‹ Nouveau manuel complet du relieurChapitre 38 sur 70 · DE LA DEMI-RELIURE · texte numérisé non relu

DE LA DEMI-RELIURE

Ternis est presque sec, on le polit avec un nouet de drap fin blanc, rempli de coton en rame, et sur lequel on met une goutte d'huile d'olive; on frotte d'abord légèrement, et au fur et à mesure que le vernis sèche et s'échauffe, on frotte plus fort; l'huile fait glisser le nouet, et le vernis devient brillant. On fait la même opération sur chacun des plats du volume l'un après l'autre.

On vernit aussi avec une éponge fine, qui étend parfaitement le vernis; mais pour empêcher qu'elle ne durcisse pendant qu'on vernit et lorsque le vernis se sèche , on a eu soin de la laver dans du bon esprit de vin. Pendant l'hiver et dans les temps humides, les vernis ne prennent pas de brillant, à moins qu'on ne fasse chauffer les plats du volume, et l'éponge qui contient le vernis.

On passe le vernis sur les volumes qui ne peuvent pas être polis avec le fer ; cependant rien n'empêche de le passer sur tous ceux qu'on a déjà polis avec le fer, lorsqu'on ne les trouve pas assez brillants. Dans ce cas , il faut que le volume soit entièrement terminé, parfaitement sec, et sans la plus légère humidité : sans cela le vernis ne prendrait pas , ou l'on ne pourrait pas parvenir à le polir.

Le vernis a encore l'avantage de préserver la couverture des accidents que peuvent lui causer les gouttes d'eau ou d'huile qu'on laisse maladroitement tomber dessus.

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