‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etc (volume 2)Chapitre 36 sur 107 · ARGENTURE DES GLACES ÊT DES MIROIRS · texte numérisé non relu

ARGENTURE DES GLACES ÊT DES MIROIRS

Depuis quelques années on a inventé divers moyens pour argenter les glaces et les miroirs et leur donner un tain supérieur à celui ordinaire sans le secours du mercure. Nous rappellerons ici les divers procédés qui ont été inventés pour cet objet dont la première idée paraît appartenir à M. Th. Drayton.

Argenture des miroirs et des glaces, sans mercure, par M. Th. Drayto.n.

Le principe de ce procédé consiste à déposer sur le verre de l’argent métallique qu’on y précipite d’une dissolution en désoxygénant ce métal oxydé tel qu’il est dans cette dissolution, et de manière à ce que le précipité soit adhérent sans être obligé de recouvrir préalablement le verre d’une couche

métailîque ou d’un enduit quelconque. Je vais dire en peu de mots les manipulations qui peuvent conduire à ce résultat. ii

Je ferai remarquer d’abord que cette invention s’applique ïi surtout à la fabrication des miroirs et des glaces, et lorsqu’il j! s’agit d’obtenir des surfaces réfléchissantes. Or on sait que tj l’étamage des glaces ou leur argenture, tels qu’on les pratique || aujourd’hui à l’aide du mercure, constituent une opération î excessivement insalubre, et c’est un des avantages de mon [1 procédé, que la partie de l’opération qui est insalubre devient | inutile, qu’on peut argenter le verre et lui donner, sans ma- jij nipulations danpreuses, un éclat et une réflexion parfaits. J Voici comment Je procède : !l

Je prends 30 gram. de nitrate d’argent grossièrement pulvérisô et tel qu’on le rencontre généralement dans le com- j| merce, sous le nom d’argent corné, et je le mélange avec i' 15 grani. d’esprit de corne de cerf ou d’ammoniac. Au mé- i; lange, j’ajoute 60 gram. d’eau, et j’abandonne pendant 24 i heures ; je filtre en conservant le dépôt qui reste sur le filtre î, et qui est de l’argent. Dans cet état, j’ajoute à la liqueur !i filtrée 90 gram. d’alcool à 60°, ou de naphte, puis enfin de 1; 20 à 30 gouttes d’huile essentielle de casse. Le mélange, l après être resté 5 à 6 heures, en état de servir, et j’ai re- jj marqué qu’il ne fallait pas le conserver au-delà de 24 heures j après y avoir ajouté l’huile de casse, si on voulait obtenir de il bons résultats, tandis qu’avant cette addition la liqueur pa- j| raSt s’améliorer avec le temps. ‘

Aussitôt que le temps convenable assigné ci-dessus après f l’addition de l’huile de casse s’est écoulé, on applique lemé- i lange de la manière que je vais indiquer.

La glace qu’il s’agit d’argenter ayant été placée dans une position horizontale, je forme tout autour un rebord avec du i mastic ou autre matière, de façon que la liqueur puisse re- ' couvrir, sur une hauteur de 5 à 6 millimètres, toute la surface du verre a argenter. Cette surface doit être nette et polie avant d'y verser cette liqueur, et lorsqu’on en a recouvert toute cette surface, on verse sur celle-ci, dans des points dif- i férents baignés parla liqueur, quelques gouttes, par exemple, |i do G à 12, d’un mélange consistant en une partie en volume d’essence de girofle, et de 3 parties d’alcool. De 6 à 1 2 gouttes de cette essence de girofle étendue sont la dose convenable pour la liqueur composée, ainsi qu’il a été dit ci-dessus; ou bien l’essence de girofle peut être mélangée à la liqueur immédiatement avant de mettre celle-ci en contact avec le verre.

Il est bon d’avertir que plus on emploie d’essence de gii

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rofle, plus le dépôt de l’argent s’opère rapidement ; niais il vaut mieux que cette précipitation ne s’opère pas en moins de 2 heures, et c’est du reste un point qu’un ouvrier, après quelque temps de pratique, déterminera avec facilité.

