‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 101 sur 122 · PRINCIPES · texte numérisé non relu

PRINCIPES

cre. Après séchage, on humecte la planche et on l’encre lithographiquement avec un vernis composé d’asphalte, d’huile de lin lithargiée et d’essence de térébenthine : ce vernis ne s’attache qu'auxjportions qui étaient recouvertes avec le crayon ou l’encre. On laisse sécher la plaque pendant 15 heures, on la décape en y passant dessus, avec une brosse, de l’eau acidulée par de l’acide sulfurique et on la place dans une solution de sulfate de cuivre à 15° avec une planche de cuivre de même dimension placée parallèlement et à o millimètres de distance. On relie les deux plaques par un fort fil de cuivre : il s’établit un courant qui attaque le zinc dans les parties non recouvertes par le vernis. Toutes les minutes on retire le zinc pour enlever le cuivre déposé et au bout de 5 àlO minutes le relief est suffisant pour le tirage des exemplaires qui peuvent s’élever au nombre de 1,000.

Il est plus avantageux, pour éviter les dépôts de cuivre, qui sont toujours ennuyeux et qui nuisent à la bonne* marche de l’opération, surtout si l’on veut des teintes, de remplacer le bain de sulfate de cuivre par un bain de sulfate de zinc et de se servir d’une pile au pôle positif de laquelle on suspend la plaque de zinc à graver et à l’autre une feuille de zinc.

Pour obtenir les teintes, on recouvre de vernis de Venise les parties suffisamment mordues.

Avec le procédé électrographique on obtient de très belles aqua-teintes, de belles imitations du crayon, de la plume, etc.

Aujourd’hui, la gravure galvanique a été perfectionnée. Les bains surtout, ont été composés avec un certain nombre de substances satisfaisant à un cer-

ÉLECTROGRAPHIE

tain nombre de conditions, variant avec chaque genre de gravure à exécuter.

Pour avoir une attaque lente et régulière du métal, on emplie celui des agents chimiques qui répond le mieux au but désiré, en tenant compte, non seulement du prix de revient, mais de la délicatesse du travail exécuté. On ne saurait nier, à ce point de vue, combien la galvanogravure surpasse la gravure purement mécanique ou même photochimique.

Le sulfate de cuivre en solution ne donne pas un bain réglable à volonté, et les gravures obtenues né sont pas supérieures aux eaux-fortes ordinaires. Un des meilleurs bains, est celui qui a ôté indiqué par M. Suppe, de Munich, qui est composé d’une solution à 7 0/0 de sel ammoniac, légèrement acidulée par de l’acide chlorhydrique. Cette solution dissout facilement le chlorure de cuivre formé au pôle positif, à la surface de la planche de cuivre. Ceci est très important, car le chlorure formé, n’attaque pas la substance isolante placée sur le métal, et les traits de la gravure ne sont pas écartés.

Pour les gravures sur zinc, un des meilleurs bains est une solution au tiers, de chlorure de zinc dans l’eau, acidulée par quelques gouttes d’acide azotique.

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