‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 43 sur 93 · XIV. — AUTRE PROCÉDÉ SUTTON · texte numérisé non relu

XIV. — AUTRE PROCÉDÉ SUTTON

Le British Journal of Photography a publié la description du nouveau procédé de photogravure que nous allons résumer.

Le négatif est obtenu comme d’habitude, mais à travers un réseau, de façon à produire une épreuve grenée ou tramée.

Ce négatif a été développé à l’acide pyrogallique. Après fixage et lavage on laisse égoutter l’eau, puis on enlève l’excès de liquide libre et on chauffe aussitôt le cliché couche en dessous à une température régulière suffisante pour amener au point de fusion la gélatine non coagulée par la lumière en présence du réducteur. Les parties blanches de la surface, en se fondant, créent un relief, elles tombent entraînées par leur poids et, grâce à la mobilité de la couche

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PEOCÉDÉ TALBOT-KLIC

liquide, tandis que les parties noires et coagulées restent au contact du verre, forment ainsi les creux.

Ce résultat, obtenu très rapidement, il n’y a plus qu’à métalliser la surface pour la soumettre à un moulage galvanoplastique.

On pourra obtenir probablement un moulage par voie de compression avec une matière plastique, et en ce cas le clichage se trouverait encore simplifié.

L’almanach photographique du British Journal pour 1893 contient une photographie due à ce procédé. L’effet en est agréable et l’on a là une preuve concluante du parti que l’on peut tirer de cette méthode directe et rapide de photographie.

XY. — procédé Talbot-Klic.

M. Thomas Bolas, rédacteur en chef du nouveau journal Photographie Work , a publié un article intéressant (20 mai 1892) sur la méthode de photogravure connue sous le nom de procédé Talbot-Klic. Ce procédé, inventé par Foc Talbot, consistait à enduire une plaque de cuivre avec une couche de gélatine bichromatée qu’on exposait sous un positif transparent, afin de graver la plaque, finalement, à l’aide du perchlorure de fer. Dans la modification de ce procédé dont il est question ici, on remplace la couche résistance de gélatine par une épreuve au charbon ou par une couche de gélatine dure, d’épaisseur variable. La force de la liqueur mordante (perchlorure de fer) peut varier de 27° à 45° Baumé. Au-delà de 48° B.

1(18 GRAVURE PHOTOÎYPOGRAPHIQUE

la liqueur ne pénètre pas la gélatine, quelque mince qu’en soit la couche.

Voici comment le procédé Talbot est appliqué à l’obtention de blocs typographiques avec demi-teintes, d’après une communication du colonel Waterhouse :

Le problème de diviser la gradation continue des photographies à demi-teintes de façon à les rendre aptes à être impfimées par les divers modes d’impression a, depuis longtemps, exercé l’ingéniosité des imprimeurs. Mais, en ce qui concerne le bloc à demiteintes destiné à l’impression typographique, rien de pratique n'avait été obtenu, lorsque Meisenbach, de Munich, fit connaître ce qu’il a appelé le procédé autotype, dans lequel l’image était divisée par une série de lignes croisées, à angles droits ou à peu près, et formant ainsi une série de points et de vides de dimensions et de nature différentes, selon l’intensité des ombres dans les diverses parties de l’image; l’emploi d’écrans striés et de tissus à mailles de diverses natures employés dans ce but, n’a rien de nouveau; mais, tandis que, dans le plus grand nombre de méthodes proposées antérieurement, l'image photographique était divisée en petites portions à l’aide d’un tissu à mailles ou par la réticulation de la gélatine, dans celle de Meisenbach, une gradation indépendante était donnée à l’image par des lignes croisées ou des points de grosseurs différentes correspondant aux gradations de la photographie. C’était un énorme pas en avant et, quoique les méthodes actuelles, d’employer des écrans sur lesquels on a

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