DU CHAPITRE PREMIER
Numéros. Faragrap. Alinéas.
Achard 1 » «
Acides et alcalis 7 » 6
Adhésive (Faculté) du caoutchouc. .6 » 4
(i) Oo trouvera pli» l-iin d'milroi WJfM 4o Uiitoluiwn, fiou» limai miûucnani f*i»sr à U TukmiitlIïD,
ÏÏÉCitfiITULATION ALPHABÉTIQUE. 33
Numéros. Paraerap. Alinéas.
Alcool. 15 » »
Ammoniaque caustique 15,16 » 2
Arbres producteurs du caoutchouc. 2 » a
Baignoires (t. Blanchard et Cabirol).
Ballons. 7 » »
Bandes de 150* (v. Rattier et Guibal).
Barbier et Daubrée, brevetés. . . 15 3 »
Bateau (t. Blanchard et Cabirol). .
Bernard 1 » »
Berzélius 6 » 3,4
Besson 1 » 4
Befcer (v. Exposition 1839).
Blanchard et Cabirol (v. Exp. 18$4).
Bouillant, fab. (v. Exp. 1839}.
Boullanger (v. Exp. 1844). Brioude et Sanrefus (v. Exp. 1844).
Câbles en caoutchouc 4 » »
Champion (y. Exp. 1839).
Canules (v. Verdier).
Coloration Storow. ■ . . . . , , J4 » »
Composition du caoutchouc. . . . '6 » 1,5
— (v. Faraday).
Couleurs 4 » »
Courroies (y- Rattier et Guiball.
Cuir factice (v. Exp. 1844).'
Débitage du caoutchouc jj » n
Densité. !.. : . i ... 6 » j Dissolvants. ......... Xi » »
— Gérard. 15 2 »
Dissolution 7 » p
Emploi du caoutchouc 8 » »
Numéros. Paragrap. Alinéas.
Ether (v. Dissolvants).
Exposition de 1834. 11 » »
Fabroni 1 » »
Faraday (Analyse) ,7 » 8
Feuilles (v. Débitage).
Ficus elastica 2 » »
Fils en caoutchouc (y. Débitage).
— à, tulle (v. Exp. 1844).
— id 8 » 3
Fourney. 1 » »
Fraude & » a
Gagin (v. Exp. 1839 et 1844).
Galibert et Sarraut (v. E. 1839, 1844).
Gomme élastique 1 » »
Gonflement du caoutchouc. ... 7 » 2
Grossart . . . 1 » »
Guérin (v. Exp. 1844).
Gutta-gireck 2 » 3
Hancock 1 » 4
Historique du caoutchouc. ... 1 » »
Importations en 1831. ..... 11 » »
Instruments de chirurgie. .... 14 2 »
La Condamine. i . 1 » »
Laiteux (Etat) du caoutchouc. . . 4 » »
Lampadius 7 » 5
Ledoux (v. Exp. 1839 et 1844).
Liquide (Etat) du caoutchouc» . * 16 » »
tHÊCAPITlfUTlON ALPHABÉTIQUE" 35
Numéros. Paragrap. Alinéas.
Macquer [
Marouzi (t. Exp. 1839).
Makintoch 1
Meynadier (v. Exp. 1839 et 1844)'.
Naphte ... 15
Noms divers du caoutchouc. .. ." %
Owisson 1
Passoires (v. Verdier).
Préparation du caoutchouc. ... 14
Propriétés du caoutchouc 7
Rattier et Guihal 11,12,13 »
Récoite du caoutchouc 3 n
Roxbourg 1 B
Sondes (v. Verdier).
Sophistication (v. Fraude).
Sypbonia cajiucha . . %
Tubes en caoutchouc 7
Térébenthine. . ' 15
Urceola elastica 2
Usages (Premiers) du caoutchouc. . 3
Valmont de Bomare 1
Verdier. ........... 8
Viscosité. . . , 15
fREMIÈRE PARTIE.
CHAPIÎRE II.
CAOUTCHOUC VULCANISÉ.