Je ferai remarquer encore que les ingiédicnts dont on fait usage, et tels qu’on les rencontre dans le commerce, diffèrent fréquemment sous le rapport de leur force et de leur pureté. Les quantités nécessaires pour le succès complet de l’opération doivent donc aussi varier, et un opérateur intelligent n’aura pas de peine, au bout d’un peu de temps, à juger sur-le-chainp la qualité de ses matériaux, ou bien il fera des essais sur des morceaux de verre qui lui permettront de déterminer les doses qui offrent les résultats les plus avantageux avec les matériaux qu’il a à sa disposition.

De même les échantillons d’huile de casse, achetés à différentes époques, diffèrent beaucoup sous le rapport de la qualité; j’ai remarqué qu’il était indispensable de soumettre à des épreuves dont on a fait l’acquisition, afin de s’assurer si elle se mêlerai la solution d’argent dans rammoniac, l’eau et l’alcool, ainsi qu’il a été prescrit ci-dessus. Quand le mélange a lieu aisément, alors celte huile est propre à cette application, tandis que si elle reste floconneuse, je l’abandonne au repos après le mélange que je filtre ensuite. La position horizontale de la glace n’est pas absolument nécessaire, et j’ai même remarqué que si le verre qu’on veut argenter est incliné, et même disposé verticalement en ne laissant entre lui et la plaque bien close en bois dont on le recouvre alors qu’un intervalle étroit pour la liqueur, on arrivait au but en se servant simplement de l’alcool sans eau dans le mélange.

J’ai remarqué que l’emploi d’une petite quantité d’huile essentielle de thym ou de carvi fait varier la couleur de l’argent; ce qui peut être utile dans quelques cas pour cet objet.

La liqueur dont on s’est servi étant ensuite décantée, on l’abandonne pendant quelque temps, soit 3 ou 4 jours, dans un vase clos, attendu qu’elle renferme encore de l’argent ; elle peut être employée à une nouvelle opération en la filtrant et y ajoutant de nouveaux ingrédients en proportion de ceux qui ont été consommés. Autant que j’ai pu m’en assurer par expérience, j’ai trouvé que 1 gram. de nitrate d’argent recouvrait 7 à 8 centim. (2 Q2 à 3 pouces) carrés de verre. La quantité d’alcool varie un peu, attendu que son évaporation dépend de la température et de la durée du procédé. Un peu de pratique permet de juger les quantités consommées.

Aussitôt que l’argent déposé sur le verre est parfaitement

sec, j’enduis la couche d’argent avec un mélange de cirQ

d’abeilles et de suif en quantilés à peu près égales et fondues ! ensemble.

Argenture des miroirs, glaces et autres surfaces, pur M. Th. Drayton.

M. Drayton a depuis modifié le procédé qu’il avait inventé | d’abord, et à cet égard on trouve dans le Technologiste^ tom. XI, p. 129, l’article que voici. Glest M. Drayton luimême qui parle :

« Le but que je me suis proposé consiste à faire déposer sur le verre une couche d’argent provenant de ce métal en dissolution de façon que ce précipité adhère à la surface de ce verre sans application préalable d’une autre substance quelconque.

» Pour cela, je prends 30 gram. d’ammoniac, 60 gram. d’azotate d’argent, 10 centil. d’eau et 19 centil. d’alcool de vin. Je mélange ces matériaux, je les laisse reposer pendant '

3 à ü heures et je filtre. A la liqueur filtrée j’ajoute 7 à 8 gram. d’une matière saccharine dissoute dans parties égales d’eau et d’alcool [Hk de litre par exemple) et de préférence du sucre de raisin si on abandonne la solution au repos pendant quelques heures.

