‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 111 sur 122 · CALCOGRAPHIE · texte numérisé non relu

CALCOGRAPHIE

vapeurs de l'acide fluorhydrique qui attaque seulement les parties en regard des blancs. Le verre dépoli donne les clairs de l’image, le miroitement des surfaces polies produit les effets d’ombre, la gravure ne subit aucune altération et fournit de nombreux tirages.

L’électricité dynamique peut aussi servir à graver sur métal, en creux ou en relief, une épreuve imprimée avec une encre non conductrice. Il suffit,, pour cela, de placer cette épreuve sur une plaque de métal dans une solution saline électrolysable, de la recouvrir de plusieurs doubles de papier sans colle ou d’étoffe, et d’une seconde plaque de même dimension que la première. En faisant passer un courant à travers ce système, on obtient des effets faciles à prévoir. Si la plaque en contact avec l’épreuve est positive, elle est corrodée en regard des blancs par l’acide du sel et les noirs sont alors représentés en relief; si elle est négative, le métal du sel se décompose galvaniquement au-dessous des mêmes blancs, en formant des réserves qui- permettent ensuite d’obtenir facilement une taille douce.

Quand l’électrode est recouvert d’une mince couche d’un métal différent, l’enlèvement de ce dernier audessous des blancs donne lieu à des effets de damasquinure.

Ces expériences ont mis en évidence un mode particulier de propagation des courants à travers les électrolytes dont les molécules sont gênées dans leurs mouvements. Ces courants, au lieu de s’irradier dans toutes les directions au milieu de la masse électrolytique, se propagent en suivant des directions normales, ou sensiblement normales aux surfaces de Graveur. — I. 17

PROCÈDES CHIMIQUES D1YËUS

5° Procédé Charles et Villon.

Nous avons imaginé de remplacer dans le procédé Vcrneuil, l’alun par le bichromate de potasse et d’accord avec M. Charles, nous avons obtenu de bons résultats.

On prépare le zinc avec une couche de gélatine ayant la composition suivante :

Eau. . . 1.000 gram.

Gélatine . 50 —

Glycérine . 2 —

Après dessiccation, on y applique le recto de la feuille à reproduire, mouillée du côté opposé avec la solution suivante :

Eau . 1.000 gram.

Bichromate de potasse . 60

Alun de chrome . 50 — ■

On passe à la presse, on expose quelque temps à la lumière directe, on lave à l’eau chaude et on continue comme il a été dit ci-dessus.

Nous avons reproduit ainsi plusieurs dessins de machines avec une grande fidélité.

6° Procédé Villon.

La gravure à reproduire est imprégnée par son verso d’une dissolution de cyanure de mercure : le liquide ne pénètre que dans les parties non recouvertes d’encre grasse. On retourne la feuille, on l’applique, par son recto, sur une feuille de zinc ou de cuivre et on la presse bien uniformément pour bien l’étaler. Le zinc ou le cuivre s’amalgame dans toute:-

lai

(aii

Ira:

sur

CH1MITYPIE

les parties correspondant aux blancs de la gravure. En quelques secondes, on obtient une image négative en amalgame sur le fond intact de la planche de métal.

On encre lithographiquement. L’encre n’adhère qu’aux parties de la plaque non amalgamées : on obtient une image positive noire sur fond blanc d’amalgame. On n’a plus qu’à suivre les procédés de . la mcrcurographic suivant que l’on désire obtenir une taille douce, une lithographie ou un relief suffisant pouvant être tiré en typographie. Pour une lithographie, il suffit de plonger la plaque encrée dans un bain nitrique faible de façon à obtenir le relief suffisant. C’est le procédé généralement suivi.

Page 1