17. Nous venons de voir dans ip chapitre précédent lè caoutchouc faire son apparition en Europe, et n'étant, pendant plus de cinquante ans, considéré que comme une matière particulière et curieuse;' mais n'étant propre à aucun usage. Puis, peu à peu, prendre sa place dans le rang des matières premières , dont l'industrie pouvait tirer parti. Chaque année on lui découvre une propriété nouvelle; mais les pas des expérimentateurs sont encore incertains, tardifs. Sur les derniers temps, il devient "une mode, une fureur, chacun veut découvrir un moyen nouveau de l'utiliser : la science s'en mêle enfin; on l'épure, on l'analyse, et son usage se répand de toutes parts. A force de travail, la fabrication obtient des résultats inespérés; jl remporte, dans la personne de MM. Galbai etRattier, la plus haute récompense dans les expositions de 1834, 1839 et 1844. Arrivé a ce point culminant, il s'arrête, reste stationnaire un instant. Il semble que tout est dit sur cette matière, que la veine est épuisée et plusieurs voix s'élèvent qui disent il l'industrie : « tu n'iras pas plus loin. » Il arrive, après un temps mort, un' moment de' décroissance. On reconnaît qu'on a été trop loin, qu'on a employé le caoutchouc à la fabrication d'objets pour lesquels il est impropre ; que les instruments de chirurgie, les sondes, les pessairos, les ceintures, ne peuvent en être faits, que les rouleaux d'imprimerie doivent retourner a l'emploi de la mélasse et de la collo-forte, quo les courroies mécaniques en caoutchouc sont piomptement trop lâches et glissent sur les poulies, que les étoffes qu'il rc- i couvre sont lourdes et poisseuses, que ses dissolutions ont j une odeur nauséabonde, etc., etc. En vain l'industrie redpu- ' fale d'activité, déjoue les sophistications, c'en est faiL la marche rétrograde commence, Ofi s'arrètera-t-elle? Elle n'ira pas plus loin en arrière, elle va au contraire faire des pas de géant en avant : déjà elle a' laissé bien loin derrière elle son niveau de 1844, et niaintenant il faut répéter, mais Cette fois ' en parlant de ses progrès ; Où s'arrètera-t-elle?
Une seule découverte a produit ce changement inattendu, ■ inespéré; c'est la vulcanisation. . .
18. En 1843, le 9 septembre, M. Thomas Hancock annonce , le premier qu'une feuille de caoutchouc, plongée, dans du soufre en fusion en absorbe une portion, et, on mémo temps,
CÀOCTCHOITC VULCANISÉ. 37 éprouve des changements importants dans la plupart de ses propriétés caractéristiques. Uni au soufre, il n'est plus affecté par les variations de la température, le froid ne le durcit pas, la chaleur ne le ramollit plus : pourvu toutefois .que cetta chaleur ne soit pas telle qu'elle puisse le corroder, le liquéfier, le détruire. Les dissolvants du caoutchouc ordinaire sont sans action sur lui ; son élasticité est de beaucoup augmenlée, son adhérence est beaucoup plus forte; mais il a perdu sa propriété adhésive; il faudra lui donner les formes voulues avant son mélange avec le soufre ; car une fois ce mélange, opéré, il ne se recolle plus de lui-même, il faut un agent intermédiaire.
19. Bientôt on découvre qu'on obtient le mémo effet, la. vulcanisation , en pétrissant le caoutchouc avec du soufre, au moyen de rouleaux de compression, ou bien en le dissolvant . dans l'essence de térébenthine et le naphte, et y mêlant une quantité suffisante de soufre.
Le caoutchouc vulcanisé fut soumis a des épreuves décisives. Une sphère pleine, de Gî"" 11 ^ de diamètre, après avoir ét6 comprimée sous un laminoir, dont les cylindres avaient un, ecartement de (î mm .5, reprit exactement sa forme première sans aucune trace de sa compression.
Un tube de caoutchouc vulcanisé, de 57 centim. de diamètre, enfermé dans un cylindre de même calibre intérieur, fut soumis à une pression de 200,000 kilog. Il se dégagea beaucoup de chaleur, et l'immense élasticité de la substance lança en arrière, avec une violence terrible, un volant pesant 5 tonnes (5,000 kilog.) qui avait servi à faire l'expérience.
20. Le dégagement de chaleur du caoutchouc soumis à une compression, est une propriété que possèdent aussi l'air et les métaux; il y a cependantune différence en ce que la température de ces dernières substances ne s'abaisse pas par la réaction. SI. Brokcton dit avoir élevé de 2° la température de 62B r .5 d'eau en 10 minutes, en recueillant la chaleur dégagée par l'extension de fils de caoutchouc. Il présume que cet effet est dù au changement dans sa pesanteur spécifique, il prétend que cette chaleur ainsi produite ne provient pas du frottement, parce qu'il y a la même quantité de frottement dans la contraction comme dans l'extension de la substance, et que le résultat de cette contraction est de ramener le caoutchouc sur lequel on agit ainsi à son état normal do température.
