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III. — Photo-électrographie

Avec l’électricité on peut graver une planche d’après une photographie. Pour cela sur une planche de cuivre on reporte soit une phototypographie, soit une lithophotographie, soit une photozincographie, soit une phototypie par la méthode ordinaire. On dore la planche à la pile, on la lave à l’essence de térébenthine pour enlever l’encre de report et on la place dans un bain de sulfate de cuivre au pôle positif de la pile. En arrêtant l’attaque lorsqu’on a obtenu une profondeur suffisante, on obtient une excellente taille douce.

On préfère généralement obtenir une phototypie sous un cliché positif, reporter une épreuve de cette

ÉLECTROGRAPHIE

phototypie sur le cuivre, saupoudrer la planche de résine en poudre fine, enlever l’excédent de poudre en frappant la planche et avec un soufflet, chauffer légèrement le dessous du cuivre pour faire fondre la résine et finalement placer la plaque dans un bain de sulfate de cuivre au pôle positif de la pile.

On obtient la photogravure directe en recouvrant la planche avec une dissolution de bitume de Judée dans de la benzine cristallisable, en exposant la planche sous un bon cliché positif, en la lavant à l’essence de térébenthine qui dissout tout le bitume non rendu insoluble par la lumière, rinçant à l’eau et finalement mettant la plaque au bain galvanique.

A la place du bitume de Judée, on emploie une dissolution de gélatine ou d’albumine bichromatée préparée comme nous l’avons expliqué pour la photogravure sur cuivre. On obtient les teintes de même, c’est-à-dire par une suite de morsures galvaniques et d’insolations.

Le zinc, l’aluminium, le laiton, se photogravent de même.

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