‹ Nouveau manuel complet du limonadier, du glacier, du chocolatier et du confiseurChapitre 27 sur 191 · DU SAFRAN · texte numérisé non relu

DU SAFRAN

fleurs droites, réunies en bouquets et très-larges, rouges, roses ou blanches. Elle fournit des fleurs tout l'été si l'on veut; elle en produit aussi l'hiver.

R. de Belgique : fleurs rouges.ou blanches, odeur agréable.

— de Francfort : fleurs rouges éclatantes, en bouquet.

— digitaire : leurs très-larges.

— muscade : fleurs blanches à odeur de musc, mais très-faible ; elle fournit l'huile essentielle de rose; à Ispahan, il s'élève en arbre de 18 mètres (55 pieds).

— blanc : leurs blanches élégantes, s'élève de 4 à 5 mètres (12 à 15 pieds). Le R. cuisse de.nymphe est une de ses variétés

— unique : fleurs d’üh rouge vif. On le plante contre les maisons, parce qu'il donne une des plus belles roses.

— des haies, églantier où gratte-cul : Heurs simples, blan-

S, ches ou rougeätres. Avec son fruit on fait le cynnorrhodon.

— à feuilles odorantes : fleurs rougeûtres et odorantes. Son odeur le fait conuaître au loin.

— du Bengale’: fleurs roses solitaires. Tige unie verte; feuilles d'un beau vert.

— de la Chine : leurs rougeñtres, odorantes; trois folioles ovales. Les roses doivent leur parfum à une huile essentielle qu'on en extrait par la distillation. On en prépare aussi une eau très-suave que les confiseurs emploient pour les liqueurs, les pastilles, ête. Nous aurons occasion d'en Parler.

Du Safran:

Crocus-Sativus. plante de la famille naturelle des iridées. Cette plante, originaire d'Orient, est cultivée en grand dans différentes provinces de la France, particulièrement dans le Gâtinois. Elle fleurit en septembre et octobre.

Le calice de cette plante bulbeuse est coloré, terminé par un long tube dont le limbe a six divisions régulières, trois étamines, anthères hastées , capsules à trois loges, feuilles dressées, étroites, à bords réfléchis, vertes et lisses en dessus, blanches en dessous. Les fleurs, au nombre d'une à trois, sortent du milieu de ces feuilles ; elles sont grandes, radicales, violettes, marquées de veines rouges ou purpurines. Le style, d'abord simple, est partagé supérieurement en trois lanières très-longues, un peu roulées et crénelées à leur sommiét, d'une couleur jaune foncé ; elles constitéent Les stigmates quisont Ja seule partie employée,

ne —

On doit choisir le safran en filaments longs, souples, élastiques, d'une couleur rouge orangé-foncé, et sans mélanges d'étamines, qui sont faciles à reconnaître à leurs anthères et à leur couleur jaune; il doit fortement colorer la salive en jaune doré, avoir une odeur forte, vive, pénétrante, agréable, et qui ne sente pas le fermenté. Il ne doit étre ni trop humide, ni trop sec; il demande à étre conservé dans un endroit moyennement sec et dans des vases fermés.

On le sophistique avec du carthame; cerqui est facile à reconnaître, car les fleurs de cette dernière plante ont le tube rouge, divisé supérieurement en cinq parties, et renférmant le pistil et les étamines ; il n’est ni souple, ni élastique, ni aussi odorant que le safran; la couleur qu'il donne n’est pas aussi belle, et elle ne se dissout pas aussi bien dans la salive.

On y introduit aussi quelquefois des corps étrangers, tels que du sable, des parcelles de fer, de plomb, etc, et ce, dans l'intention d'en augmenter le poids.

Le safran donne à l'eau et à l'alcool les trois quarts de son poids d'un extrait qui contient une matière colorante orangée rougé, non encore obtenue à l’état de pureté, et qui paraît cependant se déposer en partie, à l'aide du temps, de sa dissolution alcoolique. Bourrron-LAGRANGE et VOGEL disent qu'il contient une matière colorante particulière, susceptible de prendrerdifférentes nuances de bleu et de vert par l’action des acides et des alcalis ; ils la nomment polychroïte. Gette matière est soluble dans l'eau ét dans l'alcool.

On emploie beaucoup le säfrau dans les arts, à cause de son principe colorant facile à obtenir: Le confiseur s'en sert pour colorer les bonbons, les dragées , les pastilles, etc.

D'après les recherches de Bouillon-Lagrange, Vogel et Aschoff, le safran contient :

Une huile blanche concrète; — jaune, liquide, volatile; De la cire; De la gomme; De l’albumive solide; De la polychroïte, ete.

Sagou, Fécule extraite de la moelle du Sagus farinaria, palmier originaire des îles Moluques. Ilest en petits grains ronds, d'un blauc rougeûtre, durs, élastiques, d'une demitranspa-

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