» L’invention est applicable à la fabrication des miroirs, des glaces et de toutes les autres surfaces planes, concaves ' ou convexes qu’oil veut recouvrir d’argent. Il n’y a rien d’insalubre et de nuisible dans le procédé, et il ne s’en dégage aucune odeur soit pendant l’opération, soit après l’argenture du verre ; on peut argenter la pièce placée verticalement aussi bien qu’horizontalement powrvu que la liqueur soit mainte- 1 nue en contact avec le verre et que celui-ci soit maintenu à une température de 70” pendant qu’on opère. i

)> Aussitôt que l’argent est parfaitement sec sur le verre,. ! on l’enduit d’un vernis ordinaire au mastic pour le garantir | contre le frottement.

» La supériorité de cette invention sur toutes celles connues | jusqu’à présent consiste dans la durée des produits qui ré- I sistent éminemment à la chaleur et aux vapeurs, ce qui les | rend propres à tous les climats. La solution dépose aussi de ! l’argent sur les métaux d’une manière très-parfaite. » ’

Procédé pratigue d'argenture.

Suivant MM. Pclouze et Frémy {Cours de chimie générale, tom. II, p. 058), voici le procédé qu’on suit à Paris pour l’argenture des miroirs et glaces:

On fait dissoudre dans 8ü gram. d’eau distillée 40 gram, d’azotate d’argent et on y ajoute ;

NOUVEAU PROCÉDÉ d’ÉTAMAGE DES GLACES. 1S7

O, 5 gram. d’une liqueur composée avec 25 parties d’eau distillée, 10 parties de sel ammoniaque, 10 parties d’ammoniac liquide marquant 13° Baumé.

b, 2 gram. d’ammoniac caustique liquide, de 13° Baumé.

c, 120 gram. d’alcool de 36°.

On abandonne le mélange jusqu’à ce qu’il s’éclaircisse, on le filtre et pour chaque gramme de liqueur on y ajoute une goutte d’essence de casse (mélange de parties égales d’alcool à 36° et d’huile de casse), on filtre au bout de quelques heures et quelques moments avant de verser sur la glace à argenter, on y ajoute encore 1?78° partie d’esesnce de girolle, mélange de 100 parties d’huile de girofle avec 200 parties d’alcool à 36°.

La liqueur filtrée est versée alors sur la surface bien nettoyée du verre et le tout est chaufié à environ à0° C. Au bout de 2 à 3 heures, la couche d’argent est tellement adhérente qu’on peut l’enduire avec un vernis.

Rapport fait à la Société d’ encouragement sur un nouveau procédé d’étamage des glaces.

Le nouveau procédé d’argenture des glaces a fait, à la Société d’encouragement, l’objet d’un rapport en date du 23 décembre 1846. Voici comment s’est exprimé M. Bussy, dans ce rapport, qui est inséré dans le tome 40, page 55 diï Bulletin de cette société :

« L’étamage des glaces, tel qu’il se pratique aujourd’hui, consiste à étendre, sur une pierre horizontale parfaitement dressée, une feuille d’étain sur laquelle on verse du mercure en quantité suffisante pour la recouvrir complètement ; on y sH)plique ensuite la glace à étamer, dont la surface doit être parfaitement nette et exempte de tous corps étrangers ; on la fait glisser sur la feuille d’étain amalgamée, de manière à ce qu’elle chasse devant elle tout le mercure qui a été mis en excès, et à éviter l’interposition des moindres bulles d’air entre le verre et le métal.

» La glace étant chargée de poids dans cette position, l’amalgame y devient as.sez adhérent pour qu’elle puisse, sans inconvénient, être placée verticalement; maintenue quelque temps dans cette position, l’excès de mercure s’écoule, l’amalgame se sèche, et au bout de cinq ou.six jours la glace peut être transportée.