Voici, d'ailleurs, le résultat des travaux de H. Hancock,
Caoutchouc,
Perfectionnements apportés dans le iraitement du caoutchouc, par Thomas Hancock.
21. Ils consistent dans les moyens d'enlever au caoutchouccette -viscosité et cet état glutineux qu'il prend par une élévation de température, et à lui enlever cette tendance à devenir dur et raide par le froid, à se ramollir ou se décomposer par l'effet de la chaleur et le contact des huiles et matières grasses.
5 i M. Hancock combat la viscosité au moyon du silicate de magnésie, ou talc tamisé, qu'il incorpore avec le caoutchouc, soit par la pression au moyen de cylindres, soit à froid, soit à chaud ; manipulation qui doit être continuée jusqu'à ce que l'effet demandé soit obtenu.
6 2. Il mélange parfois au talc, pour les objets qui a exigent pas une aussi grande perfection, une certaine quantité de chaux lavée ou de terre à foulon aussi séchée et tamisée. S'il veut obtenir une coloration quelconque, il ajoute des poudres colorantes mélangées uniformément ou suivant des dessins donnés. Pour la teiuturc noire, il emploie l'asphalte seul ou bien combiné avec le taie, tous deux tamisés ; ou bien encore, mais on obtient seulement la couleur brune, en substituant la plombagine à l'asphalte. On obtient le même résultat en dissolvant l'asphalte dans le naphte de houille : en se servant du naphte .pour amollir et étendre le caoutchouc.
Les substances ci-dessus indiquées affaiblissent plus ou moins les propriétés élastiques du caoutchouc ; on peut même, avec le talc, les faire disparaître entièrement; mais, en étudiant les proportions on peut arriver à un degré d'élasticité déterminé. , , ■, ■
6 3 M. Hancock, pour empêcher le caoutchouc de se durcir au" froid et de se ramollir à la chaleur, et de se décomposer par l'etfet des huiles et des matières grasses, combine le soufre avec le caoutchouc. Cette combinaison, il la fait de plusieurs manières. Il lait fondre dans un vase une certaine quantité de soufre, maintenu à la température de 120 à 130 decrés centigrades, il y plonge le caoutchouc roulé en feuilles ou ayant reçu préalabicment les formes voulues, et l'y laisse jusqu'à ce que le soufre l'ait entièrement pénétré, ce dont il s'assure en coupant quelques petits morceaux. Lorsque le caoutchouc est pénétré, il le retire du bain, et enlève, en le grattant, le soufre fixé sur la surface. Assez ordinairement, le caoutchouc absorbe le soufre d'un sixième à un dixième de son poids. Ce caoutchouc ainsi combiné avec le soufre pos-
CAOUTCHOUC VULCANISÉ. 39.
sede les qualités qu'on a voulu lui donner : il a perdu celle de l'adhésion. On peut aussi opérer cette combinaison du soufre avec le caoutchouc, soit à froid, soit à chaud, en opérant de môme manière que pour le talc, ou bien encore en saturant de soufre l'essence de térébenthine ou ses autres dissolvants.
§ 4. On peut combiner simultanément le talc au caoutchouc déjà saturé de soufre.
Le caoutchouc , après cette combinaison ainsi opérée, est tout aussi soluble qu'avant et n'a pas encore éprouvé la modification que M. Hancock veut obtenir. Pour y parvenir, il plonge le caoutchouc dans le soufre fondu, comme on vient de le. dire, et il élève la température à 150 et môme à 185 degrés centigrades, en le maintenant immergé suivant l'épaisseur du caoutchouc ou le degré de modification qu'il veut obtenir. Une feuille de caoutchouc de l n,ln .5 d'épaisseur est modifiée dans l'espace de 10 à 15 minutes dans du soufré chauffé de 150 à 175 degrés centigrades ou dans50à >ô0 minutes si le soufre n'a que 150 à 160 degrés.
Au delà de ces termes le caoutchouc prend une couleur foncée et perd une grande partie de sa ductilité. Plus loin encore, il durcit, noircit et prend les caractères de la corne.
