III. — PROCÉDÉ LENOIR
Sur une plaque de cuivre on met une couche d’albumine bichromatée mélangée avec du carmin. Le carmin aide au développement par la facilité avec laquelle il se dissout dans l’ammoniaque. On expose sous un cliché négatif pendant cinq ou dix minutes, on lave avec de l’eau ammoniacale et le carmin entraîne l’albumine plus ou moins suivant la solarisation.
Après le développement le dessin est formé par de . l’albumine insoluble que l’on rend résistante en pion-
GRAVURE PHOTOTYPOGRAPHIQUE
géant la plaque : 1° dans une dissolution de gomme laque dans le borax; 2° dans une dissolution de bichromate de potasse. On la laisse sécher et on la chauffe quelques instants à la température de 120 degrés.
On enduit la surface d’une couche légère de bitume de Judée dissous dans l’essence de térébenthine additionnée d’ung petite quantité de craie en poudre fine. Après dessiccation on fait mordre le métal avec un acide composé de :
Eau . 1.000 parties.
Acide oxalique . 5 —
Alun . 50 —
Acide nitrique . 20 —
On peut aussi se servir, dans les mêmes conditions, du même mordant, dans lequel l'acide azotique a été remplacé par l’acide chlorhydrique.
On laisse agir une heure. Dans l’acide, la craie dégage de l’acide carbonique qui forme de petits canaux par lesquels l'acide attaque le métal, plus ou moins vite en raison de l’épaisseur de l'albumine rendue insoluble par la lumière. Il se forme un oxalate de cuivre, lequel est insoluble et s’attache après le métal et les parois des petits canaux, ce qui les oblige à se maintenir sur la plaque et à former le grain nécessaire pour le tirage typographique.
Il ne reste plus qu’à nettoyer la plaque à la potasse chaude, à la laver à l’eau et à la sécher. Elle est prête pour l'usage.