CONCLUSION
Ainsi que nous l'avons fait pour le chapitre IV, nous terminerons cet exposé parla mention des noms des fabricants qui se sont fait une réputation dans cette partie, et qui ont mérité des distinctions flatteuses dans nos expositions publiques. Nous ne pouvons mieux faire que de reproduire les expressions mêmes des rapports du Jury central.
Cuirs vernis.
« C'est vers 1802 qu'on commença de vernir les cuirs en France^ industrie pour laquelle M. Didier se fit une réputa- ' tion qu'il Conserva toute sa vie. Cependant, en 1827, nous étions encore visiblement au-dessous dus Anglais. Nos cuirs vernis se rayaient aisément; lorsqu'on y faisait un pli la. marque en restait et le vernis s'écaillait : aujourd'hui (1834) jious avons fait des progrès remarquables. »
« MM. Nys et Longagne, de Paris, ont exposé des cuirs et des peaux vernies et de toutes couleurSj réunissant la solidité, la souplesse et l'éclat ; des cuirs argentés et dorés, genre qui parut pour la première fois aux expositions, et qui £ont parfaitement fabriqués; des cuirs noircis pour les ca-
CUIRS VERNIS. 423 rossicrs. Avec leurs cuirs vernis, MM. Nys et Longagne peuvent maintcnantsoutenirla concurrence des Apglais; ils méritent la médaillt d'argent. »
« MM. Plummer père et Gis et Clouet, à Pont-Audemer (Eure). Leurs procédés sont importés d'Angleterre. Leurs cuirs égalent en beauté ceux de MM. Nys et Longagne : ils ont droit aux mêmes éloges comme à la môme récompense : la médaille d'argent... »
« M. Couteau, a Joinville-le-Pont (Seine), expose pour la première fois des cuirs vernis très-beaux... Le Jury lui décerne la médaille d'argent. »
« M. Lauxin, iiBelleville (Seine), expose des cuirs vernis d'un grand éclat. On reproche à son vernis d'être un peu cassant. M. Lauzin mérite le rappel de la médaille de bronze, qu'il a reçue en 1823... »
« Récompensés £ès 1834 par la médaille d'argent, MM. Couteau père et fils ont augmenté depuis lors leur fabrication et l'ont enrichie de procédés nouveaux et remarquables.
» Ils fabriquent des cuirs vernis pour la sellerie et la chapellerie, au moyen des procédés anglais... Ils se présentent aujourd'hui avec les mômes procédés, mais ils ont ajouté à leur travail une machine spéciale pour scier les cuirs, machine d'invention anglaise et fort digne d'attention par ses résultats. En elTet, elle enlève, en une feuille entière et trèspropre à tous les usages où l'Opidermc n'est pas nécessaire, cette portion intérieure de la peau, que le drayage ordinaire de la peau fait tomber en copeaux inutiles.
» Gomme ils fabriquent beaucoup de visières, chacune des parties de la peau y a trouvé son application particulière. Ainsi, les visières bombées, vernies d'un seul côté, sont faqriquées avec la partie de la peau qui porte l'épidémie.
» Les visières plates, vernies des deux cotés sont, au contraire, obtenues au moyen, de la partie intérieure de la peau détachée par le sciage, et conséquemment dépourvue d'épiderme. Ces cuirs vernis peuvent subir tous les efforts et se plier de toutes les manières, sans que leur vernis s'écaille : ce qui n'arrive pas aux visières munies de l'épiderme.
» Les cuirs vernis pour chaussures sont obtenus par MM. Couteau a l'aide de procédés qui leur sont particuliers.. .
» Ainsi, dans l'usine de MM. Couteau, on peut voir en activité : 1° le corroyage des cuirs, leur sciage, leur vernissage pour diverses destinations, et la fabrication des visières; 2° leurs ateliers de todes cirées, ancien et nouveau procédé...
4li DEUXIÈME PARTIE.
» MM. Couteau emploient plus de cent ouvriers; ils font pour 5 à 600,000 fr. de produits par" au..." L'ensemble de leur fabrication rendent' MM. Couteau très-dignes de la médaille d'or que le Jury central leur décerne... »