ACIDE CITRIQUE
parler. Ils sont employés pour faire les limonades, le sirop de limons, etc.; de l'écorce on extrait une huile sur laquelle nous reviendrons. Quand les citrons viennent à manquer, on peut y suppléer par cet acide et leur huile essentielle.
Acide citrique.
Découvert par Schéèle. On l'obtient en saturant le suc de citron par le carbonate de chaux. On lave le pré le décompose par l'acide sulfurique en excès, qui s'empare de Ja chaux, forme un sulfate insolable qui se précipite ; on filtre et lon fait évaporer dans une bassine d'argent. L’acide citrique pur est en cristaux, sous forme de prismes rhomboïdaux ; il est transparent, d’urie saveur acide, presque caustique, est inaltérable à l'air, soluble-dans demi-partie d'eau bouillante ; l'eau froide en dissout les deux tiers de son ‘poids. D'après MM. Gay-Lussac et Thénard, il est composé de :
Osez YEN, 5: 55050 Cafbohoi-#s eines person ae si OT Hydrogène... 7, 5562465910
Cet acide est rafraîchissant, désaltérant. On en fait des pastilles de citron, de limonades, des poudres rafraîchissantes, etc.
Cochenille.
C'est le coctus cacti (Lin.), coccinilla officinalis, insecté de Vordre des hémiptères, famille des gallinsectes : il est originaire du Mexique, principalement des environs de Guasaca et de Oxaca. On cultive maïntenant cet insecte en Espagne, dans le royaume de Murcie et à Malaga; tout porte à croire qu'on pourra le naturaliser dans les départements méridionaux de la France. La cochenille croît principalement sur le nopal où cactus coccillinifer, ainsi que sur le cactus opuntia, Au Mexique, on va chercher les femelles dans les bois avant qu'elles n'aient fait leur ponte, et on lés dépose, au nombre de dix à douze, dans de petits nids de bourre de cocos, qu'on fixe sur les épines du cactus. L'insecte y opère sa ponte et meurt; mais, utile encore à sa famille, son corps, desséché et changé en coque, lui sert de rempart contre les agents extèrieurs ; ce n'est qu'après cette sorte d'incubation que, les œufs étant éclos, les petits se répandent par milliers surla plante, s'y attachent et y subissent toutes leurs métamorphoses: A la dernière, les femelles prennent l'état d'immobilité de leur mère; les mâles acquièrent des aîles, s'approchent des femel-
les, les fécondent et meurent bientôt après, C’est à cette épo= que que l’on recueille les femelles sur la plante en les faisant tomber avec un pinceau sur un drap étendu à terre; mais on en laisse une certaine quantité qui produit une seconde génération, et celle-ci une troisième que l'on récolte encore la même année. La cochenille de la première récolte est Ja plus estimée, et la dernière l'est le moins. On la fait mourir en la plongeant nn instant dans l'ean bouillante, ou en l'exposant dansun four, soit encore en l’étendant sur des plaques échauffées par-dessous, Ces différentes méthodes influent sur Ja qualité et les propriétés physiques de la cochenille; celle qui a été plongée dans l'eau est d’un brun rouge et en partie privée d'une poudre blanche qui recouvre l’insecte vivant; elle est bien moins estimée que les suivantes. Celle qui a été séchée dans des fours est d’un gris cendré et jaspé, et la dernière noirâtre; celle-ci paraît tenir Je premier rang dans le commerce, quoiqu'on ne voje pas la raison qui. doive la faire préférer.à la seconde,
La cochenille, telle que le commerce nous la présente, ne ressemble guère à un insecte; c’est un petit corps orbiculaire, anguleux, de > millimètres (1 ligne) de diamètre environ, sans membres apparents, noirâtre, d’un rouge brun ou d'un gris d’ardoise mêlé de rouge. On se convaincra cependant facilement que c'est un insecte; en le faisant tremper dans l'eau, on voit se développer ses membres et ses anneaux.
On connaît dans le commerce plusieurs cochenilles; nous allons en donner ne idée.
19 Cochenille noire. En petits grains ronds et anguleux, dont le diamètre est d'environ 2 millimètres (1 ligne); elle est concave d'un côté et convexe de l'autre; on y remarque des rides transversales entre lesquelles est une efflorescence d'un gris blanchâtre, Si on la fait macérer dans l’eau , on observe onze anneaux qui composent son corps. Sa poudre est d’un rouge cramoisi; délayée dans l'eau, elle est d'un rouge brun très-foncé,
2° Cochenille grise ou jaspée. Elle est entièrement couverte d'une efflorescence gris-blanchâtre. Sa poudre est moins foncée: elle est moins riche en principe colorant.
3° Cochenille sylvestre : couleur rougeñtre terne, non argentée. Elle est composée de plusieurs insectes et d’un, entre autres, qui vit également sur le nopal commun et le nopal épineux.