‹ Nouveau manuel complet du fabricant d'objets en caoutchouc, en guttapercha et en gomme factice suivi de documentsChapitre 58 sur 85 · BU · texte numérisé non relu

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ailla. ■: * îS

Caoutchouc. • • • 0 05

On trouvera d'ailleurs au chapitre des tissus Imperméables des combinaisons diverses qu'on pourra expérimenter ot modifier suivant (|iiu l'expérience le prescrira, pour parvenir à un do?ré plus éminent de perfection. Nous le répétons, chaque l'i I .rir-int a son faire, sa recette : ici, la manutention, 1 expérimentation, jouent le rôle important, on ne parviendra jamais de prime-saut à faire une gomme factice irréprochable ; il faut de nombreux tâtonnements, des épreuves patientes et variées, tant pour les mixtions que pour les degrés de rui"suii, et pour la température à maintenir dans les etuves ,lr «mi». C'est le thermomètre à la main, qn on arrive, en calculant bien le temps, à obtenir U110 cuisson, un séchage convenables, alin que le ponçage et le lustrage produisent tous leurs effets, et que les instruments arrivent chacun, sans se ternir se Priser ou s'Écailler, lorsqu'ils sont soumis a l'usaee au ilcero de durée, de rigidité ou de souplesse que le chirurgien attend d'eux. Nous allons dire comment on euqiloie ta eomnic factice, et, en décrivant quelques-uns des objets qu'elle produit, nous entrerons dans queleroes' détails sur leur fabrication.

'CHJHAUX.

Ml

Urinaux.

La figure- 154, pl. 4, représente l'urinai plat ordinaire. Co récipient est fait en drup cousu sur les eûtes. On en fabrique de plusieurs grandeurs et largeurs: celui que nous avons sous lesyeuxestle plus grand modèle. Ses dimensions exactes sont : hauteur, 0™. 28 ; pourtour pris sur la ligue a, 0»>.23 ; pourtour à la ligne ponctuée 6, 0 m .l5 : épaisseur moyenne des parois, (K 00275.

La ligure 155 représente le même objet vu sur la tranche.

La ligure lôG est un étui percé au fond qu'on nomme gorge en terme de fabrication. Cette gorge s'engage dans le col de l'urinai ; sa longueur est de 0 m .l ; sa grosseur proportionnée a l'urinai dans lequel elle doit entrer à pression libre, jnsques au renflement du rebord qui entoure l'orilice. On peut se passer de celte gorge ; mais elle offre plus' de facilité pour le nettoiement et elle est en outre nue garantie contre les rejaillissements, lorsque l'urinai est porté par une personne exposée aux cahots des voitures ou tons autres. Certains urinaux communs n'ont pas d'issue par en bas ; on les vide en les renversant. Cette disposition est peu commode, et la petite augmentation de pm qu'occasionne l'issue inférieure c dont il sera parlé plus bas offre de si grands avantages, qu'il vaut bien mieux, pour en jouir, subir un prix un pêu plus élevé.

Pour construire cet ûrinal et les antres dont il sera parlé plus loin, ainsi que le spéculum, les cornets acoustiques, les pessaires, les bandages, etc., on emploie du drap, du feutre ou toute autre étoffe selon le besoin. L'urinai est construit en drap. Ou le taille suivant le modèle, et on fait les coutures sur le coté. Ces coutures doivent être, autant que possible, faites sans rendements nj bourrelets, et doivent être conduites de telle sorte que le large a, fig. 151, puisse faire la poche. Le bâti ainsi préparé, la poche est remplie de sable, ou mieux, de gros sel gris ; puis on fourre dans ce sel, le comprimant fortement , un mandrin on bois rond de la grosseur du col b. Ce mandrin en refoulant le sel fait prendre au drap ta forme convenable. 0:i eiffluit alors, a l'extérieur, le drap avec de l'huile siccative, mise <:n assez grande abondance pour qu'elle traverse bien l'étoile qui doit eu être enduite tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. On porte alors l'urinai a l'étuve pour sécher cette première couche. On doit faire en sorte que la pièce soit suspendue, hors de tout contact avec les autres pièces ; à cet effet, on y a fixé de petits / #Qpfaet8 (ji-4e-(fer qui servent % la suspendre à une tringle*