§ 5. Le caoutchouc seul ou combiné, éprouve, par l'effet des températures ci-dessus indiquées, une modification telle que sa force élastique est de beaucoup accrue, qu'il n'est plus sensible au froid ou à la chaleur et que ses dissolvants ordinaires n'ont plus d'action sur lui.
Quand le caoutchouc n'est pas seul, mais bien étendu sur des étoffes ou combiné avec elles, on fait passer ces étoffes sur des plaques ou entre des cylindres chauffés à la température voulue pour opérer la modification, qu'on peut varier suivant l'épaisseur, l'état et la condition des objets qu'on fait passer ainsi, et l'on peut aussi faire usage, pour cet objet, de fers chauds, d'étuves, de poêles, dont ou prolonge le contact et l'action en raison de la grosseur, de l'épaisseur. On peut aussi plonger les objets dans l'eau et la vapeur dont on élève la température au degré voulu et en employant en môme temps une pression suffisante.
§ 6. On donne au caoutchouc un poli, une douceur, un aspect agréable, si on môle une petite quantité d'huile de lin, de stéarine ou de spcrmaceti, avec le soufre employé dans ia combinaison.
Si, pour lui rendre sa propriété adhésive qui permet de le souder sans intermédiaire, on veut ramener le caoutchouc à l'état antérieur à la combinaison, on emploie les dissolvants
connus du soufre, principalement le sulfate de soude dissous dans l'eau qu'on tient a une température de 90 degrés centi- 1 grades. Un peu plus tin peu moins.
Gazomètres.
§ 7. M. Hancock a construit dernièrement pour la ville de Mexico, des gazomètres en caoutchouc qui méritent d'être signalés. Comme il est impossible de trouver dans cette 'ville un ouvrier pour assembler des feuilles de tôle et en faire des gazomètres, qu'il eût été très-dispendieux d'y envoyer des ouvriers anglais pour cet objet, on a songé à substituer au fer de la toile rendue imperméable par le caoutchouc, et l'expérience de l'habile manufacturier qu'on vient de nommer a été appelée en aide pour réaliser ce plan. Les récipients ainsi fabriqués ont 12 pieds anglais de diamètre, 15 de hauteur, et sont formés de deux épaisseurs de forte toile collées ensemble avec une solution de caoutchouc. Des anneaux de 3/8 de pouce, en fer rond, ont été introduits dans les parois à des distances d'un pied entre eux, alin de maintenir la forme circulaire, et le tout, lorsqu'il est replié, présente un disque de 12 pieds de diamètre et quelques pouces d'épaisseur. C'est sous cet état que ces gazomètres seront transportés à destination. Chacun d'eux a coûté 55 livres slerl., ou 8 pence par pied cube de capacité, somme de beaucoup inférieure à celle d'un gazomètre en métal de cette dimension et de construction ordinaire en Angleterre.
Suite des communications de M. Th. Hancock.
22. Les perfectionnements que je propose consistent dans la fabrication d'articles, soit en caoutchouc seul, soit en caoutchouc combiné avec d'autres substances, et aussi à donner et assurer à ces articles des formes ou des profils spéciaux et permanents, à fabriquer des produits perforés, des produits qu'on peut gonfler d'air ou vésiculaires, et enfin à produire certains composés de caoutchouc avec d'autres substances.
§ 1. Je dirai d'abord que, dans ces composés et dans la plupart des articles compris dans cette description, j'emploie le soufre et la chaleur de la manière décrite dans l'article précédent, procédé qu'on désigne aujourd'hui sous le nom de volcanisafion, et pour abréger je me servirai constamment de. ce terme, soit en l'appliquant au procédé entier, soit seulement pour compléter ce. procédé par la chaleur lorsque le soufre a déjà été introduit dans le composé, j'entendrai tou>
CAZOMÈTItE. 41
jours l'une quelconque des combinaisons comprises dans cette description qui paraîtra respectivement la plus convenable pour remplir chaque but eu particulier.
Quand on travaille ces composes pour en faire des articles qui exigent une forme ou un profil permanent, ou fabriqua ces articles dans ou sur des formes, des moules, des plaques ou des surfaces gravées, des modèles; en pressant, adaptant, ajustant ou moulant ces composés, préalablement préparés en feuilles, planches ou autrement, ou bien sur ou dans des moules ou formes, et y laissant les articles pendant qu'on les expose à la volcanisation qui fixe d'une manière permanente leurs formes respectives.
