‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en relief (volume 2)Chapitre 70 sur 93 · IX. — NICKELAGE 1)KS CLICHÉS · texte numérisé non relu

IX. — NICKELAGE 1)KS CLICHÉS

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Dès l’apparition du nickelage, MM. Boudreaux sub- jj

stituèrent le nickel à l’acier pour cette opération, mais ,,

ce dépôt sur le cliché d’une couche préservatrice un 1 j, peu épaisse, l’empâte et lui fait perdre de sa finesse. j De remède était à côté du mal, il suffisait de faire directement des clichés de nickel. fc

Malgré toutes les facilités que présente aujourd’hui j îj le nickelage, il fallut plusieurs années de recherches patientes et laborieuses pour arriver à déposer sur un | 'j moule en cire, ou en gutta -percha, une couche de nickel solide et compacte dont l’épaisseur soit illimi- , j tée. Les difficultés sont aujourd’hui entièrement surmontées et le succès est venu couronner tous ces efforts. Quelques clichés et moulages en nickel de MM. Boudreaux dépassent l’épaisseur d'un millimètre.

Les avantages que présente le nickel sur le cuivre, au point de vue du cliché typographique, sont très

MCK.EL.VGE DES CLICHÉS

nombreux : le nickel est aussi dur que l'acier : il est aussi inoxydable que l’argent et moins sujet que lui à se sulfurer; il est plus tenace que le fer, aussi infusible que le manganèse, et enfin, il est d’un prix relativement peu élevé.

Un cliché de nickel ne coûte aujourd’hui que le double d’un cliché en cuivre, mais il se prête à un tirage dix fois plus considérable, son inoxydabilité permet de l’employer avec des encres de couleur qui attaquent le cuivre et se salissent à son contaet, tandis que le nickel conserve toute sa fraîcheur.

Les clichés typographiques en nickel sont donc indispensables pour les tirages en couleur, et à un grand nombre d’exemplaires, timbres-poste, billets de banque, titres d’actions ou d’obligations, ouvrages à grand tirage, etc.

La taille douce emploiera aussi le nickel pour transformer une planche de cuivre en une planche de nickel d’une dureté égale à celle de l’acier.

C’est donc un procédé à recommander aux ateliers de chalcographie du Louvre où, dans l’intérêt de leur conservation, on acière les anciennes planches de gravures. En formant de celles-ci des épreuves nickelées, on obtiendra un résultat certainement meilleur.

Enfin, le nickel galvanoplastique servira avec succès à la reproduction d'œuvres d'art. Il suffit de deux ou trois dixièmes de millimètre d’épaisseur pour donner un modelage d’une résistance égale à un dépôt de cuivre d’un millimètre. La densité des deux mé-

taux étant à peu près semblable, une reproduction en nickel sera trois fois plus légère, à résistance égale, qu'une reproduction en cuivre.

On pourra d’ailleurs épaissir le premier dépôt de nickel par une couche de cuivre, au lieu de nickeler le cuivre, comme on le faisait jusqu’ici, ce qui enlève toujours de la finesse aux reproductions.

(Voyez le Manuel de Dorure, Argenture et Nickelagc sur Métaux, faisant partie de V Encyclopédie Roret).

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