PROCÉDÉ MICHAUD
Cette plaque peut être employée immédiatement pour donner des épreuves reportables sur pierre lithographique ou sur plaques métalliques pour blocs typographiques. Ou bien, et c’est le cas le plus général, on le reproduit par la galvanoplastie qui donne en peu de temps de très belles planches en taille douce qui peuvent être utilisées sans retouches. Pour obtenir un relief typographique par reproduction galvanique, il faut employer un positif pour préparer l’épreuve gélatino-bichromatée.
« Pour mon procédé de gravure, dit M. Michaud, j’avais besoin de ce qu’on appelle le grain d'impression , surtout quand il s’agit de planches obtenues à l’aide de clichés d’après nature ou d’après des épreuves artistiques quelconques.
« Le meilleur grain est celui qui agit le plus superficiellement, le plus immédiatement, sur la surface gélatineuse, qui évite le plus les cavités coniques, écrasées d’où l’encre d’imprimerie peut s’échapper trop facilement, au lieu de rester sur place pour corser l'épreuve et lui donner cette profondeur qui lui est indispensable. C’est ce grain superficiel , simple, régulier, variable de grosseur à volonté que j'emploie et que j’obtiens par la simple insolation d’un papier mixtionné sous une glace recouverte uniformément d’une poudre opaque fixée à sa surface, lequel papier est ensuite appliqué sur le cliché même, puis dépouillé dans l’eau chaude, comme pour une épreuve ordinaire. Bien entendu que le papier sur lequel on doit fixer ce grain est rendu préalablement
GRAVURE PHOTOTYPOGRAPHIQUE
capable de résister à ce traitement subséquent, et cela à l’aide de quelques traces d’un sel clilorochromique dans la gomme arabique dont se servent tous les photographes ».