‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 32 sur 93 · VII. — PROCÉDÉ MlCHAUD · texte numérisé non relu

VII. — PROCÉDÉ MlCHAUD

Ce procédé est un perfectionnement des précédents, c’est pourquoi nous allons entrer dans quelques détails sur son application.

« La gélatine bichromatée, dit M. Michaud, dans une note présentée à la Société française de photographie, insolée sous un cliché photographique, peut donner des épreuves magnifiques de ce cliché, c’est un fait bien acquis.

« Si ces épreuves qui se développent parfaitement sur plaques métalliques propres, pouvaient communiquer à une autre plaque leur aspect vrai et caractéristique quant à l’original qui en a été le point initial, sans rien perdre de leur finesse, de leur douceur, de leur fidélité, sans faire intervenir aucun élément chimique ou mécanique plus ou moins brutal, il deviendrait évident pour tout le monde qu’un tel moyen, si d’ailleurs il devenait pratique et rapide, serait et devrait être adopté de préférence à tant d’autres moyens, nombreux déjà, mais qui sont loin de répondre à tous les côtés variés du problème de la galvanogravure posé par nos honorables devanciers. »

GRAVURE PHOTOTYPOGRAPHIQUE

On produit une épreuve gélatino-bichromatée sur une plaque métallique, par les moyens connus et on la cliché avec un alliage fusible. Cet alliage est un mélange de :

Alliage d^Arcet

Mercure. . .

L’alliage d’Arcet étant composé de :

Bismuth . 500 parties.

Plomb . 200 —

Étain . 300 —

Cetalliage fond à 100° et par adjonction de la quantité de mercure ci-dessus indiquée, il ne fond plus qu’à 55°. On fait varier la quantité de mercure selon la dureté à donner, dans certains cas, à la planche qu’on veut obtenir immédiatement.

On fait fondre ce métal fusible dans une cuvette en fer, plate, dont les rebords sont peu élevés, on y applique l’épreuve, la gélatine en contact avec le métal, on donne un simple coup de presse ordinaire pendant la solidification et, après un quart-d’heure, on sépare aisément la plaque de son empreinte. On obtient une plaque en creux si le cliché primitif était un négatif photographique, et en relief si l’on s’est servi d’un positif. «J’avoue naïvement, dit M. Michaud, que celle-ci me surprend à chaque opération par son aspect parfait, sa vérité et son velouté inimitable, choses non obtenues directement par aucun autre procédé aujourd’hui connu ».

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