» Ce procédé, sur l’origine duquel nous n’avons aucune donnée précise, ne paraît pas avoir éprouvé de modifications notables depuis qu’il est introduit dans l’industrie ; il laisse cependant plusieurs choses à désirer, tant sous le rapport Fabricant de Verre. Tome 2, 14

158 îiÜA'rSlèMË PARÎÎE.

de la difficulté de son application dans quelques circon- i stances, que sous celui de la perfection même du produit qu’il fournit; ainsi, il ne s’applique qu’avec une grande difficulté aux surfaces courbes et irrégulières, tellement qu’on est obligé de lui substituer, pour ces cas spéciaux, l’emploi de divers amalgames ou alliages plus ou moins fusibles. ,

» Toutefois, le faible pouvoir réfléchissant de ces alliages, ! la teinte plus ou moins plombée qu’ils présentent, ne per- ' mettent pas de les employer utilement, et ce n’est qu’avec ' beaucoup de difficulté qu’on parvient à se procurer les miroirs étamés à surface courbe dont on a besoin pour Top- i tique.

» Un autre inconvénient de l’amalgame de mercure est la | séparation qui s’opère d’une portion de ce dernier métal, | longtemps encore après la préparation de l’étaniage, surtout j Jorsque la glace est exposée à une température un peu éle- , vée; il en résulte que le mercure s’accumule inévitablement j dans la partie inférieure de la glace, et si l’on vient alors à retourner celle-ci en plaçant en haut la partie qui était en , bas, le mercure qui s’y trouve en excès redescend et forme, , sur la surface de réflexion, des stries et des taches d’un effet I désagréable. i

» Enfin l’action d’une lumière trop vive détermine dans i l’amalgame une sorte de cristallisation qui nuit singulièrement à son pouvoir réfléchissant, et produit sur la glace l’ap- , parence d’un fond sablé; cet inconvénient se fait surtout sentir dans les instruments d’observation, qui sont exposés à l’action directe du soleil; il en est de même peur les glaces de nos appartements.

» Le procédé sur lequel M. Tnurasse a appelé votre attention a été exécuté sous les yeux des membres de la société, dans l’une de ses dernières séances. Il consiste à verser sur la glace, placée horizontalement et parfaitement nettoyée, tme dissolution de nitrate d’argent à laquelle on a ajouté, préalablement, une certaine quantité d’ammoniac, et d’une iiuile volatile que cet industriel désigne sous le nom à'huile de qvassia. Après un contact dont la durée est variable, mais qui n’excède pas une heure en général, on enlève la dissolution qui surnage le dépôt d’argent, on lave ce dernier de majiière à le débarrasser du nitrate d’argent excédant et d’un reste d’huile essentielle, puis on sèche la glace à l’étuve. Les surfaces courbes les plus irrégulières pourraient, comme on le voit, s’argenter avec autant de facilité que les glaces à surface plane,

U Ce procédé, pour lequel M, Drayton a pris un brevet qui

NOUVEAU PROCÈDE d’ÉTAMACE DES GLACES.' IS!}

a été cédé plus tard à M. Tourasse, n’est que la reproduction» sur une grande échelle, d’une expérience de chimie qui se fait depuis longtemps dans nos cours; c’est une réduction de; l’argent à l’état métallique, comme M. Liebig l’a opéré depuis longtemps au moyen de l’aldéhyde et de l’ammoniac; votre rapporteur lui-même a eu l’occasion d’obtenir une argenture analogue au moyen du produit volatil retiré de distillation de l’huile de ricin.

» Mais ce procédé, qui parait d’une exécution si simple et si facile, a cependant demandé beaucoup de temps et de peine avant de pouvoir être exécuté, sur de grands volumes, d’une manière sûre, régulière et tout-à-fait industrielle.

■n Les échantillons que la société a mis sous les yeux peuvent donner une idée du degré de perfection auquel est arrivé M. Tourasse et ne permettent pas de douter qu’on ne puisse appliquer le même procédé avec un égal succès à tous les volumes en usage dans le commerce.

» Ce nouvel étamage, s’il est permis d’employer encore ce nom, a sur l’ancien l’avantage de réfléchir plus complètement la lumière; c'est ce qui est résulté manifestement pour nous de la comparaison que nous avons faite un grand nombre de fois, de deux portions d’une même glace étaniées, l’une par l’ancien, l’autre par le nouveau procédé.

