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PROCÉDÉ GARNIER

L'encre au mercure pour écrire sur le zinc est composée de :

Eau . 500 gram.

Alcool . 50 —

Biiodure de mercure . 20 —

Sucre . 25 —

Glycérine . 25 —

Le mieux est de reporter une phototypie sur le zinc, étendre sur sa surface une solution alcoolique de biiodurede mercure, qui produit l’amalgame dans les blancs et laver la planche à l’essence ou à la benzine pour enlever l’encre. On attaque ensuite soit à l’acide chlorhydrique, soit à l’acide nitrique, étendus selon que l’on veut obtenir un creux ou un relief.

Pour la photogravure à la poudre de biiodure de mercure, on suit exactement les mêmes procédés que nous avons indiqués pour la gravure aux poudres et pour l’atmographie.

Procédé Garnier.

Ce procédé, basé sur la propriété des amalgames de repousser l’encre, est applicable soit pour le dessin direct, soit aux sujets photographiés.

ment avec lui un corps tout à fait insoluble et sans action, il en résulte donc qu’il faut faire prendre à la victime, le plus tôt possible, du blanc d’œuf en assez grande quantité. Le soufre ainsi que les eaux sulfureuses sont également très efficaces dans des cas pareils. Il faut ensuite laisser à l’homme de l’art, au médecin, le traitement ultérieur. On recommande aussi en pareil cas de faire boire à la victime, du lait, du sulfate de fer fraîchement précipité, ou un mélange de 7 parties de limaille de fer fine et 4 parties de fleur de soufre avec ou sans miel.

PHOTOGRAVURE

Commençons par le dessin direct. Le dessin que l'on désire reproduire, au crayon par exemple, est exposé quelques secondes à l’action des vapeurs d’iode dans une boîte spéciale, et on l’applique sur la surface polie d’une planche de cuivre jaune : l’iode qui s’était condensé sur les traits du dessin, se fixe sur le métal et forme un iodure double de cuivre et de zinc. On passe sur le métal une légère couche de mercure : ce dernier s’attache sur tous les endroits touchés par l'iode et respecte, au contraire, ceux qui n'ont pas été attaqués par cette substance. Le dessin apparaît en blanc sur le laiton. On encre la planche avec le rouleau lithographique, et, comme nous l’avons déjà dit, l’encre ne s’attache qu’aux endroits exempts de mercure, et fait ressortir encore plus nettement le dessin. On saupoudre avec de la résine en poudre fine, laquelle nes’attachequ'aux parties encrées; on enlève le mercure des traits avec une dissolution de nitrate d’argent additionnée d’acide nitrique qui met le laiton à nu avec une légère dépression.

Si l’on veut une gravure en creux, on fait mordre la planche à l’acide ou par l’électrographie.

Si l’on veut une gravure pouvant être tirée en lithographie, on plonge la planche dans un bain galvanique chargé de chlorhydrate de fer (V. Aciérage dés planches gravées) et l’on fait déposer une légère couche de fer métallique sur tous les traits du dessin. On lave la planche avec de l’essence de térébenthine pour enlever l’encre, on expose la plaque entière à la vapeur d’iode, on la frotte avec de l’ouate chargée de globules de mercure : elle s’amalgame entièrement, sauf sur les parties recouvertes de fer, on l’essuie.bien avec un tampon sec et on l’encre lithographique-

GRAVURE PHOTOMECANIQUE

ment. Cette dernière ne prend que sur les parties ferrées, c’est-à-dire sur les traits du dessin. On peut tirer un grand nombre d’épreuves en ayant soin de frotter de. temps en temps la planche avec du mercure.

Gravure photomécanique.

t ingénieux procédé a été imaginé par M. Sartirana. (Brevet du 24 novembre 1884).

