MACHINE A GRAVER RADIALE
M. Bollev, qui a eu occasion cl’étudier ce mode de gravure des cylindres à l’Exposition Universelle, affirme qu’avec l’électrographe, le travail est beaucoup plus rapide qu’avec la molette d’acier.
Machina à gravai' radiale de John Royle et Sons, de Paterson.
I.a machine dont nous donnons le dessin fig. 46, peut servir à graver toutes les lignes ; toutefois, pour les lignes droites, il est nécessaire de guider avec soin l’outil le long de la ligne à tracer. Même dans tous les cas, l’appareil donne d’excellents résultats pour l’achèvement des gravures sur zinc, des galvanos, des planches stéréotypées, montées ou non, des blocs pour lettres, des gravures sur bois, des blocs pour étiquettes, pour l’impression des billets de banque, pour la fabrication des papiers fins, etc., et peut s’employer avec autant de succès sur le bronze, les matrices, les planches pour levier, les marques pour savons, etc.
Toutes les pièces en mouvement sont supportées par un plateau en fonte, qui est lui-même fixé d’une manière rigide, sur un bâti à large empâtement, dans l’intérieur duquel est établie une grande armoire pour loger les outils.
Ire porte-outil est relié par son extrémité supérieure à un bras horizontal radial, à l’aide d’un joint universel. La douille dans laquelle il est placé, porte une tige qu’on guide sur une barre en bois indiquée en avant de la figure. Dans ces conditions, le trait se produit sur une profondeur constante sur la pièce à travailler. Cette tige est manœuvrée par la main gauche de l’ouvrier. Sa main droite embrasse une poi-
GRAY IRE MÉCANIQUE
MACHINE A GRAVEE RADIALE
gnée à longueur variable, -réunie au bras radial et permettant de régler, à tout moment, le mouvement de l’outil.
Celui-ci porte une glissière verticale dont la partie mobile reçoit l’arbre de la mèche. L’objet de cette glissière est de permettre de régler la longueur de l’arbre suivant la profondeur de l’entaille. On y parvient en tournant vers la gauche de l’arbre, la poignée placée au bout de la glissière ; cette poignée est d’ailleurs reliée à une vis qui manœuvre la partie mobile de la glissière.
Le burin est fixé sur l’arbre au moyen d’un mandrin en acier, qu’on ouvre et qu’on ferme en agriffant sur la tête fraisée qui surmonte l’arbre. Cette tête commande elle-même une vis qui traverse l’arbre
GRAVURE MÉCANIQUE
dans sa longueur. Le caractère qui distingue le mandrin est la facilité qu’il donne de centrer le, burin et de permettre de présenter toujours son tranchant à la pièce.
L’arbre fait 12 à 14,000 tours à la minute, sans occasionner de vibrations dans la machine, ni en diminuer le rendement. Il est construit en acier trempé, ses coussinets sont en bronze phosphoreux et peuvent se resserrer par l’extérieur. Cela permet de rattraper tout jeu qui viendrait à se produire.
L’appareil de fixation de la pièce à travailler est susceptible d’un mouvement en avant et d’un autre de retour, qui applique en même temps la pièce avec force contre le plateau. Cet appareil se prête à toutes les formes, et il n’est besoin d’en avoir aucun autre pour fixer les plaques les plus minces aussi bien que les pièces de formes les plus irrégulières.
L’une des mâchoires est placée tout près et en arrière du burin. Elle se règle aisément, dans toutes les positions, à l’aide d’un petit volant horizontal, placé directement au-dessus d’elle. L’autre mâchoire est cachée par le guide en bois : elle s’emploie pour serrer ou desserrer la pièce et se manœuvre au moyen de la poignée qui est située au-dessous^u plateau.
Les copeaux sont déblayés au fur et à mesure qu'ils se produisent par un fort courant d’air, déterminé par la rotation des lames en hélice disposées au bas de l’arbre.
La mise en marche et l’arrêt de la machine sont commandés par une pédale qui agit sur la courroie. Cette disposition évite les glissements et les entailles dans les lignes . tracées sür des surfaces étroites ou convergentes.