‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 61 sur 93 · C. LIC.n AGE GALVANOPLASTIQUE · texte numérisé non relu

C. LIC.n AGE GALVANOPLASTIQUE

aucun endroit. Un de ces cadres est plus élevé que .l’autre. Sur le cadre positif on étend des barres transversales que l’on place dans des encoches disposées à cet effet, et sur ces barres conductrices on accroche les moules. De cette façon toute la capacité de la cuve est occupée. I.a cuve doit être remplie d’une solution acidulée de sulfate de cuivre renfermant à peu près :

Eau . 100 litres.

Sulfate de cuivre . 10 kilos.

Acide sulfurique . 10 —

Acide arsénieux . 0 — 5

L’acide arsénieux a pour but de donner un cuivre plus adhérent et plus compact.

Fig. 42.

On se sert de piles comme source d’électricité. Un élément Daniell précipite en une heure sur une électrode de 10 décimètres carrés, 1 gr. 2 de cuivre ; un élément Smée en précipite I gr., un élément Bunsen

2 grammes. On se sert généralement de la pile constante de Daniell.

Pour savoir le nombre de piles à employer, on se servira de la règle suivante : la surface des clichés doit être égale à la somme des faces de zinc actives des éléments. Dans le couplage en tension (zinc à charbon), il suffit d’apprécier la surface du zinc qui plonge dans un seul élément. Dans le couplage en quantité on additionne la surface des zincs de chaque élément

Fig.|43.

On se sert beaucoup dans les grands ateliers de dynamos; on n’envoie dans les cuves que la quantité de courant nécessaire pour produire lentement un dépôt adhérent.

MM. Foucher frères construisent une cuve et une pile spécialement pour la fabrication des galvanos que nous représentons figure 4-3.

CIJCHAGE G A L V A N 0 PL A ST I Q U E

Elle se compose d’une grande cuve A, de 1 m. 30 de long, 0 m. 8U de large el 0 m. 90 de profondeur dans laquelle on met de l’eau douce jusqu'à 23 ou 30 centimètres du bord ; on y ajoute de l’acide sulfurique jusqu’à ce que le bain pèse 10° au pèse acide ; on fait dissoudre dans cette cuve, à quelques centimètres de la surface de l’eau du sulfate de cuivre au moyen de paniers en gutta qu’on adapte sur les côtés de la cuve et qu’on remplace au fur et à mesure de la dissolution jusqu’à ce que le liquide pèse 16°.

Une petite cuve 11, placée à côté de la première, mesurant I m. 30 de long, 30 centimètres de large et 0 m. 90 de profondeur est remplie d’eau acidulée d’acide sulfurique marquant 18° B ; dans cette cuve plongent des plaques de zinc et d’argent entremêlées, c’est-à-dire un zinc, une plaque d’argent, un zinc et ainsi de suite dans toute la longueur de la cuve, pour constituer la pile. I.a distance à mettre entre chaque plaque doit être proportionnée suivant la grandeur du bain et la force qu’on veut lui donner. Les zincs doivent être amalgamés à chaque mise au bain. Les plaques d’argent communiquent toutes avec la tringle G et les zincs avec les conducteurs I).

Les conducteurs D, communiquent avec la barre E en rapport avec des barres transversales de la cuve, auxquelles sont suspendues les anodes en cuivre R. La barre C est mise en relation avec la barre M sur laquelle viennent reposer les barres I portant, les moules.

Telles sont les principales dispositions des appareils galvanoplastiques qui servent non seulement pour le clichage, mais pour la gravure, électrogravure, électrotypie, photogravure, etc., comme nous le verrons plus loin.

Après le temps nécessaire pour obtenir une épaisseur suffisante de cuivre sur le moule, on retire ce dernier du bain, on le plonge dans l’eau fraîche, on supprime tous les fils conducteurs et les tampons et on met la coquille (1 ) sur un feu de charbon de bois ardent pour détacher le moule en gutta-percha ; on saisit bien le moment propice et on enlève ce dernier. Ensuite on chauffe la coquille jusqu’au moment où une substance grasse restée dessus s’enflamme ; on attend que la flamme s’éteigne et on retire la coquille du feu. Ce chauffage est indispensable pour obtenir une bonne reproduction et un cuivre net.

Avec les moules en gélatine il suffit de les plonger quelques instants dans l’eau bouillante pour que la coquille ressorte parfaitement propre.

Avec les moules en cire, aussitôt la coquille sortie du bain, on la lave immédiatement à l’eau pure afin d’enlever l’acide qui pourrait empêcher l’étamage. Pour détacher la cire de la coquille, il y a différentes manières : soit de faire chauffer sur un fourneau comme pour le gutta, soit de faire tremper dans l’eau bouillante comme pour la gélatine.

(1) La mince reproduction en cuivre du moule porte le nom de coquille.

CLICHAGE GALVANOPLASTIQUE

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