GAZOMÈTRE
]e modelage, et de plus les substances employées dans les diverses fabrications; mais je l'ai fait seulement pour donner des exemples : ces moyens ot ces composés pouvant s'adapter à une grande variété d'autres articles et recevoir d'autres applications, tels qu'ornements eu relief pour parure et ornementation, bracelets, colliers, galons, broderies, ceintures, etc.; imitation de crêpe, de filets, de frange pour sellerie et carrosserie, cadres à tableaux et autres (1).
23. Parmi les dernières applications do la force élastique du caoutchouc, on mentionnera les suivantes:
* "§ 1 er . L'application de tubes de caoutchouc vulcanisé comme ressorts de t07'sion aux rouleaux de stores, aussi bien aux plus grands stores de fenêtres, comme aux plus délicats des voitures de chemins de fer ou de calèches. Ces tubes-ressorts peuvent également s'appliquer aux pendules et h diverses autres machines, comme force motrice.
g 2. L'ue autre application est pour élever des masses pesantes: de courts morceaux de caoutchouc vulcanisé, nommés forces acquises par l'inventeur {M. Hodges), sont successivement tendus, étant tirés du haut ou du bas d'un point fixe, et accrochés à tout poids ou fardeau quelconque qui doit être élevé : quand un nombre suffisant de ces forces acquises, ou porteurs mécaniques, est fixé au poids, leur force élastique combinée l'enlève de terre. Ainsi, dix de ces appareils, chacun ayant une force capable de 25 kilos., enlèveront ensemble 250 kilog. Chaque porteur est long de 15 centim. et pèse environ 40 grammes de caoutchouc vulcanisé. Si ces dix porteurs étaient étendus jusqu'à la limite de leur élasticité {non pas de leur force de cohésion), ils lèveraient 320 kilog. Cette puissance, accumulation de force élastique, quoique obéissant à la loi commune des forces mécaniques, diffère assez cependant des forces connues, expérimentées, calculées, pour être distinguée comme une nouvelle puissance mécanique.
§ 3. Lo même principe est applicable au remorquage des bateaux, pour les aider à remonter dans les passages rapides,
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ou à passer sur les bas-fonds, où quelquefois la force rnusculaire des hommes s'épuise eu efforts impuissants; il est encore applicable pour soulager les cables des bateaux, principalement lorsque plusieurs sont nécessaires au remorquage d'un gros bâtiment; l'on peut aussi les appliquer pour lever l'encre, enfin pour mille usages.
§ 4. Par un principe inverse, les forces acquises de caoutchouc vulcanisé, peuvent aussi .s'employer comme puissance de projection. Un certain nombre de ces agents peut être attaché à un tube de canon construit pour lancer les harpons, ils exerceront une puissance collective de répulsion, proportionnée à l'agrégation de leurs forces partielles, s'ils sont détachés soudainement par un moyen mécanique facile à appliquer".
§ 5. Dans la pêche de la baleine, où les hommes sont obligés d'aller sur de frêles embarcations lancer le harpon à la main, en courant de si grands dangers, cette application du caoutchouc doit rendre d'éminents services; l'usage du canon chargé de poudre étant impraticable, puisque le bruit effraie les baleines qui plongent et disparaissent.
Des moyens analogues ont été employés pour lancer des boulets à 200 mètres et plus, une pièce de quatre a lancé un boulet à 120 mètres. Un arc fut construit sur ce même principe, dans lequel (renversant la forme usuelle) la corde seule était élastique': cet arc lança un trait de 76 centim. à une distance de 170 mètres.
Le caoutchouc vulcanisé a encore été employé pourcontenir des chevaux furieux , pour bander des chevaux ayant les jambes cassées, pour aider des personnes malades à se lever dans leur lit, etc., etc.
Cylindres en caoutchouc , sulfuré pour l'étirage et la filature des matières filamenteuses, par MM. T: Richard, W. Taïlob et i, Wïlde, fdateurs.
24-, Les matières lilamenteuses, avant d'être étirées et filées, renferment généralement quelques portions de sels déliquescents qui s'incrustent àl'intérieur ou se déposent à la surface du cuir ou de la peau dont on recouvre ordinairement tes cylindres d'étirage et de laminage. Lorsque l'air devient humide, ces sels attirent l'humidité et font ainsi happer les libres à la surface de ces cylindres.