343 deuxième Pxn-iE.

horizontale destinée h tenir suspendues toutes les pièces qu'elle

peut supporter. ^

. Assez ordinairement, trois jours, -'et trois nuits suffisent pour sécher la couche, lu thermomèli-o marquant 25° ccritïg. Quand cette première couche est sèche et durcie, on en donne une seconde; cm fait sécher; puis une troisième, ta dernière! couche étant sèche, avant de passer. 'lux couches subséquentes* on pierre. Los ouvriers désignent par ce moi l'action de frotter l'objet avec une pierre de ponce qui erilèvé les aspérités et inégalités de l'extérieur.

La bonne pouce est légère 1 , blanche, soyeuse dans la cassure, filandreuse dans les yeux.

Après ce premier ponçage, on applique une' nouvelle cou4 cbe ; on fait sécher h l'étuve, on (lonnc une seconde couché et ainsi de suite, en faisant toujours sécher, et toutes les trois couciics, ou ponce. Les personnes étrangères à cette fabrication ne peuvent se figurer quels soins, quels remaniemenfs' exile un objet qui est vendu à un prix si modique. Il fauÉ environ 50 couches successives, toutes sécbécs une ï'nnc'â poncées de trois en trois, pour que l'instrument- soit arrivé* au point où il est remis entre les mains des polisseuses à'nbo.rd, et puis entre celles des garnissent lorsqu'il y à lieu J tel instrument que ce soit, fait en gomme factice, exige toujours près de trois mois pour être prêt à être livré.

On polit en donnant d'abord un bon ponçage, puis en lustcint avec la ponce broyée réduite en poudré impalpable.

' Le mandrin est pnrfois fractionné en plusieurs morceaux^ les uns, ceux qui appuient contre les cGtés dii ventre, afc fertent la forme de segments allongés, celui du milieu forma Coin et est inséré avec force entre les segments. Que l'on ait agi d'une ou d'autre manière, lorsque l'objet est poli et lustré, on retire les mandrins. Si on a cmjiloyé le gros sable, on fait tomber, en les grattant avec un râcloir fait exprès, tes grains qui sont adhérents a l'intérieur; si on s'est servi du gros sel, après avoir retiré tout celui qui n'adlièro point, on verse de l'eau dans le récipient, les grains adtuVrenfs fondent, et tout l'intérieur est dégagé.

Quant à la fcrmelnnrétniirhe .le l'issue c, eile no se fait qu'en dernier; les ligures lô3, lb'J et ICO nous servJroilt 4 la faire, comprendre. On perce avec un Fer chaud, dii pli" tout a titre moyeu, un manchon massif que l'on a réservé en saillie sur îa partie médiane et inférieure de l'urinai, et l'on visse a- force dans l'ouverture pratiquée line vis en étain

Un, enduite de gomme. Cette Vis, représentée grandeur d/esé^

SEBCUL». 343 cution, ainsi que les figures 158 et 160, dépasse de quatre oi( cinq filets lo fond du récipient, et est forée au centre d'un , troh alésé pouvant recevoir lo bouchon fig. 1D8, aussi en étain, et y entrant à pression suffisante ; puis, lorsque ce bouchon est en place, on visse sur les lilets saillants au dehors, l'écrou, fig. 160, affectant la forme d'un dé a coudre. Si malgré tons ces soins, il se manifestait quelque infiltration, ou bien encore, si elle survenait après un long usage, on y remédierait aisément en enduisant le bouchon, la vis et l'-écroil d'un corps .gras; ou bien encore en taillant une rondelle de cuir souple qu'on ferait entrer en collerette sur la vis extérieure jusqu'à ce qu'elle vint plaquer contre le fond de î'uriiial et en comprimaut ce cuir avec la force de l'écrou de manière à rendre l'issue parfaitement obturée.

