‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 41 sur 122 · GRAVURES DIVERSES · texte numérisé non relu

GRAVURES DIVERSES

] 4° Chalcographotxjpie.

Ce genre de gravure consiste à exécuter, sur le cuivre, le zinc ou tout autre métal, le dessin au moyen de la plume chalcolyphotype. Cette plume se compose d’un tube cylindrique analogue à celui du porte-crayon, à l’extrémité duquel se trouve un petit foyer entretenu soit par un mince filet de gaz, soit par l’étincelle électrique. La chaleur engendrée laisse couler la cire sur les parties de la planche touchées par la plume, où elle se solidifie aussitôt. La cire ne coule qu’autant que la plume appuie sur la planche, et d’autant plus qu’on appuie plus fortement. La chaleur du. foyer est telle que la cire coule liquide comme de l’eau et permet de produire de grandes finesses.

La planche et ensuite mordue à l’eau-forte à la manière ordinaire, en recouvrant au fur et à mesure les parties suffisamment creusées avec du vernis de Venise. Les traits tracés à la plume sont en relief par rapport aux blancs qui seuls sont mordus. Nous avons vu plusieurs paysages ainsi exécutés et d’un assez joli effet.

. 5° Fluographie .

La fluographie est la gravure à l’eau-forte dans laquelle on a remplacé l’acide nitrique par l’acide hydrofluosilicique. Cet acide que l’on trouve aujourd’hui facilement dans le commerce, s’emploie identiquement comme l’acide nitrique. Nous n’avons rien à ajouter à ce que nous avons dit.

On a également essayé le fluosilicate ferrique pour le même usage.

GENRES DE GRAVURE

ou moins rapprochés, et plus ou moins profonds, selon l’effet à obtenir. On la pratique d’après les mêmes règles que la gravure au burin, en remplaçant le losange ou le carré des tailles par des points.

La planche est préparée comme pour la gravure au burin et on y décalque de même le dessin. Pour graver au pointillé, on fait usage soit du burin soit de poinçons.

Pour user du burin dans ce cas, on le retourne de manière que la lame soit renversée et que le dos tranchant soit placé en-dessus; le manche tournant dans le creux de la main permet de donner à la pointe un mouvement pour l'enfoncer dans le cuivre, à la profondeur voulue, et de produire ainsi des points très réguliers. On réserve la pointe sèche pour les parties les plus éclairées. Lorsqu'on emploie le burin, il faut enlever la rebarbe avec le grattoir.

Le travail au poinçon est plus facile. On possède cinq ou six poinçons de différents calibres que l’on pousse sur le cuivre avec la pomme de la main ou un petit maillet en bois. On enlève ensuite la rebarbe avec l’ébarboir.

Lorsque les ombres produites par les points sont trop faibles, on les développe à l’eau-forte. Pour cela, on fait chauffer légèrement la planche gravée et on la tamponne avec du vernis dur, en frappant la planche bien perpendiculairement : le vernis s’attachera à toutes les parties de la gravure, mais ne pénétrera pas dans les creux. On couvrira, au vernis de Venise, toutes les parties que l’on ne veut pas mordre, et l’on soumettra la planche à l’action de l’eauforte ordinaire. On peut faire progresser, par une

GRAVURE GENRE CRAYON 167

suite de morsures et en recouvrant chaque fois avec du vernis, les parties que l’on veut protéger.

Quelquefois aussi on commence le travail à l’eauforte, on dévernit la planche et l’on continue avec les poinçons en s’aidant également, s’il y a lieu, de l’eauforte pour renforcer les teintes. Nous dirons encore qu’on s’est servi de la roulette pour pointiller, mais sans grand succès.

Il n’y a aucune règle pour établir l’arrangement des points dans des différentes parties de la gravure : leur position respective dépend de l’habileté et du goût de l’artiste. Nous dirons cependant que les points ne doivent pas être jetés au hasard, mais être bien symétriques par rapport les uns des autres et que l’on doit commencer par les points fins pour terminer par les points grossiers; on doit de même aller des points clairs aux points serrés.

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