PRINCIPES
mène en plaçant une planche métallique recouverte de vernis sur toutes ses faces et sur laquelle on a tracé le dessin à reproduire à la pointe, comme s’il s’agissait d’une eau-forte, dans un bain de sulfate de cuivre, et en communication avec le pôle positif d’une pile. Le pôle négatif porte une même planche métallique, sur laquelle, si on le désire, le métal se déposera suivant un dessin donné. En prolongeant plus ou moins l’action du courant, on obtient une gravure plus ou moins profonde.
L'appareil à employer, dans ce cas, est le même que celui dont on fait usage dans la gravure galvanoplastique. Le bain doit renfermer 5 0/0 de sulfate de cuivre si l’on grave les planches de cuivre comme c’est le cas le plus ordinaire. Il faut bien prendre soin, dans le tracé du dessin, d’enlever totalement le vernis des traits en mordant légèrement le cuivre avec la pointe.
La galvanocaustique du Dr G.-W. Osann n’est autre que le procédé électrographique ci-dessus.
Spencer a gravé électrographiquement l’acier dès 1840 en se servant d’un bain de sel commun. Il vaut mieux remplacer le sel ordinaire par le sel ammoniac qui donne de bien meilleurs résultats.
Pour graver le laiton, on se sert d’un bain de sulfate de cuivre et de sulfate de zinc ; pour graver le plomb, on fait usage d’un bain de nitrate de plomb ; pour l’aluminium d’un bain de chlorure double d’aluminium et de potassium.
Au lieu de vernir la planche, on y transporte une épreuve lithographique, zincographique ou en taille douce et on dore légèrement cette planche à la pile : l'or s’attache aux parties non revêtues d’encre grasse.
ÉLECTHOGRAPHIE
On lave la planche avec de l’essence de térébenthine qui dissout l’encre grasse et met à nu le cuivre dans tous les points que recouvrait cette encre. On la place dans un bain de sulfate de cuivre, au pôle positif, et le cuivre n’est attaqué qu'aux parties non dorées, c’est-à-dire correspondant à l’épreuve reportée.
M. Dumont a eu l'idée de graver galvaniquement le zinc en 1854. Il nomma son procédé zincographie galvanique. Avec ce procédé on dessine soit directement sur zinc avec l’encre ou le crayon lithographique, soit par report d’une lithographie, d’une taille douce ou d’une typographie. Le dessin terminé, on prépare le zinc avec une dissolution de noix de galle et de gomme arabique, comme on le fait ordinairement pour la zincographie, on encre comme si l’on voulait tirer des épreuves, on saupoudre avec un mélange de poix de Bourgogne, de résine et de bitume de Judée, on chasse l’excédent de poudre en secouant la planche, puis avec un soufflet, on chauffe légèrement le dessous du zinc de façon à faire fondre la résine qui le recouvre, laquelle, se mêlant à l’encre, donne un vernis isolant. On soumet la planche à la morsure au pôle positif de la pile. On peut obtenir, de cette façon, tous les genres de gravure en creux et même en relief.
M. Devincenzi a proposé peu de temps après la zincographie électrographique suivante : On dessine sur zinc avec de l’encre ou un crayon lithographique, on passe la planche dans une solution de noix de galle, puis à l’eau de gomme pour communiquer aux parties de zinc nues la propriété de repousser le vernis ci-après. On lave la planche à l’eau, puis à l'essence de térébenthine pour enlever le crayon ou l'en-