Le principe du procédé repose sur l’application et la combinaison d’une épreuve en gélatine en relief, obtenue par tous les moyens photographiques usités, et d’une planche à graver, placées toutes deux sur une machine munie d’une règle pouvant être animée d’un mouvement dont la progression est réglée, et le long de laquelle on fait mouvoir un chariot composé de deux pièces accouplées. Sur le côté de l’une de ces pièces est tourbillonné un fléau porte-burin, mobile dans un plan vertical parallèle à la règle et sous lequel sont suspendus deux burins, dont l’un à pointe émoussée et servant de traçoir, suit les reliefs de l’épreuve photographique en gélatine ou autre équivalente en relief, et dont l’autre fait des tailles de largeur proportionnelle à la profondeur des reliefs du modèle et exécute par la position qui lui a été donnée, un dessin qui est la reproduction tout à fait exacte en gravure du modèle employé.

Nous représentons figure 41 le plan ; figure 44 l’élévation latérale ; figure 45 la coupe verticale suivant 1-2 du plan de la machine et figures 42 et 43 la perspective et le profil de vue du burin.

La machine se compose d’une table en fonte A, rectangulaire, parfaitement plane, dans l’épaisseur Graveur. — I. 14

PHOTOGRAVURE

de laquelle des nervures venues de fonte préviennent le gauchissement de sa surface.

Le long de deux bords opposés de la table A, deux liteaux B, G, venus de fonte ou non, mais solidement

établis et de façon que leur face supérieure soit exactement située dans un plan parallèle à la table, sont évidés dans leur centre pour loger deux vis d’entraî-

GRAVURE PHOTOMÉCANIQUE

bernent D, d’un pas déterminé court et régulier ; ces vis sont disposées parallèlement à la table reposant

sur des colliers E ménagés à chaque bout des liteaux par deux points de leur noyau non fileté, près de

leurs extrémités terminées en carré. Sur les carrés des vis D, situés d’un même côté de la table, sont fixés par des écrous deux galets identiques P’ divisés en un certain nombre de crans, suivant les besoins, dans lesquels s’engagent les rochets à ressort de deux manettes couplées G pour communiquer aux vis D, avec lesquelles elles sont assemblées, le mouvement de rotation. Sur les deux autres carrés situés à l'extrémité opposée, deux galets identiques H reçoivent une chaîne à la Vaucanson Z, pour régulariser le mouvement des vis.

Sur les liteaux B, C, repose, dans un sens perpendiculaire, par ses extrémités une forte règle en acier I, dont les grandes faces, par suite de la construction des liteaux, sont situées dans un plan parallèle à la table, et peut se mouvoir dans ce plan dans deux sens opposés, entraînée par le jeu des vis D avec lesquelles elle est prise au moyen de deux écrous en bronze .1, K, fixés à tenon et mortaises sous chacune de ses extrémités.

Un système de boîtes en bronze L, M, munies de garnitures et fortement reliées entre elles par deux platines en acier N, glissant à frottement doux contre les faces de la règle T dans le sens de la longueur, supporte de champ, en la maintenant dans une position presque horizontale et parallèle à la règle, une barre d’acier ou fléau O porte-burin, suspendue par une de ses extrémités où l’on a pratiqué un œil à un tourillon P ménagé à la boîte I., l’autre extrémité du fléau étant engagée dans un guide o fixé à l’autre boîte M, contre les joues duquel il est constamment en contact et libre d’osciller dans un plan perpendiculaire à la surface de la table.

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Au point R du fléau situé près du guide Q est fixé, par deux vis de pression, un traçoir à pointe émoussée, par lequel cette extrémité du fléau engagée dans le guide est maintenue au-dessus de la table et s’y appuie de tout son poids comme supportée par une béquille. Au point S, peu distant du tourillon P, se trouve fixé de la même manière un burin, à très peu de chose près semblable à ceux dont se servent les graveurs sur cuivre ; ce burin travaille verticalement et a la forme représentée en vue de profil et en vue perspective, figures 42 et 43. De cette manière, la distance de chacun des points R et S au centre d’oscillation P est en rapport avec les dimensions des reliefs de la gélatine et les intervalles des tailles de la gravure.

