la font gonfler et passer à l'état poreux et spongieux. Après que l'article a élé ainsi exposé à la température indiquée , il a acquis son plus haut .degré de porosité, et si l'on prolonge l'opération, il en résultera que les objets seront moins élastiques et plus rigides.
§ 5. Je. communique au gutta-percha ou à ses combinaisons presque tous les degrés de dureté et de ténacité sans nuire à ses propriétés hydrofuges.
Pour communiquer au gutta-percha ou à ses combinaisons diverses avec le caoutchouc et le jintawan, après que les substances ont été orpimentées ou sulfurées, un degré àpeu près quelconque de dureté et de ténacité sans nuire a leurs propriétés hydrofuges, on prend le gutta-percha ou ses combinaisons au moment où ses substances sortent de l'opération indiquée ci dessus n° 3, et pendant qu'elles sont encore à. l'état plastique, et on les comprime dans des moules assemblés solidement avec des plaques de fer, des vis et des éerous, et qu'on dépose dans une chambre on des vases «haufFés à la vapeur ou a l'air chaud à une température de 150 a 190° centig. pendant un temps de un à six jours, en faisant varier le degré de chaleur et le temps de l'exposition suivant le degré du durcit et de ténacité qu'on exige, après
232 DEUXIÈME PAItTIE.
quoi on met les moules à paî t pour les laisser refroidir avec
lenteur. -* 4
Le gutta-percba et ses combinaisons acquièrent par ce moyen un tel degré d,e dureté qu'on peut les travailler sur le tour comme le hois, et que ses produits deviennent applicables à un grand nombre d'objets auxquels ils n'étaient pas propres sous une autre forme : tels que décorations et ornements d'architecture, eadreSj manches de couteaux et poignées de sabres, boutons de portes et d'armoires, cannes, échecs, cachets, flûtes, clefs d'instruments du musique, boutons, poulies, vases, etc.
La matière peut être, soit moulée de prime-abord sous la forme ou la figure des articles, soit produite d'abord én blocs' unis, puis découpée ou sculptée il ioisir avec Iki ihstrutrufflenls en usatte pour ce genre de travail.
§ 6. J'amélioro la qualité dû gutbi-p'ercha et dé ses cornhimiiscuis, en ce qui touche sa douceur et sOii élasticité, par les moyens que voici :
Supposons toujours que le gùfià-perthà, où se* coMbiiiài^ sons avec le caoutchouc et le jintawan aient été préalablement orpimentésou sulfurés, alors on soumet l'article soit simple; soit cohiposé, soit à l'état de masses, planchés où feuilles', soit à celui de Dis oil de toute autre formé à l'action dé l'acide 1 sulfureux, ou bien en le plongeant dans de l'eau imprégnée' de cet acide , ou en répandant sur I'article^uhé patë mité" avec de l'acide sulfuriquc et de l'ivoire! oti dès Os en poudre; ou bieii du charbon animal pulvérisé, ot introduisant erisuite dans une chambre chauffée à la vapeur.
■ § 7. J'augmente la douceur et la flexibilité du gnttà-pêrcha et de ses combinaisons ainsi qu'il suit : *- . .
J'ajoute à cette substance ou à ses combinaisons pendant qu'elles passent à la machine h pétrir, qu'elles soient ou non mélangées avec de l'orpiment ou un autre sulfure, environ 10 pour 100 de cire végétale ou de suif, ce qui augmente notablement leur douceur et leur flexibilité.
, § S. Je compose, comme il va être ditj certains vernis aveo" lesditos substances.
Pour composer ces vernis qui peuvent être appliqués pour rendre hydrofuges ic cuir ou les tissus, ou étendus seuls ou mélangés avec des matières colorantes soit sur le gutta-percha et ses combinaisons, soit sur des articles qui en sont fabriqués pour leur donner une belle surface polie, ou biep pour faire disparaître l'odeur de certains ingrédients qu'on aurait pu y mélanger et qui pourrait être désagréable, celle du soufre par exemple, on opère ainsi qu'il suit : On prend le gutta-
TRAITEMENT DU CUTTA-PEIICHA. t33
percha ou ses combiuaisons avec le caoutchouc ou le jinlawan orpimentés ou sulfurés ainsi qu'il a été dit, ou sulfurés et dissous; on introduit la masse dans un vase étanclie à la vapeur et on place ce vase dans une chambre échauffée à la vapeur ou autrement, à une température de 150 à 190 degrés; ou bien on mélange le gutta-percha et le caoutchouc, le gutta-percha et le jintawan, employant ces substances indifféremment, du moins, en ce qui concerne leurs proportions respectives, avec le soufre ou l'orpiment, ou autre sulfure, dans la proportion indiquée précédemment, après que ces substances sont introduites avec 10 à 12 parties de ciru ou de graisse végétale ou animale ; puis dissoutes dans l'essence de térébenthine rectifiée et évaporées comme précédemment.