La ligure 157 est la représentation do profil d'un autre urmalj dit PolichiwUe. Tout ce que nous venons de dire relativement à l'urinai simple lui est entièrement applicable ; mais on ioncoit que le mandrin ditïere. Il est composé do plusieurs ttlèzes, comme les embouchoirs do bottes, qu'on emploie concurremment avec le sel gris. Col urinai est garni de rubans de soie qui servent à fixer les attacher q, qui forment dûs boucles dans lesquelles passo la ceinture qui suspend l'ensemble, La forme de cet urinai permet de le dissi-; ululer a ce point qu'il ne fait aucuno saillie siir le vôternent extérieur.

La figure i61 fora comprendre comment on établit l'urinai pour, femme : ce que nous venons do dire .nous dispense d'entrer dans aucun détail sur sa fabrication. La partie inférieure, le vase, est remplie de sel, la cuvette supérieure est mandrinée sur alèses do bois; maintenues par la clef en coin qu'on, insère au milieu^ les rubans a a servent a tenir le tout suspendu et juxtaposé, et sont liés autour de la tailla et forment ceinture.

Les issues inférieures,- dans ces deux derniers récipients, sont fermées par le mémo moyen déjà décrit, lors de la description, de l'urjnal simple : elles sont également cotées ce ,daiis ces deux figures.

Spécula.

- La figure 162 est un spéculum droit; celle 163 un spéculum coupé, incliné, afin de permettre plus aisément l'inspection des parois latérales. Leur longueur et la grosseur sont arbitraires; ceux qui ont servi de modèle, avaient environ 22 centim. de longueur; quanta la grosseur, oh comprend «gu'èlle est fctut-àcfaH facultative, devant être appropriée i

la destination. Ces instruments sont faits sur mandrins as- ^eortis : on fait des spécula à miroirs, à réflecteurs, etc. Ils

ne se rapportent à l'objet de notre ouvrage qu'alors qu'Us , sont recouverts en gomme factice.

Cornels acoustiques.

La figure 164 donnera l'idée du la forme affectée pour les cornels acoustiques. Nous en avons trois sous les yeux, un grand qui a 0 m .25 de longueur totale sur un décimètre do pavillon; un moyen qui a 0'".15 de longueur sur 0 in .O6 de pavillon; et enfin un petit, qui aï)" 1 .09 surO m .04 de pavillon. Toute dimension peut être donnée à cet objet, suivant l'exigence de la commande^ 11 semble, au premier aperçu, qu'il n'y a rien de plus facile à exécuter que cet instrument, et pourtant les personnes sourdes distinguent des bons et des mauvais cornets, les uns amenant le son plus clair et mieux perceptible' au tympan, Cette différence provient de l'inclinaison du eè-nc. On a cru remarquer que le cône dont l'épanouissement constitue le pavillon, doit être beaucoup plus ouvert dans les porte-voix, les trompettes, et autres instruments destinés à émettre le. son ; mais qu'il doit l'être beaucoup moins dans ceux destinés à le percevoir et a l'amener dans l'oreille. Ainsi donc, un bon fabricant est obligé do calculer l'inclinaison de l'angle formé par le périmètre de la base du cônti avec le sommet; il est un tenue précis dont il n'est pas permis de beaucoup s'écarter; en général, cet angle doit être, pris au-dessus de l'évasement du pavillon, de 5 degrés.

On fait des cornets acoustiques en toute antre matière, mais nous n'avons pas à nous en occuper : il suffit de dire que ceux eu gomme sont légers, propres, commodes et d'un prix inférieur aux autres.

Bandages.

La série des bandages est infinie; chaque fabricant s'ingénie a trouver mieux que n'ont t'ait ses confrères, et l'état de ■ bandagisle est une spécialité en dehors de notre cadre. Nous ne devons nous occuper que des bandages on gomme factice. (Voyez le n° 42, l rc partie, chap. 2.)

