PROCÉDÉ TALBOT-KL1C
tracé des lignes, soient usitées par divers opérateurs d’après le système de Meisenbach et puissent varier, le principe d’obtenir la gradation de teinte par diffusion ou diffraction est le même pour tous, en ce sens qu’il est basé sur la distance de l’écran à l’original ou à la plaque sensible et sur la proportion de lumière qui le traverse aussi bien que sur la proportion entre les lignes opaques et les espaces clairs que porte l’écran.
On connaît très peu de détails sur les procédés employés en Europe, en Amérique, par les graveurs de blocs typographiques, et je me propose moi-même de me borner à parler du procédé que j’ai mis en pratique ici, à Calcutta, et qui supporte bien la comparaison avec beaucoup de ceux que l’on fait ailleurs, tout en étant inférieur à ce qu’il y a de mieux; mais il peut avoir quelques points d’originalilé qui le recommandent à l’attention.
Il est basé sur le procédé ordinaire de gravure employé par le Service du Génie des Indes, et il a été travaillé par mes assistants : MM. A.-W. Turner et J. -T. Mcade, sous ma direction. Il a le grand avantage de ne point nécessiter un cliché retourné. La première chose nécessaire est un bon écran strié. Dans le principe, nous avons essayé de reproduire .quelques impressions de lignes croisées que j’avais fait venir d'Europe. Cela peut se faire et a l’avantage de permettre d’avoir des écrans variant dans le rapprochement des lignes d’après le même original, et cela facilement et à bon marché. Mais il est très difficile Graveur. — II. 10
GRAVURE PHOTOTYPOGRAPRIQ UE
d’obtenir 1’uniformité de la teinte, d’avoir une couche exempte de taches et de défauts, ce qui gâte la beauté et la perfection de l’écran, et, par suite, des images obtenues par son aide. Quelques essais furent faits par M. Turner dans le but de faire des écrans striés au moyen de glaces uniformément revêtues d’une couche de caoutchouc recouverte de plombagine, qui donne une couche très opaque, se rayant facilement, avec la machine à tracer des lignes. Pendant que j'étais en Europe, l’année dernière, j’ai pu me procurer quelques écrans striés sur verre, venant d’Amérique et sortant de deux maisons différentes. Les uns étaient tracés directement sur verre, tandis que les autres étaient produits directement par la photographie. Les uns et les autres m’ont donné des résultats bien supérieurs à ceux fournis par tous ceux que j’avais essayés auparavant, et avec l’un des plus lins, tracé sur verre (150 lignes par pouce), qui m’avait été gracieusement donné à essayer par M. Lévy. Le procédé semblait être presque automatique.
La façon usuelle d’employer les écrans est de les placer en avant et à une petite distance de la plaque sensible, l’espace pouvant être fixe ou variable selon le sujet à reproduire ; ou bien l’écran est placé devant une épreuve transparente de l’objet, et l’on fait du tout un négatif à la chambre noire. Je n’ai pas pratiqué la chose moi-même, ce qui ne me permet pas de dire quelle est la meilleure méthode, ni les effets divers que l’on peut produire par ces divers moyens. C’est un sujet très intéressant, et j’espère pouvoir en