EXÉCUTION DES DESSINS A REPRODUIRE
sert étant bien coupant, on tient la lame presque debout en appuyant légèrement sur la surface du papier que l’ou gratte jusqu’à ce que la partie du dessin à enlever soit entièrement disparue (fig. 37).
Si la partie grattée est trop pelucheuse, on la frotte avec un peu de sandaraque en poudre, puis on lisse avec une agate ; mais si les changements que l’on veut faire à un dessin sont très importants, il est préférable de coller sur l’endroit à corriger un morceau de papier mince, de façon à éviter les trop grands reliefs qui pourraient former de faux traits, par leur ombre, lors de la reproduction photographique.
Par ces indications générales nous avons cherché à renseigner nos lecteurs sur la pratique de metier, sur les instruments employés généralement ; mais on conçoit facilement que chaque dessinateur arrivant à créer des moyens d’exécution qui lui sont particuliers (ce qui constitue sa manière personnelle dans le dessin), il est difficile de les énumérer tous. Nous nous réservons cependant d’y revenir dans les applications dont nous parlerons plus tard.
Toutefois, il ne faut guère attacher d’importance à certains trucs de métier dont font mystère beaucoup de dessinateurs, il est toujours facile de rendre sa pensée en dessin quand on sait dessiner et, dans le cas qui nous occupe, les premiers éléments indiqués étant suivis assurent une bonne exécution. Apres ses premiers essais, chaque dessinateur modifie son travail, et certains, par les seuls procédés qui nous dé-
118 PHOTOGRAVURE EN RELIEF OU GILLOTAGE
crivons, sont parvenus à des résultats qui étonneraient encore ceux qui n’ont pas suivi les progrès de l’art spécial auquel la photogravure a ouvert une si large voie. »