Au point T du système des boîtes, une poignée sert à lui imprimer un mouvement de va-et-vient dans le sens de la règle I. Une barre d’accouplement U unifie le mouvement des galets en maintenant la règle I dans une position parallèle à elle-même après chaque avancement qui est le même pour chaque taille, par le moyen des butoirs V fixés aux renflements de fonte X, contre lesquels les manettes viennent heurter.

Enfin, par l’un ou l’autre des carrés dépassant les galets H, l’on peut, avec une petite manivelle transporter rapidement la règle et tout ce qui y réside d'un bout à l’autre de la tablé, après avoir dégagé des crans des galets F, les ressorts Y, figure 44.

Ces dispositions parfaitement observées dans la construction de la machine, on grave une planche de méthl ou de buis en taille de relief de la manière suivante :

On applique sur la table A, avec du plâtre fin et en P dessous du burin S, une plaque de métal ou de buis a, puis en dessous du traçoir R, en la fixant de la même manière que la plaque à graver, une épreuve de géla- a tine en relief b sur son support, l’épreuve de gélatine | P en relief ayant été obtenue par insolation derrière un 1 cliché photo-négatif représentant le sujet à graver.

La planche de métal et l’épreuve de gélatine sont disposées autant que possible vers le centre de la table 11 et de manière que l’un des côtés du cadre de l’épreuve J D dans lequel le sujet doit être compris soit situé sur une ligne parallèle à la règle I, en ayant entre elles ; ' une distance telle, que, en faisant parcourir au traçoir : fixé au fléau la longueur de la marche de l’épreuve, i ■ le burin dans ce mouvement, reste constamment au- ; dessus de la plaque à graver.

On transporte alors la règle I au moyen de la ma- 1 nivelle engagée sur l’un des carrés des vis du côté de la chaîne, vers l’épreuve et la plaque, jusqu’à ce 3 que le traçoir supportant le fléau repose sur la partie de l’épreuve à transformer en gravure et fixe solide- s ment le burin à la hauteur convenable pour produire l’effet voulu.

En saisissant de suite la poignée T de la main droite, après avoir disposé le tràçoir au point de départ P, on imprime au système mobile des boîtes, par un effort de poussée en avant, un mouvement pendant la durée i 1 duquel le fléau se lève et s’abaisse d’un mouvement . 1 dans un autre sens qui lui est transmis par le traçoir : glissant sur les sinuosités de l’épreuve de gélatine.

Pendant les évolutions du fléau, le burin qui y est ; solidement relié, exécute les mêmes oscillations, mais ; dans un rapport déterminé moindre, comme étant j

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plus rapproché du tourillon, incise le métal en transformant les différences de hauteurs de ces reliefs.

Le traçoir arrivé au bout de sa course, c’est-à-dire à l’extrémité de l’épreuve, est reporté près de son point de départ après l’avoir fait avancer de la distance d’une taille par le mouvement des vis, en le relevant légèrement avec le pouce de la même main.

Une nouvelle taille peut alors être exécutée de la même manière ; après quoi le traçoir est ramené de nouveau pour une taille suivante, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le traçoir ait parcouru d’un bout à l’autre toute la surface de l’épreuve de gélatine.

On obtient ainsi une transformation exacte d’une épreuve obtenue photographiquement en une planche gravée en taille de relief, capable d’être livrée à l’impression pour tirer un nombre considérable d’exemplaires sur des presses rapides.

S’il s’agit de graver des planches en taille douce ayant la même perfection, la machine ne change pas de dispositions; les épreuves en relief de gélatine sont obtenues par les mêmes opérations, mais en faisant usage d’un cliché photo-positif, au lieu d’un négatif comme dans le cas précédent.

Si l’on se trouvait cependant dans l’obligation de faire usage d’un cliché négatif, pour le cas de gravure en taille douce, un simple déplacement du burin donnerait le même résultat en le transportant sur le prolongement du fléau, au-delà du point de suspension et à une distance de ce dernier égale à celle qu’il avait auparavant.

Pour varier le genre de gravure, on peut substituer au burin des molettes spéciales : cannelées, striées, pointillées, losangées ou d’autres formes.

ÉLECTROTYPIE

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