)) Nous regrettons de ne pouvoir apporter, à l’appui de notre impression, une mesure exacte de la différence qui peut exister sous ce rapport. Nous n’avons pu faire d’expérience précise à cet égard, mais nous nous sommes éclairé de l’expérience pratique d’un artiste bien connu et justement apprécié, M. Charles Chevalier, dont l’habileté dans la fabrication des instruments d’optique a été récompensée par la Société d’encouragement. Il n’hésite pas à accorder à l’argenture une grande supériorité , comme moyen d’obtenir une réflexion plus complète de la lumière, et pense que ce procédé peut avoir une influence très-heureuse pour le perfectionnement des instruments d’optique.

» Si l’on considère le nouveau procédé au point de vue de l’économie générale, peut-être trouvera-t-on qu’il peut y avoir intérêt à diminuer la consommation du mercure, qui est déjà employé dans plusieurs Industries, et dont le prix s’est si fort élevé dans ces dernières années.

» Chaque mètre carré de surface de glace étamée absorbe environ 183 gram. de mercure, et 550 gram. d’étain représentant une valeur totale de U fr. 40 cent.

» Chaque mètre carré d’argenture ne prend guère, abstraction faite des autres frais, que 1 fr. 53 c. d’argent.

» Il est une dernière circonstance par laquelle ce procédé se recommande à nos encouragements : c’est en ce qui concerne riiygicne des ouvriers étameurs de glaces.

» L’étamage ordinaire, comme toutes les industries dans lesquelles on manipule le mercure, compromet gravement la santé des ouvriers qui s’en occupent, ainsi que cela se voit, quoiqu’à des degrés difl'érents, chez les doreurs sur métaux, les sécréteurs de peaux, etc.

» Tout le monde connaît les accidents elles infirmités qui assaillissent les owvriers doreurs : amaigrissement, tremblement nerveux, affaiblissement des facultés intellectuelles, et tous les symptômes d’une vieillesse prématurée.

» Sous le rapport des accidents qu’il évite, le nouveau procédé sera approuvé sans restriction par tous les véritables amis de l’industrie, puisqu’il offre la réunion, malheureusement trop rare, d’une amélioration pour la santé de l’ouvrier et d’un avantage dans la qualité du produit.

» Un seul inconvénient, mais un inconvénient grave, paraît â craindre pour l’argenture des glaces, c’est celui qui pourrait résulter de l’altération chimique de la couche d’argent, par son contact avec l’air plus ou moins chargé d’émanations sulfureuses. Pour parer à cette crainte parfaitement fondée,

M. Tourasse emploie un vernis d’une composition particulière dont il recouvre son argenture, comme on est dans l’usage de le faire pour les miroirs ordinaires employés dans les instruments de marine, qui, sans cette précaution, seraient hors de service au bout de peu de temps, en raison de l’altération que l’amalgame éprouve sous l’influence de l’air humide chargé des émanations de la mer.

» Afin d’éprouver la propriété préservatrice de ce vernis, i nous avons exposé pendant quatre jours, à l’action du gaz ! sulfhydrique (hydrogène sulfuré), une glace argentée, dont une portion seulement était recouverte de vernis. Cette ex- i périence, dont nous faisons passer le résultat sous les yeux de la Société, montre que la portion non garantie s’est colorée en jaune, qu’elle a perdu de son pouvoir réfléchissant, qu’elle s’est piquée en divers endroits, et que l’autre, au contraire, est restée parfaitement intacte.

» 11 serait prématuré, sans doute, de vouloir conclure de cette expérience, bien qu’elle ait été faite dans des conditions singulièrement exagérées, que le nouvel étamage sera à l’abri de toute espèce d’altération ; c’est au temps seul qu’il appartient de prononcer avec certitude sur cette question; s’il confirme les présomptions favorables que nous sommes fondé à manifester dès aujourd’hui, nous aurons

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