V. — INSOLATION DE LA PLANCHE
On place la face bitumée de la plaque sous le cliché et on met le tout dans le châssis à. exposer,
représenté figure 39. On met la platine en place, on accroche les deux traverses et on serre fortement les
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deux vis de façon à assurer le contact parfait de la plaque avec le cliché.
L’insolation est variable : en plein soleil 15 à 20 minutes suffisent ; par un temps bien clair il faut 30 à 40 minutes ; et par un temps sombre, l’exposition peut durer 2 heures et plus.
Contrairement à ce qui arrive pour les tirages photographiques, il est impossible de se rendre compte du degré d’insolation ; c’est laissé à l’appréciation de l’opérateur. Souvent encore, on met un témoin, consistant en un morceau de zinc recouvert de bitume, et l’on juge, d'après lui, l’état d’avancement de la planche.
Pour impressionner à la lumière électrique, le foyer lumineux doit se placer très près de la glace du châssis et on doit le promener sur toute sa surface en déplaçant mécaniquement et uniformément le châssis par une disposition que chacun varie à sa manière. Pour éviter réchauffement de l’épreuve, la glace du châssis doit être double et l’on fait circuler de l’eau entre les deux. On retire la planche du châssis et on l'immerge dans une cuvette contenant de l’essence de térébenthine. Les parties du bitume non insolées, c’est-à-dire les blancs, se dissolvent en laissant apparaître le dessin. On peut faciliter le développement en promenant à la surface un pinceau très doux. Quand l'image apparaît pure et sans empâtement, on projette sur la surface un jet d’eau, on passe ensuite une éponge douce et l’on sèche la plaque avec du papier buvard.
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