La ligure 105 représente, le bandage simple. Nous ne donnons pas de mesures parce qu'on fait ce bandage de toutes grandeurs, de ioute force de compression, suivant l'âge et le sexe du malade.

a, lanière en buffle on basane épaisse, percée de trous espaces, destinés q, allonger, ou. raccourcir le ^doge s'en-

rESSAIRES.

pigeant dans les boutons c, dont un seulement est* visible dans la figure, b -, le ressort du bandage; ce ressort est ou acier, recouvert du tissu dont il sera parlé plus bas lorsque nous en serons au\ sondes et bougies; il maintient les boutons c qui sont rivés sur les extrémités, d est la pelote. Cette pelote est composée à l'extérieur d'une plaque métallique, faisant partie ou bien fixée après le ressort, et à rintéric-uç d"'un tampon rembourré en matières filamenteuses et élastiques, telles que laine, chanvre liaclié, raclure de baleine, tournure de corne, liège en poudre ou autres ; le tout recouvert de tissu. On fait imjuie des pelotes en bois recouvert en drap et gommées ensuite. C'est sur lé tissu qu'on applique la gomme factice, ainsi qu'on l'a vit plus baut, par couches successives.

La figure 166 est le bandage a double tige et pelote : ço qui vient d'être dit du bandage Simple est applicable au bandage donhle, qui porte déni" lanières a b, au lieu d'Une, et' qui se rallonge également ou se raccourcît selon qu'on fait clitfér' les boutons c c dans tels on tels trous. .

La figure 167 est le bandage ombilical. Ce qui distingue ce bandage des précédents, c'est la petite pelote 0 formant protubérance sur la pelote d, qu'on tient en général d'un diamètre supêriour à celui des autres bandages. Il se ferme et Se. resserre par le même moyen de la lanière a. Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets daus les trois bandages.

tl : Serre-bras.

Là figure 16? est le serre-bras, ou plaque à Gquière. Ella se compose d'une épaisseur de drap fort enduit de gomma factice, et traitée comme jl a été dit plus haut ; puis bordée avec un galon de soie. Sur cette plaque b est cousue, dans le galon, une. traverse en cuivra blanchi ou en fer-blanc >■ portant sept trous à boutonnières, et renflée , afin que la tètû du bouton c puisse passer et glisser en dessons ; la sangle a, faite en tissu élastique et terminée par un moraillon en gui-vre blanchi, portant le houton e et cousu sur la sangle, fait le tour du bras et est fixée à la pression convenablo par l'introduction du bouton c dans Vuh des (Billets de la traverse. Une petite patte en soie ou en peau souple d sert àqpéror eette fermeture.

Pessaires.

. La Série des pessaires est considérable : nous en avons dessiné cinq , et nous pensons que, par ces cinq figures seulement l'eaâômble dû la fabrication sera facilement saisi.

On fait des pessaires en ivoire, en come, en caoutchouc (Voyez n» il, lro pai -t. 3 chap. 1 et'fjg. 42, 43, 45, etc.)- Mais les pessaires tournés sont trop durs, ceux en caoutchouc ne sont pas encore tuiiversi-lleiiient adoptes, tant s'en faut, tandis qu'il se fait un immense débit de ceux en gomme factice. Nous devons nous eu occuper.

1° La ligure 161) est le -pessaire rond, ordinaire. Ses dimensions sont variées à l'infini, et eliacun concevra qu'il en tloit être ainsi. Sa forme est celle de ces coussins que les gens habitués à porter des fardeaux sur la tète, nomment torche. La renilurc est égale en dessous comme en dessus. Le pessaire est fait en drap bourré, comme les pelotes des bandages , de matières molles ou élastiques , la couture faite dans le trou central.

2° La figure 170 fera comprendre quelle est la forme du pessaire ovale ordinaire; il ne diffère du précédent que par sa forme elliptique, que certaines personnes préfèrent.

3° Ces pessaires ronds ou ovales se font quelquefois à mvetie. On leur donne ce nom lorsqu'ils ne sont bombés qued'un seul côté, on dessus, et qu'en dessous ils sont déprimés de manière à représenter effectivement une petite coupe qui serait percée au centre. Il parait que dans certains cas ces pessaires, qui affectent, à peu de chose près, la forme représentée par la figure 17G ci-après expliquée, à l'exception que le trou central"cst percé de part eu part, sont rendus nécessaires par certaines conformations et dans certains cas.

