VI. — MORSURE DE EA PLANCHE
La planche est couverte sur le dos, sur les tranches et sur les grands espaces blancs avec une (matière isolante pour empêcher l’acide de mordre. Une couche de vernis copal est ce qu’il y a de mieux. Les marges et les espaces ainsi ménagés serviront dans le courant du travail à soutenir le rouleau encreur. Ces parties seront ensuite enlevées à la scie.
La planche est prête pour la morsure à l’acide. Comme la gravure doit être profonde, la morsure à l’acide pratiquée comme à l’ordinaire, les parois du dessin seraient attaquées et les traits lins disparaîtraient complètement. Les blancs doivent s’en aller en forme de V et les traits en forme d’A. De plus, pour éviter l’empâtage à l’encrage, les grands blancs doivent être très profonds et les petits peu, pour ne pas affaiblir les parois minces.
Voici comment on a tourné la difficulté :
La planche préparée, portant le dessin, est encrée avec une encre grasse contenant un peu de cire. L’encre suivante donne de bons résultats :
Encre d'imprimerie (ire qualité). , . 1.000 gram.
Cire jaune . 30 —
Stéarine . 20 —
On met la planche dans l’eau acidulée contenue dans la cuve à bascule que nous représentons figure 40. Cette cuve est en bois très fort enduit de gutta-
130 PHOTOGRAVURE EN RELIEF OU GILLOTAGE
percha ; elle est montée sur un pied en bois et peut osciller soit à la main, soit mécaniquement au moyen de la bielle d’un excentrique. La cuve peut être sans pied, montée simplement sur un support cintré pouvant se poser sur une table. La force de l’acide doit être de 2 grammes d’acide nitrique par litre d’eau.
à robinet, renfermant de l’acide nitrique, placé audessus de la cuve, et versant goutte à goutte son contenu. Dans cette première action, l’acide attaque le fond comme les bords. On ne doit pas trop la prolonger ; un quart d’heure est suffisant. La cuve doit être balancée pour éviter l’adhérence des sels qui pourraient se former sur le zinc et qui protégeraient certaines parties et modifieraient ainsi le dessin.