Pour remédier à cet inconvénient , on propose de fabriquer les cyliudres étireurs des machines a fabriquer le pa->
PRÉPARATION BTÎ CAOUTCHOUC VULCANISÉ. 49
pier, le feutre et la ouate, en les recouvrant à l'extérieur de caoutchouc vulcanisé ou niélallo-lhionisc, au lieu de cuir ou de peau, de manière à obtenir une surface répulsive et une substance qui, n'étant pas susceptible d'absorber l'humidité, permet d'éviter que les matières filamenteuses ne happent ou ne s'enroulent sur les tètes d'étirage pendant qu'on les étire ou qu'on les lilc, et par conséquent les délivre avec plus d'uniformité, et sans les rompre ou les altérer.
Les tubes en caoutchouc vulcanisé, dont on fait usage dans ce cas, sont préparés pour cet objet en les faisant bouillir pendant quatre à six heures dans une solution alcaline (de potasse ou de soude caustique}, à laquelle on ajoute de la fleur de soufre. Le caoutchouc devient ainsi plus ferme par l'action de l'alcali, le grain ou le dépoli qu'il acquiert ainsi à la surface le rend plus propre aux opérations d'étirage.
Brevet d'invention (patente anglaise du 25 mars 1846}., en date du 1 er octobre 1816, au sieur Parkes., de Birmingham {Angleterre}, pour la préparation du caoutchouc vulcanisé.
25. On sait que les gommes, et surtout le caoutchouc, acquièrent, traitées par le soufre, des propriétés très-remarquables qu'elles n'avaient pas, et qui rendent leur emploi plus général et plus utile. (
Voici-comment l'inventeur produit cette combinaison de soufre et de caoutchouc.
■ Il prend 40 parties de bisulfure de carbone auxquelles il ajoute 1 partie de chlorure de soufre ; le mélange a lieu dans un vase de terre. Ce mélange doit être neutre. C'est dans .celte matière sulfureuse que l'on plonge le caoutchouc, et on J'y laisse tremper plus ou moins de temps, suivant l'épaisseur des feuilles.
Généralement, pour une feuille de 2 millimètres d épaisseur la combinaison s'opère dans deux minutes.
Si l'épaisseur est très-forte, il faut mettre une plus petite proportion de chlorure de soufre, afin que le mélange attaque moins vivement la surface en agissant plus lentement.
On peut employer d'autres sels pour produire des effets analogues, mais oii réussit bien mieux avec le mélange quia
^'Le' caoutchouc, après avoir été plongé dans la masse sulfureuse, doit être séché dans une étuve à 19 degrés. Après Caoutchouc. 5
évaporalion complète, on lave le caoutchouc dans de l'eatfj oit l'on aura mis 5 grammes de potasse pour G litres d'eau; on fait bouillir pendant uue heure environ.
§2. Pour produire cette combinaison, on peut se servir de chlorure de soufre sec. Ce chlorure est pétri avec le caoutchouc dans une machine convenable au moyen de rouleaux. Il faut 1 kilog. de chlorure sec pour 10 kilog. de caoutchouc, alin que l'opération se fasse plus facilement
§3. L'inventeur indique un nouveau dissolvant des gommes , c'est une combinaison de camphre et d'acide sulfurique .
§ 4. Ou peut obtenir la combinaison de caoutchouc et de soufre, en faisant agir sur des morceaux de caoutchouc, placés dans une chambre, des gaz renfermant du soufre. On fera bien d'introduire, en même temps que ces gaz, un des dissolvants du caoutchouc qui, en ramollissant les surfaces, facilite l'action.
26. Quand les gommes ont été vulcanisées, les dissolvants agissent diilicilement ,-en sorte que les rognures des objets vulcanisés sont perdues.
Pour leur rendre leur premier état, on les traite par dn muriate de chaux. Dans 10 kilog. de muriate de chaux, on fait bouillir 5 kilog. de rognures; on les lave dans une eau alcaline chaude, et puis dans de l'eau chaude, et on a une gomme jouissant des propriétés primitives et dont les morceaux peuvent se souder entre eux ou se dissoudre daus les dissolvants.
Brevet d'invention de 15 ans, 12 avril 1847, au sieur De Bercce, à Parts, pour l'application de ressorts en caoutchouc vulcanisé aux wagons et voitures des chemins de fer.
27. Pl. l re , fig. 3, vue do côté d'une partie de voiture do voyageurs pour chemin de fer, représentant un nouveau système de ressorts de suspension, et quelques modifications dans le ressort de tampon appliqué extérieurement.
Fig. 4. Vue du ressort de suspension.
Dans cette combinaison, les guide-axes ordinaires disparaissent et sont remplacés par deux pièces en fer forgé a a, fixées solidement an châssis de la voitute, à une distance de 50 à 60 centimètres de chaque côté de l'axe, et réunies l'une à l'autre par une tringle d'écartement eu fer ff, fixé à leur extrémité inférieure. t
A chacune de ces pièces est boulonnée une douille en fonts