Afin de s'opposer à ce qu'ils adhèrent aux moules, on emploie du silicate de magnésie qu'on y répand en poudre après l'avoir mélangé à. de l'eau qu'on y applique au pinceau, soit au moule, soit au composé, ainsi qu'on le juge préférable.
Dans quelques cas, il est convenable d'enlever les articles des moules avant de les volcaniser, cas dans lesquels ou les soumet, un peu avant de les retirer, à une température qui varie de 105 à 110 degrés centigrades, suivant la dimension et le volume de l'article, température qu'on produit de préférence au moyen d'un bain d'eau ou de vapeur soumis à une pression suffisante. Quand ils sont refroidis on les enlève des moules et on les volcanise ensuite pour rendre les formes permanentes. On peut avoir recours au même procédé pour obtenir des surfaces ornées avec des moules quand on emploie du caoutchouc sans volcanisation.
§ 2. Quant aux articles d'un volume peu considérable, on prend des feuilles composées de caoutchouc seul, on les imprime avec des moules, comme il vient d'être dit, on les retire des m'oules et ou applique à leur surface une solution étendue de caoutchouc contenant une grande proportion de soufre : ou bien, on les frotte avec du soufre en poudre et sec, on les plonge dans un bain de soufre, ou bien, enfin, on sature un dissolvant quelconque du caoutchouc avec du soufre et on l'applique comme une peinture sur ces articles, qu'on volcanise après la dessiccation. Les mêmes procédés peuvent être suivis pour faire des articles identiques dans des moules avec des solutions de caoutchouc seulement.
Si le dissolvant employé- est préalablement saturé à dosa forte de soufre, a une température de 150 à 160 degrés, ces articles seront suffisamment volcanisés pour quelques applications sans pousser plus loin le procédé; mais il vaut mieux appliquer la chaleur postérieurement.
§ 3. J'emploie parfois une solution de caoutchouc ou de
caoutchouc ramolli et amené à la consistance plastique, par l'addition d'une petite proportion de dissolvant, en y mélangeant un peu de soufre, puis je verse la solution ou je comprime la matière plastique dans des moules, formes ou modèles, je laisse sécher et je vulcanise.
Les solutions les plus fluides sont les meilleures avec les moules creux dans lesquels on les verse en quantité suffisante pour couvrir toutes les parties. Alors on laisse égoutter la solution; on plaça les moules dans une étuve, et lorsque cette première couche est sèche, on répète l'opération jusqu'à ce qu'on ait obtenu l'épaisseur désirée , et, quand le tout est parfaitement sec, ou vulcanise. S'il est nécessaire on fait les moules de plusieurs pièces, ainsi qu'on le pratique communément. Dans quelques circonstances, ou fait les figures sur ou dans des parties séparées du moule, on soude ces portions ensemble, on remet la pièce entière sur ou dans les moules et on volcanisc.
Dans d'autres on donne la première couche avec la solution et on épaissit des portions ou la totalité de la pièce, avec la matière plastique dont il a été question ci-dessus.
§ 4. Au lieu des moyens précédents, il m'arrive parfois de faire de ces ligures un composé tàbriqué en feuilles de l'épaisseur désirée et de les souder suivuntla forme du moule : quand c'est pour un article creux je ménage une ouverture et j'opère une pression intérieure, au moyen d'un robinet qui me permet d'admettre de la vapeur ou de l'air pour faciliter le moulage sur le modèle, et je l'ais persister la pression pendant les procédés de volcanisalion. 11 m'a'rrive aussi dans quelques cas, au lieu de vapeur ou d'air, de remplir l'intérieur de fa figure avec du mercure ou tout autre métal entrant en fusion à la température employée à la volcanisalion de l'article, attendu que la pression, dans ce cas, s'obtient bien simplement par le poids même du métal.: les feuilles de composé formant la pièce creuse doivent, du reste, être minces proportionnellement, et il est nécessaire de faire de petits évents pour que l'air puisse s'échapper entre les parois du moule et l'article en moulage (1).
Toutes les fois qu'il faut appliquer une forte pression, j'ai trouvé qu'un moulage grossier et approchant de la forme du moule suffisait avant d'introduire la pièce dans celui-ci, et
* (i) Haut ranccYODi la possibilité do cette opération aiec lu mercure qui mie ilqulils, mai. non otùc Ici mÊlaui qui ie firent et qu'on ne pourrait plut faire tortir de: «cm, la clmlmir de la mlcanijalion devant difficilement «ufùrc j lu liquéfaction de roajaei wuilderablei.