4° Il existe encore un autre pessaire elliptique déprimé de chaque côté et offrant à peu prés la configuration d'un 8, dont il a pris le nom. On Je fait aussi ci émette comme ceux ci-dessus mentionnés. Nous n'avons pas pensé qu'il fût nécessaire de le dessiner : chacun pouvant s'en faire une idée suffisante. „

5° La figure 171 représente le pessaire dit en bonaon. Deux petites boucles en fer d revêtues de gomme servent a y passer des cordons pour le retenir ou pour l'extraire, si on pouvait concevoir la crainte qu'il n'entrât trop avant, et qu'on eut de la peine it l'extraire. Ce pessaire peut être fait à tige,, comme- nous allons le dire, et même à tige en T.

6° Le pessaire rond, ordinaire à tige simple et à, tigo en T. La figure 172 en donnera l'idée. Cette tige a est faite en fil-de-fer, recouvert de tissu et fortement gommé. L'ensemble du pessaire à fige ressemble aux pessaires en ivoire. Il est moins rigide, rend le même service, est moins lourd et d'un prix bien moins Oltive. Lus pcesaircs elliptiques ijt en S

SOXDES OH CATHÉTERS. S 47

peurcnt également être faits à tige simple ou en T. Ces tiges s'appliquent «gaiement à tous lus pessaires à cuvette.

1° La figure 173 représente le pessaire ovale à tige en T. Ce que nous venons de dire nous dispense d'entrer dans d'autres explications sur ce qui le concerne. | 8° La figure 174 est nu petit instrument qu'on nomma suppositoire. Les branches ou cornes a a sont faites en lit métallique- recouvert comme nous venons de le dire en parlant des tiges ordinaires et à T.

9° Il existe encore une inimité d'autivis variétés que nous passons sous silence, parce qu'elles ne sont pas d'exécution courante, et que l'on ne les fait que sur demande et dessin exprès ; le bilboquet est de ce nombre : il ressemble au bondon, fig. 171, mais il est plus {vidé eu dedans et de manière à représenter la forme de la cuvette du bilboquet, dont il a pris le nom. On en fait à tige simple ou à tige en T. Bouts de sein.

La figure 175 représente le bout de sein ordinaire : il est fait en drap. On le tient flexible afin qu'il s'applique Hermétiquement eu prenant bien ia forme convonaMc.

La figure 176 est nommée garde-lait. Son nom et sa configuration indiquent assez l'usage auquel il est destiné.

Sondes ou Cathéters.

Les sondes, ou cathéters, sont faites sur mandrins en fer, en tissu de coton, laine, chanvre ou suie; selon leur finesse, et aussi selon leur prix de vente. Ces tissus, produits du métier à .lacet ou à cravaches, sont d'autant plus fins, que le fil employé a leur confection est fin. Le plifs communément, c'est le coton filé qu'on préfère à cause de son bas prix. C'est aussi lorsque la sonde est sur son mandrin qu'on donne les couches de gomme qu'on fait sécher «t qu'on polit. Ces couches s'appliquent à la main; jusqu'à présent, toutes les tentatives qu'on a pn faire pour remplacer la main soit par l'immersion, soit par la brosse et le pinceau, n'ont pas donné des résultats satisfaisants, il a toujours fallu lu maniement, le sentiment de la main.

1" La figure 177 représente une do ces grosses et longues sondes qu'on nomme œsophagiennes, parce qu'elles sont destinées a être plongées dans l'œsophage soit pour y ingérer les boissons ou les aliments dans les cas d'obstruction, d'inilammation, de paralysie du larynx ou autres parties adjacentes. Les longueurs de ces sondes varient un peu ainsi que Jewr largeur; celles qua nous avons sous lès yeus ont ; la,

348 ' CBUKlfeMB PARTIS,

plus' grande. 0">.7 de longueur ; l'autre 0».62. Leur grosseur varie entre 0™.034 de pourtour, ou O.01133 de diamètre lorsqu'elle est bien ronde, et O^O^S de'pourtour, ou Otf.OOSG diamètre.

