Deux à trois minutes
— 3. — Environ trois minutes.
— 4. — Environ deux à trois minutes.
— 5. — Jusqu’à ce que les plus grandes lumières de l’image aient été noircies par le mordant, puis d’une demi à une minute en plus.
DÉTAILS PRATIQUES SUR LA PHOXOGRAArURË 309
Il est impossible de dire à l’avance combien de temps une plaque devra rester dans une des solutions", excepté pour le n° I, cela dépend soit de l’état hygrométrique de l’atmosphère soit de l’épaisseur de la réserve. C’est là une question d’expérience.
Mais on peut considérer comme une règle à suivre que la plaque doit être changée de solution aussitôt que celle que l’on a fait agir ne produit plus aucun effet, auquel cas on pourra être certain d’avoir une plaque susceptible d’être imprimée.
Quant à la solution n° I (à 45°), il convient de ne pas prolonger son action au-delà d’une minute, sans quoi les ombres seraient trop noires et l’on perdrait l’exacte gradation du modelé du négatif. •
La température des solutions exerce aussi une influence considérable sur la marche de la morsure; c’est pourquoi il est préférable d’en user toujours à la même température de 22° centigrades.
Pour préparer les solutions mordantes, la meilleure méthode consiste à mettre une quantité convenable de perchlorure de fer solide dans un grand récipient à large ouverture et d’y mettre de l’eau bouillante en quantité suffisante pour recouvrir le produit; après quelque temps et en agitant de temps à autre, le perchlorure de fer sera dissous. Le liquide doit alors être décanté, après repos, avec un syphon, de façon à n’entraîner aucune parcelle du dépôt qui se trouve au fond du récipient.
La solution décantée marquera 43 à 45° B. On en prendra une portion pour l’amener par évaporation à
45° formant ainsi la solution n° 1, et l'on ajoutera de l'eau au restant pour obtenir les 4 autres solutions de densités différentes.
Le degré des solutions peut être vérifié en remplissant un bocal de la solution que l’on examine à l’aide de l'hydro mètre de Baumé propre aux liquides lourds.
11 convient de faire bouillir toutes les solutions pendant quelques minutes, parce que ça les rend pins translucides, ce qui permet de mieux observer les progrès de la morsure sur le liquide.
Quant à l’observation des effets de la morsure, si la réserve formée avec la mixtion normale brune a été imprimée à une profondeur suffisante seulement pour donner les détails dans les ombres, on n’éprouvera aucune difficulté à observer en dessous le noircissement du cuivre.
Il existe cependant une autre mixtion préparée par la Compagnie autotype (de Londres) spécialement pour la photogravure. Si cette mixtion, ce qui est probable, convient à tous les autres égards, elle doit être préférée, parce qu’elle doit permettre, à cause de sa couleur rouge, de suivre plus aisément les progrès de la morsure.
Nettoyage de la plaque. — Après le morsure la plaque est sortie de la dernière solution, et rapidement lavée sous un robinet en frottant la couche avec les doigts, jusqu’à ce que l’on ait totalement débarrassé la surface, chose facile à faire, attendu que la couche gélatineuse, sous l’influence du perchlorure de fer, est devenue friable.
DÉTAILS PKATIQUES SUE LA PHOTOGRAVURE 311
Quand la plaque est sèche, on enlève le vernis des marges et du dos avec du coton imprégné de benzine et en même temps la benzine enlève le grain de résine, qui recouvre le fond de la plaque. Cela fait, on prend du coton sur lequel on a mis un peu d’essence de térébenthine et on frotte la plaque.
On fait sécher, et la plaque est ensuite nettoyée avec du coton imprégné d’alcool méthylique. L’on sèche et enfin la plaque est polie avec de la craie îévigée, mélangée à la solution d’ammoniaque à S %, dont il a été parlé plus haut. On frotte avec des mouvements circulaires et on laisse sécher ; puis l’on enlève le blanc avec du coton sec, et la plaque est prête pour l’impression.
Retouche. — C’est le moment de tirer une épreuve pour voir quelles sont les corrections nécessaires.
La profondeur de certaines parties des grandes lumières qui ont été creusées trop profondément doit être atténuée en usant d’un brunissoir d’acier; d’autres défauts, tels que ceux qui résultent de trous et de points, doivent être corrigés à l’aide d’une pointe à graver ou pointe sèche, et les parties où la profondeur est insuffisante doivent être traitées par la roulette. On désigne ainsi une petite roue dont la tranche est dentelée et maintenue dans un manche analogue à celui d’un porte-plume. En promenant cette roulette à la surface du cuivre, les dents produisent sur la plaque de petits creux qui, si le travail est bien fait, égalisent parfaitement les parties traitées. Si la plaque n’a pas été suffisamment gravée, le re-
mède consiste dans une morsure nouvelle ; ce que l’on réalise en encrant avec un rouleau de gélatine et en usant d'une encre spéciale composée de :
Spermaceti . 1 » parties.
Stéarine . G 05 —
Cire blanche . 6 » —
Bitume . 2 25 —
On fait fondre d'abord le bitume, puis on ajoute graduellement les autres substances. On fait, avec c une quantité égale d’encre lithographique, un mélange que l’on rend assez dilué pour l’usage avec de la térébenthine.
Après l’encrage, la plaqué est légèrement chauffée et refondue dans une solution de perchlorure de fer à 10°. Toutefois, si une plaque exige une grande relouche, il est préférable de recommencer à nouveau, plutôt que de vouloir arranger la planche par ces divers moyens qui altèrent la valeur de l’original et exigent beaucoup de talent et d’expérience pour être mis en pratique convenablement.
Aciérage. — Une plaque sans aciérage ne peut fournir que 20 à 25 impressions, et c’est tout ce qu’un amateur peut désirer. Mais, si Ton veut obtenir un tirage plus considérable, il faut recourir à l’aciérage, et, ce qu’il y a de mieux, c’est de confier ce soin à une maison industrielle, où ce travail sera mieux fait < que si l’on veut le faire soi-même (1).
(1) Moniteur de la f'holorjrapliie , année 1803.
TABLE DES MATIÈRES
Dü TOME SECOND