‹ Nouveau manuel complet du relieurChapitre 39 sur 70 · DE LA DEMI-RELIURE · texte numérisé non relu

DE LA DEMI-RELIURE

La demi-reliure ne diffère de la reliure entière qu'en ce que le dos du volume seulement est couvert en peau, soit veau, basane, maroquin, mouton maroquiné, etc., et les cartons sont couverts en papier ou en parchemin, mais le plus ordinairement en papier uni ou peint ; quelquefois aussi Je dos est en papier. Comme les opérations sont les mêmes, soit que le dos soit en papier ou en peau, nous allons indiquer les manipulations, en prenant pour exemple un volume dont le dos seulement est en peau.

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Tout se fait pour ce genre de reliure comme pour la reliure en plein , ainsi que nous l'avons décrit depuis la page 40 jusqu'à la page 100*, c'est ici où commence la différence.

Après avoir placé les coins en parchemin ou en peau, comme nous Pavons indiqué (p. ()G), on prépare une bande de peau de 8 centimètres plus large et de 8 centimètres plus longue que le dos. Après avoir pâté cette peau de la même manière que nous l'avons décrit pour la couverture entière, on la colle avec les mêmes précautions que nous avons prescrites pour le dos de la couverture (p. 400) ; cette bande doit déborder de 4 centimètres sur chaque carton.

On ne couvre les cartons en papier qu'après que le dos a été doré et que le volume est presque terminé. Ce papier, qui doit tonner la couverture, se colle sur les cartons à une distance du mors plus ou moins grande, selon le goût de l'ouvrier et la grandeur du format. On peut établir, comme règle générale, que le bord du papier doit arriver, près du mors, à la dislance où se trouverait un fdet d'or que l'on voudrait pousser sur le plat, ainsi qu'on le pratique presque toujours lorsque Ton couvre le dos eu maroquin, et les plats avec du papier maroquiuc. Dans ce cas, le filet qu'on pousse tout autour doit être disposé de manière que celui qui se trouve du côté du mors couvre la jointure du papier et du maroquin.

Dès qu'on a collé les deux côtés de la couverture , on laisse bien sécher; ensuite on colle les gardes (connue l'indique la pa<;e 142). On met le volume en presse aussi longtemps qu'on le peut, et on le polit avec le 1er, suivant le procédé indiqué (page 147), si le papier est susceptible de l'être; dans le cas contraire, on le vernit de la manière prescrite (page 150). Enfin, on termine la demi-reliure de la même manièic que les volumes reliés en entier (page 159).

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