‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 45 sur 85 · PERFECTIONNEMENTS DU GCTTA-PERCHA · texte numérisé non relu

PERFECTIONNEMENTS DU GCTTA-PERCHA

mentaires du dérompoir f . h" est une seconde toile sans fin qui remplit les mômes fonctions vis-à-vis du troisième dérompoir f".

k est un cylindre afflneur à lariics radiales et semblable à ceux dont on fait usage dans les fabriques de papier pour convertir les cliiffons en pulpe. Ce cylindre est mOuté transversalement sur le troisième compartiment f" de la pile, mais aune élévation moindre que les dérompoirs ff f", de manière que la moitié de son diamètre est constamment immergée dans l'eau de ce compartimenta i est une platine disposée pour (pie les lames du cylindre ft, pendant leur mouvement de rotation, viennent en contact immédiat avec les languettes qu'elle porte, de manière à produire par leur rencontre mutuelle une action semblable à celle des ciseaux sur les matières qu'on peut engager entre ces pièces. Le cylindre alBneur. k, de même que les dérompoirs ff f', a une toile sans fin, h'" et une paire do cylindres alimentaires g"'.

tH est tiïi agitateur entièrement immerge dans Je compartitilent i'". ri, une toile sans fin s'ôtendant obliquement jtls'- (Jii'aii fbnd de là pile et partageant ce compartiment t'" c-fi deux subdivisions, rrrrrr, une série de paires de rOtdeatli ftiontés transversalement au-dessus du compartîfneht ;l line élévation' telle qUe les rouleaux Inférieurs tournent dans l'éiiii ét les supérieurs dans l'air, is, Une Série de tables ou banc* placés entre les couples de rouleaux pour soutenir lé gtitta- JJe'rchà dans son passage des uns aux autres.

Le jeit du mécanisme,, eii tact qu'il a été décrit, èst le suivant :

Les cylindres alimentaires g g" g'", les rouleaux qui îbnl tharclierlcs toiles sans (in h h'' h'" et les routeaflxf- rt tournent fous de la gauclie à li droite de la machine, Comme ori

!'a indii|iié dans iTl figure 130; tandis que les dérompoirs f f f, e cylindre afiincur k et l'agitateur ni tournent dans une direction Contraire, tes commandes ou dispositions mécaniques propres à communiquer ces mouvements ont été omises dans 1 la ligure, aÉrce qu'elles ne présentent rien qui ne soit bien connu.

Les dérompoirs et le cylindre afflneur circulent à raison de 600 à 800 tours par minute; mais les rouleaux alimentaires et les toiles sans fin ne marchent qu'avec une vitesse qui en est environ le C°. La première paire du rouleaux rr tourne au taux de 15 à 20 tours par minute, et les autres sont disposés pour produire un étirage ou éteridago sur les matières qui passent entre eux, en faisant tourner une, deux, ou un

plus grand nombre des dernières pièces avec une vitesse plus grande que les précédentes..

A mesure que le gutta-percha brut est amené par les cylindres alimentaires sous l'action du premier dérompoir, il est rompu ou brisé en petits morceaux ou fragments., et débarrassé ainsi d'une quantité considérable de terre et de substances étrangères, le tout- tombant dans la masse d'eau audessous, c'est-à-dire celle contenue dans le compartiment (' de la pile. Là, les matières s'assortissent d'elles-mêmes d'après leur poids spécifique; les morceaux qui consistent en guttapereba pur montent et flottent à la surface de l'-eau, tandis que la plupart des matières terreuses et étrangères tombent au fond,

Dans cet état, la toile sans fin h' attire à elle, en tournant, les fragments de gutta-percha qui flottent à la surface, les charrie et les fait monter entre la seconde paire des cylindres alimenteurs g' établis sur le second compartiment t' de la pile qui les livre au second dérompoir /'''pour y subir de nouveau une opération semblable à celle qui vient d'être décrite, afin de les réduire eu fragments plus petits et de les amener à un plus grand état de purification.

" En flottant à la surface de l'eau du compartiment P, le gutta-percha est transporté sur la toile sans fin inclinée A", aux cylindres alimentaires g", qui le délivrent au troisième dérompoir f" placé sur le troisième compartiment f, qui le brise ou rompt une troisième fois pour le débarrasser enfin de toutes les impuretés qu'il peut encore renfermer.

C'est alors que la toile sans fin h'" s'en empare et le transporte aux cylindres alimentaires g'",- qui le présentent au cylindre afflneur k, lequel,, au moyen des tamis dont il est armé, et de la platine sur laquelle il tourne, le découpe et le hache en une multitude de brins très-déliés qui, à mesure qu'ils tombent dans Teau du compartiment t". sont projetés en avant.dans la direction de l'agitateur m. Or, comme cet agitateur tourne dans une direction opposée à celle dans laquelle est projetée la masse de gutta-percha, iLforce cette matière à plonger dans l'eau et à prendre unaBbute circulaire autour de lui, vers la grande toile sans fin », où il arrive débarrassé de toute la boue qu'il a pu ramasser en passant par les antres opérations.