On ne fait pas toujours entrer un seul tissu dans l'établissement de ces sondes. Lorsqu'on n'en met qu'un, il doit être lait m fil sros double on en trois et très-serré ; mais le plus souvent, pour les sondes de prix, on met plusieurs tissus fins les uns après les autres : nous avons entre les mains une soude dans laquelle il est entré trois tissus superposés.

Ces sondes, qui font l'entonnoir par le haut, sont percées par le bas 'de deux trous elliptiques a 6 opposés , mais non On regard, puisque l'un est plus rapproché du bout, et l'autre plus éloigné d'un ou deux centimètres. Ces trous, qu'on nomme yeux, sont pratiqués de diverses manières, et le priv de l'instrument éprouve une modification suivant la manière employée pour le percement.

La manière la plus simple, la plus prompte et la moins coûteuse, est de pratiquer ces trous avec un fer rouge ; mais "alors la gomme est roussie au pourtour de l'œil, surehauU'ée et rendue cassante dans toutes les parties qui avoisiuent cet œil, ce qui est un motif de rupture de l'instrument à ee même endroit qui a perdu de sa souplesse et de sa flexibilité. Aussi les sondes à yeux percés a. chaud sont-elles moins estimées que les autres et vendues à meilleur marché.

On tisse les yeux en faisant le tissu pur une espèce do point % boutonnière ; alors la soude ne perd rien de sa force et lie son élasticité; mais aussi elle est vendue plus cher.

Lorsque l'on met plusieurs tissus, on se contente de mettre un ou deux yeux tissés en dessus, et l'on perce à la main les tissus intérieurs., ■

" Ce que nous venons de dire des sondes œsophagiennes est applicable, sauf modification, aux antres sondes,, dont nous allons continuer à donner la description.

■2t Sondes droites ordinaires, yenx tissés ou brûlés. -Sondes cylindriques. Là figure 178 donne, en dessin réduit, la représentation de cette sonde, a h sont les yeux, c est une petite poulie en cire rouge, servant ii donner prise aux doiub et aussi à recevoir le fil ou le ruban qui servent à, suspendre l'instrument quand ou ne s'oil sert point. Ses dimeiisioi:sonfc": IonSuBari û">.3iouiiâ; poultour r U'°.01575 ou, diumètr.e, 0">.0fi525, lorsque la sonde est exactement ronde; mai; comme elle est ï quelquefois de coupé un peu elliptique, c'est cë (pùfoitque, dons ces mesures, pour, plus Û'cxactitudu, nous

SOKflES OU CiTiiÊltUS. 34ï> donnons le pourtour et Io diamètre, encore bleu, qu'au premier aperçu, cela semble une redondance.

3" Fig. 179. Sonde semblable, quant aux dimensions; mais différant de la première en ce qu'elle est courbe par le boutée qui lui fait donner le nom de sonde courbe.

11 doit être bien entendu que ces dimensions ne sont point absolument fixes; jl y a dos dillorences en plus ou eh moins suivant l'exigence des cas et selon la demande : les dimensions que nous donnons sont celles qui sont le plus usitées.

49 Sonde plus petite, plus menue, pour femme: Longueur, 0"' .2; diamètre, 0™.0O37; pourtour, (K0111. La figure 180 représente cette sonde. Les mémos lettres se rapportent aux mêmes indications. Le plus souvent, on ne fait qu'un œil a ces sortes de sondes; celui le plus près du bout.

'5° Sonde courbe à boule. La figure 181 représente ,cetta sonde , qui n'a pas d'yeux sur les côtés, mais seulement un trou rond, la continuation du tube, au bout de la boule a. Ses dimensions, qui sont un peu Variables, diffèrent peu de celles de la sonde droite ou courbe, (ig. 178 ou 179. Voici quelles sont celles de la sonde qui nous est donnée pour modèle. Longueur, 0'.32; diamètre, 0 m .00ô5; diamètre du bouton a, 0 n| .0(fij95; pourtour, Û m . 02085. '

6° Sonde buccale pour les trompes d'Eustachi. Les figures 182 et 183 feront comprendre la construction de cet instrument dont on se sert rarement, mais qu'un praticien doit cependant avoir toujours a s'a disposition'.

