‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 62 sur 93 · V. — GARNISSAGE DE LA COQUILLE · texte numérisé non relu

V. — GARNISSAGE DE LA COQUILLE

On délaye du blanc de Meudon dans de l’eau pour former une pâte très claire, et, avec un pinceau, on enduit l’œil de la coquille d’une couche de cette pâte. On fait sécher, puis on chauffe de nouveau la coquille, en tournant l’œil du côté du feu; on étend sur le dessous, qui se trouve tourné vers la personne qui opère, de l’acide chlorhydrique étendu ; puis, à l’aide d’une petite cuiller en fer ou pochon, aussitôt (jue l’acide chlorhydrique entre en ébullition, on verse sur le dessous de la coquille un étamage moitié plomb, moitié étain. Il faut avoir soin, dans cette opération, de se mettre au-dessus d’un vase en fer contenant de l’étamage en fusion; ce vase, à cet effet, devra être large et bas. Aussitôt les coquilles étamées elles seront lavées à l’eau pure avec une brosse et séchées toujours à la chaleur.

On pose, sous les bords réservés à cet effet autour de la coquille, des baguettes en bois blanc, qui ont été coupées à l’avance, et dont la largeur est de 8 à 10 millimètres, et l’épaisseur de S ou 6 millimètres ; sur l’épaisseur de ces baguettes on cloue la coquille, le plus près du bord extérieur qu’il sera possible ; on emploie pour cela des clous fins à tête plate ; quand la coquille est fixée sur ces baguettes de bois, on la retourne sur un marbre en fonte et on pose les bords pris sur les baguettes pour rabattre et river les clous dans le bois. Les baguettes une fois fixées à la

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