‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 24 sur 93 · VII. — GRAVURE DE LA PLANCHE · texte numérisé non relu

VII. — GRAVURE DE LA PLANCHE

Après la première morsure, le creux qu’elle a formé doit être à peine sensible au toucher de l’ongle. On doit continuer l’attaque de l’acide en protégeant les parois verticales et ne creusant que le fond.

On lave la planche au moyen d’un jet d’eau et on l’essuie avec une éponge très douce. On la met sur une table en fonte chauffée par la vapeur du moteur ou au moyen d’un appareil à gaz. Cette table que l’on appelle marbre , mesure 1 mètre de long sur 80 centimètres de large. Les marbres à chauffer sont montés dans le genre des presses à gaz employées pour le clichage des journaux. Sous l’action de la chaleur, l’encre qui recouvre les traits se liquéfie, déborde et descend le long de la paroi parallèle qu’elle protège. On retire la plaque, on la laisse refroidir, on l’encre à nouveau, et on la couvre en plein de résine en poudre impalpable qui s’attache seulement aux parties encrées. On passe dessus un blaireau à poil qui enlève la résine non adhérente ; l’eau du nouveau bain enlèvera le reste. On remet la plaque dans la cuve avec un acide plus fort. On recoinmence le chauffage, l’encrage, le résinage et la morsure de huit à douze fois. Le nombre des morsures est variable, suivant le genre de dessins, gravures, etc., que l’on a à reproduire et le relief que l’on veut donner. Lorsque les traits sont rapprochés, les deux coulées d’encre se rejoignent d’autant plus vite que l’écart est moins grand, et les

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creux sont d’autant, plus profonds que les traits sont plus éloignés. A la lin de l’opération, la planche est complètement, noire, l’acide n’a plus aucune action.

Lorsqu’il ne reste que les grosses parties à creuser on emploie de l’acide à G0 Baumé.

Voici la force que doit avoir l’acide pour chaque

Première morsure. . . .

Acide azotique pour 100.

Seconde — ...

Troisième ■ — ...

Quatrième — . . .

Cinquième — ...

Sixième — ...

Septième — . . .

Huitième — . . .

Neuvième — . . .

Dixième — . . .

Onzième — ...

Douzième — . . .

On doit maintenir la force de l’acide pour chaque morsure au moyen d’un flacon versant goutte à goutte. Lorsque les creux commencent à être suffisants, on encre avec le rouleau en flanelle qui plonge mieux que le rouleau ordinaire. La planche est retirée du bain, essuyée, lavée à la benzine pour le noir, rincée ci grande eau, lavée avec de la lessive de potasse, rincée puis séchée.

Les parois du dessin sont formées par une série de bourrelets indiquant chaque morsure. Ces bour-

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