La longueur de cette petite sonde varie entre 16, 17, 18 centimètres; son diamètre, pris en dessous de l'entonnoir a, est tïe Orô.0013. On en fait de plus fortes, qui ont jusqu'à 2 milliïn. Ces sondes portent une écbelle tracée en or ou : argent sur leur fond noir, divisée en centimètres, afin qu'il soit possible de préciser la profondeur de leur introduction. . ] Le petit entonnoir à sert à recevoir, a pression exacte, lo ] petit entonnoir en argent, représenté, un peu plus petit quo l'exécution, par la figlire 183. Deux petits anneaux a a servent à livrer pa?su;re au cordonnet de soie qui supporte l'instrument; Ce petit entonnoir en argent est pincé entre les lèvres de l'opérateur, qui peut alors insufller, par le moyen de la sonde, le liquide ou l'air qu'il veut 'injecter. Quant à l'échelle de graduation, nous n'avons pu que l'indiquer par des traits transversaux. On la trouvera plus bas tracée d'uue manière plus facilement perceptible sur la figure 187, représentant la bougie porte-empreinte, dont il sera parlé plus loin.

Caoutchouc. 30

050 MtfttÈHÉ PARTIS.'

Bougies. .

1° Les bougies sont creuses à l'intérieur; elles différent des.sondes avec lesquelles elles ont beaucoup de similitude en ce point seulement qu'elles ne sont ni percées au bout, ni à yeux sur les cotés, le but de leur emploi n'étant pas du ramener, d'extraire ou de livrer passage ; mais seulement de maintenir l'écart ornent, de former obstacle aux engorgements, obstructions, contractions; oblitérations, etc.; leurs qualités principales sont d'élre rigides, souples, inattaquables parles acides durant leur séjour plus ou moins prolongé dans l'intérieur tlu corps; elles doivent étro très-adoucics par- le bout d'introduction. '

La ligure 184 est la représentation réduite de la plus grosse des bougies : on la nomme bougie du rectum^ dénomination qui indique suffisamment son usage. Longueur ordinaire 0™.2, grosseur au-dessous de l'évasement a pourtour 0"°.0ij à G. Elle est faite avec le gros tissu.

2° Bougie droite ordinaire cylindrique, fig.185. Longueur O m .34, diamètre O m .O041, deux ou trois tissus fins.

3° La même; mais courbe, fig. 186.

4° Bougie conique, fig. 187. Longueur 0.34 ou 35 diamètre ; base, 0"\0049 à 50; sommet, 0™.W%\ ou22.

5° Bougie à olive, fig. 188,- cylindre jusqu'à la naissance de l'olive. Longueur 0 m .34 à 35, diamètre du cylindre O m -0037; id., au gros de l'olive O^.OO 539 à 54.

6° Bougie porte empreinte, iig. 189. L'usage de cctte'boupie étant de reconnaître la situation exacte d'une lésion ou d'une plaie interne, il Tant pour la rendre propre a cet emploi : 1° qu'elle porte sur toute sa longueur des mesures inscrites; 2° que le bout pétri en fornie d'olive soit revêtu d'une substance glutineuse, telle que cire vierge molle, dissolution épaisse de caoutchouc ou de gutta, ou autre substance pouvant retenir le chanvre cardé, la charpie ou autre matière blanche et absorbante pouvant ramasser le sang ou le pus, afin que l'opérateur puisse juger par l'inspection de ces témoins muets et de Ja situation précise de la plaie et de sa nature. La sonde à empreinte satisfait à ces conditions.

Longueur 0 m -34 à 3G, diamètre 0°».006215. '

7° Bougie pour trompes d'Eustachi. Nous n'en donnons pas le dessin, parce qu'il ne serait que la reproduction de 1» iigure 182, cette bougie n'en différant absolument que par le petit bout qui est arrondi et non percé. De mémo que la ponde, elle peut recevoir l'entonnoir, fig. 183, mais, ici, cv

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