Ce gutta-percha ainsi lavé est ensuite transporté en avant par la toile sans fin h- à la sérié des rouleaux r r, et en 'quittant la dernière paire, il est enlevé par une toile sans fin o pour être livré à une couple do cylindres presseurs et finisseurs eu métal y et y', ajustés au moyen de vis à une

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distance l'un de l'autre égale a L'épaisseur rte la nappe ou bande dans laquelle on veut que cette substance soit alors comprimée.

Après avoir passé entre les cylindres y et y', la nappe ou bande de gutta-percha est ramenée sur le cylindre supérieur y' } puis sur le tambour de bois tt, alin du pouvoir s'enrouler sur l'ensouple v. Au moment où il est ramené sur le cylindre y' on peut lui adjoindre un tissu ou toute autre matière propre à s'unir avec lui, ainsi qu'on l'a représenté en w, et ce tissu, soumis en même temps à la pression entre le cylindre y" et le tambour u, fait solidement corps avec lui.

L'eau, dans tous les comparlimeiits du bassin ou pile t, doit être employée froide. Lorsque le gutta-percha a une odeur fétide, ainsi qu'il arrive souvent, on mélange à l'eau une solution de soude ordinaire on de chloride de chaux, indiqué dans une précédente communication.

Les appareils perfectionnés que je viens de décrire sont également applicables au nettoyage, â la purification, aussi bien qu'à la préparation des bouteilles de caoutchouc et do jintawan à leur état brut.

Ce mode de purification du gutta-percha, basé sur la pesanteur spécilique des matières hétérogènes, ne nous semble pas devoir remplir entièrement le but que l'auteur se propose d'atteindre en l'employant. Les matières pierreuses, terreuses, se précipiteront nécessairement au fond des auges ; mais ce ne sont pas ces matières qui, le plus souvent, altèrent la pureté du gutta-percha. Ce qu'on y rencontre en plus grande abondance, ce sont des parcelles de bois noir plus ou moins pourri. Assurément ces bois seront coupés par les couteaux, rompus, brisés, pulvérisés entre les cylindres; mais surnageant comme le gutta-percha, ils seront ramassés avec lui par les toiles sans fin, et incorporés par les rouleau* dans la masse. 11 conviendrait peut-être mieux, avant de soumettre le gutta-percha à ce genre de purification de l'amollir, de le pétrir, alin d'extraire plus facilement les bois lorsqu'ils sont encore en morceaux, assez volumineux pour être vus, sentis et extraits; réduits en poussière, il nous parait presque impossible d'eu débarrasser le gutta-percha, et cela, d'autant plus que ces matières ligneuses ou libreuscs ne sont pas plus que lui solubles dans l'eau.

g 2. Dans le précédent mémoire, j'ai recommandé, pour

sulfurer le gutta-percha, d'employer les sulfures métalliques de préférence 'au soufre lui-même, et j'ai annoncé qu'une portion de soufre pouvait être employée pour remplacer une portion égale de sulfure, je considérais cependant l'emploi du soufre comme sujet â objection, à cause de l'odeur désagréable do ce corps et de sa tendance àTefflorescence. Depuis, je me suis assuré que si, à un sulfure métallique, on ajoutait une très-petite proportion de soufre, ou obtenait un meilleur résultat de la combinaison de ces deux corps qua de chacune de ces substances employée seule.

Les proportions que j'ai trouvées être les meilleures dans la pratique sont les suivantes : à 48 parties de gutta-percha, j'ajoute 6 parties de sulfure d'antimoine, ou d'hydrosulfatc de chaux ou autre analogue, et 1 partie de soufre. Lorsque le mélange de ces matières est effectué, je dépose le composé dans une chaudière et j'élève avec pression sa température de 125 à 150° centig., état dans lequel je le laisse pendant un temps qui varie depuis une dumi-heurc jusqu'à deux heures, temps pendant lequel il devient complètement sulfuré, ou, en d'autres termes, métallo-thionisé.

J'applique exactement la môme combinaison de matières que celle qui vient d'être décrite a, la sulfuration du caoutchouc et du jintawan et de la mém^ manière. Dans le mode ordinaire de sulfuration du caoutchouc, il ne faut pas moins d'une partie en .poids de soufre pour six à huit parties de caoutchouc; niais en substituant un sulfure à la dose ci-dessus indiquée, la quantité de soufre peut être réduite à moins d'un cinquantième, tout en produisant un article meilleur.

.Te n'ignore pas que les procédés qui consistent à soumettre te caoutchouc combiné au soufre seul à une haute température, ainsi que diverses autres modiiieations analogues, ont été précédemment mis en usage et publiés en Amérique; mais il est toujours bon de consigner ici ces observations.

§ 3.' Modes perfectionnés pour combiner ^ squfre et les sulfures avec le gutta-percha, ainsi qu'avec le caQutctioifp et le jintQivan.

J'ai dit dans mes précédentes communications que 'ces combinaisons devaient s'effectuer au moment où le guttapercha , le caoutchouc ou le jintayvan passaient à la machine a pétrir; mais maintenant, je trouve qu'on peut y parvenir plus facilement, et d'une manière aussi parfaite par l'un des quatre modes suivants.

à. J'expose le gutta-percha, le caoutchouc et le jintawan, . après qu'ils ont été nettoyés et réduits en feuilles ou nappes,

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