‹ Nouveau manuel complet du graveur en creux et en reliefChapitre 99 sur 122 · IV. — Procédé Lyons et Milward · texte numérisé non relu

IV. — Procédé Lyons et Milward

MM. Lyons et, W. Milward, de Birmingham, ont imaginé en 1812 un procédé de gravure en creux par voie électrique dont voici une description sommaire.

« On s’est depuis longtemps proposé, disent les inventeurs, de produire sur des surfaces métalliques, des dessins ou des figures en creux, en partie à l’aide de la précipitation des métaux; notre but a été

(1) Note transmise à l'Académie des Sciences, par ordre, du nistre de la guerre, par le général Blondel.

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de perfectionner ce mode de gravure sur des surfaces en or, en argent, en cuivre et leurs alliages, :sur le métal dit britannia , le fer, l’acier, le zinc et l’alliage des caractères d’imprimerie.

Supposons qu’il s’agisse d’un cylindre à imprimer les toiles peintes, qui soit en cuivre ou ses alliages.

Pour produire une gravure en creux sur ce .cylindre, on peint au vernis de copal le dessin qu’on veut produire, on enduit le reste de la surface d’une couche mince d’argent ou d’or et l’on enlève le vernis avec de l’essence de térébenthine ou de la potasse caustique, puis on immerge le cylindre dans une solution d’azotate d’argent ou autre solution, jusqu’à ce qu’on obtienne le creux nécessaire sur le métal.

La couche ou enduit d’argent ou d’or, qui est restée sur le cylindre, peut être enlevée ensuite par le frottement ou autrement, et, de cette manière, on produit de très beaux dessins en creux sur le cuivre et ses alliages.

On peut, au lieu de la solution d’azotate d’argent, employer de l’acide azotique étendu d’eau ; mais la première est préférable.

On parvient de la même manière à obtenir des dessins gravés en creux sur le fer, l’acier, le britannia métal , l’alliage des types d’imprimerie et le zinc ; mais pour ces métaux ou alliages, quoique l’argent et l’or puissent être employés, comme on l’a dit, pour protéger le métal, il vaut mieux se servir de cuivre, qu’on dépose galvaniquement au sein d’une solution de ce métal dans du cyanure de potassium. On peint sur cet enduit de cuivre, on enlève le cuivre par le courant électrique, ou le vernis avec l’essence ou la potasse, on plonge l’article dans une

KLECTROGIUPHIE

solution de sulfate de cuivre, contenant un peu d’a- " eide sulfurique libre ou d’azotate de cuivre, et on l’y ^ laisse jusqu’à ce qu’on ait obtenu le creux désiré.

Si l’on veut obtenir des dessins en creux sur des ' articles en or, en argent, en cuivre ou en alliage de 1 ces métaux, on peint d’abord sur l’or ou l’argent, on dépose une couche de fer, on enlève le vernis, on immerge dans le bain de cyanure de potassium, et à ; s l’aide de l’électricité, on creuse à la profondeur vou- 11

lue. Quant au reste de l’enduit, on l’enlève comme 1

on l’a dit ci-dessus.

Nous devons ajouter que les surfaces métalliques qui ont été traitées ainsi qu’il vient d’être dit, pour y produire des figures ou des dessins, tant en creux qu’en relief, peuvent avoir leurs parties creuses remplies en partie ou entièrement avec d'autres métaux, simplement en recouvrant de vernis les autres points du dessin, tandis que le dépôt du métal précipité alieu par la voie électrique dans toutes les parties laissées à découvert. »

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