Ces vernis se combinant aisément avec les couleurs, fourmi sent le moyen de rendre 1 bon nombre d'arliclcs,tels que bandes, bandages, anneaux, courroies élastiques, d'une application bien plus générale et plus marchands qu'auparavant. Mélangés à ces couleurs, ces vernis peuvent également être employés
Sour peindre et imprimer sur tissus, cuir et tout autre prouït; on trouve de plus qu'ils sont excellents comme colle, surtout pour combiner le gutta-percha et ses combinaisons à la soie, au coton et aux autres matières textiles.
§ 9. J'ai perfectionné l'appareil employé à réduire le guttapercha et ses combinaisons en lanières.
Dans cet appareil représenté lig. 126, pl. 3, a a sont deux cylindres en fer disposés entre eux Ma distance convenabls à l'épaisseur des lanières qu'on se propose de produire.. La matière dont les lanières sont faites passe donc sous la fojme d'une feuille plate et large entre ces cylindres, et est enroulée ensuite sur un tambour b, A mesure qu'elle s'enroule sur ce tambour, on applique sur la surface extérieure une toile de coton ou autre tissu qui se déroule sur le cylindre c, ainsi que l'indique lepoiulillé dans la figure, et qu'on a préalablement humectée de vapeur pour empêcher deux tours consécutifs de la matière de se coller ou d'adhérer l'un à l'autre. Quand le tambour 6 est snflisamment chargé de gutta-percha et de toile humide, on l'enlève pour laisser refroidir la matière : après ce refroidissement, on replace le tambour daus ses appuis sur le bâtis k k. e est une boite solide qui s'étend sur toute la largeur de ce bâtis parallèlement au tambour, et porte une série de couteaux/' fixés sous un angle détermine avec le tranchant tourné du côté de la matière enroulée sur b; l'extrémité libre et pendante de la feuille est relevée et portée du tambour b sur le tambour opposé g, où on l'assu-
jettit après l'avoir fait passer sur un rouleau de renvoi A placé immédiatement sous ces couteaux. Imprimant er.su.ite liît mouvement de rotation au tambour g, la feuille de matière se déroule sur le tambour i, et les couteaux, à mesure .qu'elle" passe, la découpent en lanières de la largeur pour laquelle ces couteaux ont été itjuslés. Des traits de scie ou des gorges sont pratiqués sur le rouleau k pour loger les pointes de couteaux ainsi qii'on le voit dans la figure, et le balï e porte des traits correspondants à ceux du rouleau fi pour recevoir l'autre bout de in lame (les couteaux et maintenir ceux-ci immobiles à leur place. Le tambour/; sert dans le découpage à enrouler la toile humide à mesure <pu'elle se déroule sur le tambour b; la vis t est employée à serrer la pièce de bois é sur le dos des couteaux, afin de les maintenir bien ajustés. On pourrait se servir de couteaux ou de scies cii-cul^res ; mais je préfère les couteaux droits. »
, Dans quelques cas j'aime mieux faire de* lanières eu étendant la million; ou gnita-percha sur ia surface d'un tissu au moyen de laminoirs chauffés doucement, et après que les surlaces ont été ainsi assemblées, les faisant passer au laminoir l'une sur l'autre, j'en place dessus une troisième, puis unè quatrième, jusqu'à ce que j'arrive à la force et a- l'épaisseur désirées, en ayant soin que la température soit suffisamment élevée pour unir et iaire adhérer ces surfaces. Si une élévation de température est nécessaire,, indépendamment de celje du laminoir, pour assurer une union' plus parfaite, je projette au moyen d'un soufflet ordinaire de l'air chaud sur la matière du gutta-pei'cua. C'itte matière est employée à l'état platfique et étendue de la même manière qu'on le pratique dansbi fabrication des objets en caoutchouc; puis découpée en lanières à l'aide de l'appareil décrit ci-dessus.
§ 10. Je revêts ou double le gutta-perena ou ses composés avec des lames ou feuilles do métal.
Pour cela on place une feuille très-mince de métalj par exemple iuie feuille d'or ou d'étain, sur une plaqile métallique, ou sur des matrices ou des étampes, et on pose dessus une feuille de gutta-percha, ou de ses combinaisons, après quoi on chauffe la plaque de métal et ou applique uije forte pression sur H- s deux tèiiilles superpusées , ce qui les fait adhérer entre elles intimement et d'une manière permanente.,
§ 11. Je fabrique- avec le gutta-percha, des cardes pour la laine, le coton et, autres matières textiles. .
Pour fabriquer ces cardes, on eu confectionne le ruban ou la plaque soit en gutta-percha étendu seul à l'état plasti-
Digiiized b/Cooglt
PERFECTIONNEMENTS DU G UT T A-PEU CH A . S35 que, avec une épaisseur suffisante, ou sur un tissu, un feutre où autre base semblable, soit en une de ses combinaisons^ jouissant d'une flexibilité et d'une consistance suffisantes pour cet objet, et on insère, dans ces rubans ou plaques, les dents en métal, suivant les procédés ics meilleurs, ou le plus gûntTAlt.'iiii!i)t adoptés dans les fabriques de cardes. , § H. Euliii, je combine le gutta-percha préparé comme il a été dit, et encore dans la machine à pétrir, avec des matières résineuses et bitumineuses, et mélangé à la gommelaque, la résine, l'asphalte etc., et, lorsque ces matériau* sont complètement amalgamés, on étend le mélange encore â l'état coulant sur un drap, ou autre hase propre à le receïdir.
Perfectiotihtmettts dànè là prêpàrà(16ft èt lês appUcdtioiii
Mi gUttOrp'èhhdj par HAncock; t i 26. § }. Les perfectionnemerits dont il s'agit ont rapport aux objets suivants ;
Sféthodes et machines employées pour préparer le guttapcrclia a la fabrication des divers produits manufacturés.
.Dans nos précédentes patentes à la préparation et aux applications de cette substance, j'ai annoncé que pour purifier le gutta-percha brut et le débarrasser des impuretés qu'il renferme dans l'état sous lequel il arrive en Europe, il fallait le réduire en petits morceaux, au moyen de scies, de Couteaux, couperets ou autres instruments convenables^ et j'ai fait également remarquer que le découpage des massesou blocs de ^;uttajiercha devenait beaucoup pius facile quand on le plongeait dans i'eau chaude jusqu'à ramollissement. llnpuis, j'ai trouvé que par l'emploi d'une machine, (voy. iig. 127, 128, 129, pl. 3), le gntta-porclia pouvait être découpé avec la plus grande facilité, en tranches très-mi nées, sans aucune inimersion préalable dans l'eau chaude, et que les lavages j les purifications et le ramollissement de cette matière s'eifectuaient d'une manière plus parfaite, en là faisant passer, après l'avoir toutefois préalablement coupée en tranches, dans la macbine représentée flg. 130 ; toutes machines dont je vais don ■ ner la description, ainsi que la manière dont elles fonction-, nept. , .....
La ligure 127 est une élévation latérale do la machine à découper la matière.
La figure 128 est une élévation par devant.
La figure 129 est une section par la ligue a' V, flg.. 128.
adule bâti; bbj un plateau circulaire en fer d'environ i ra .5 iie diamètre, dans lequel sont pratiquées trois fenêtres pour
l'introduction d'un nombre Égal de lames ou couteaux placés dans la direction des rayons, à peu près comme dans les coupe-racines pour les bestiaux, b' est un arbre à l'extrémité duquel le plateau b est calé, et à l'aide duquel on fait tourner avec (elle vitesse qu'on désire, en lui communiquant le mouvement engendré par une machine à vapeur ou autre moteur, par le secours d'engrenages, de courroies, tambours, etc. dest un plan incliné sur lequel les morceaux de guttapercha brut sont poussés sur les couteaux du plateau tournant b, qui les découpe en tranches d'une épaisseur correspondante au degré de saillie qu'on donne aux couteaux. Ces tranches sont ensuite recueillies et jetées dans un vase rempli d'eau* chaude, où on les laisse tremper jusqu'à ce qu'elles se ramollissent et deviennent plastisques sous les doigts.
Au lieu 3e Faire usage d'un découpoir circulaire tel que celui qui vient d'être décrit, on peut se servir d'un couteau vertical a mouvement alternatif d'élévation et d'abaissement, en modifiant en conséquence les autres pièces de la machine ; mais je préfère le premier comme plus simple et aussi efficace.
Les couteaux ont été représentés droits dans les figures; mais lorsque le gutta-percha qu'il s'agit de découper est d'une dureté plus qu'ordinaire ou d'une qualité intraitable, j'ai trouvé qu'il était avantageux d'y substituer des couteaux courbes ou en forme de faucille, à cause de leur mode d'action, qui est plus' gradué.
La figure 130 est une section longitudinale de la machine, au travers de laquelle on passe le gutta-percha, après l'avoir plongé dans un vase rempli d'eau chaude, jusqu'à ce qu'il soit ramolli et qu'il devienne souple ettlexible. t est une grande pile ou bassin qui est divisée en trois compartiments t'", dont deux, f et sont remplis d'eau jusqu'à la hauteur de la ligne xy, et f" jusqu'à la hauteur de la ligne ces.
ff'f" sont trois dérompoirs aux rouleaux, armés de lames de scie' qui y sont insérées dans une direction parallèle à leur longueur. Ces rouleaux sont montés transversalement sur la pile t, et roulent sans toucher le liquide. En avant de chacun de ces dérompoirs, il y a une paire de cylindres cannelés alimentaires g (f g", h est un guide en forme d'entonnoir par lequel les morceaux ramollis de gutta-perclia passent, après être sortis du vase î^au chaude, entre les cylindres alimentaires g du premier dérompoir /. h' est une toile sans fin, inclinée,-qui tourne sur les deux rouleaux aa } et plonge dans l'eau par sa partie inférieure, tandis que sa partie supérieure arrive au niveau du point de pincement des cylindres ali.