REPARATION DU TAIN UE5 GLACES. IÜ
à la réussite sûre de l’opération entre les mains d’un ouvrier adroit. La pratique des ateliers a, au surplus, sanctionné son emploi.
M. Thomas, qui a résolu, d’une manière satisfaisante, le problème de l’étamage partiel des glaces, s’est aussi occupé de l’étamage des verres à forte courbure. On peut voir avec intérêt les tentatives suivies de succès, faites par M. Thomas dans cette voie. Nous n’insisterons pas sur la description de ce procédé, l’emploi de pareils verres ne présentant pas d’applications habituelles.
Les renseignements recueillis et les attestations des miroitiers qui ont eu recours au procédé deM. Thomas pour la réparation du tain des glaces, ont été des plus favorables. La chambre syndicale des miroitiers a fait connaître tout l’intérêt qu’elle portait aux efforts de M. Thomas, qui s’est montré modeste dans ses exigences ; car, pour 50 fr. il a livré son procédé à plusieurs miroitiers, avec son outillage etles instructions nécessaires pour opérer. Ce prix équivaut à l’étamage complet d’une glace de dimensions assez ordinaires.
Explication des appareils,
Fig. 222, l’appareil de M. Thomas, pour réparer le tain des glaces, vu en coupe verticale.
Fig. 223, le même vu en plan.
Fig. 224, section verticale de la boîte elliptique sans fond posée sur la glace.
Fig. 225, la même vue en plan.
Fig. 226, plaque mince en boite dite calibre,, percée d’une ouverture elliptique, vue de profil et en plan.
Fig. 227, rigole conique en bois destinée à l’introduction du mercure.
Fig. 228, curette en bois taillée en biseau.
Fig 229 et 230, élévation et plan d’un mandrin en bois lesté de plomb pour appliquer la feuille d’étain.
Fig. 231 et 232, tourniquets pour presser la boite posée sur la glace. >
a, plaque mince en bois placée sur la partie endommagée, de la glace , et nommée calibre; b, plateau en bois posé sur la glace en remplacement du calibre et garni, en dessous, de peau de chamois; c, boite elliptique sans fond, dite boîte conductrice; d, rigole conique pour faire couler le mercure sur la glace; e curette en bois; f, rigole par laquelle s’écoule le mercure; g, poches en cuir adaptées à ce tuyau ; h, mandrin servant à l’application de l’étain; H, tourniquets; h\ pièce nommée écluse , formant la cavité l, percée dans la pa-^
roi de la boite c, qui reçoit le bout de la rigole conique f;
m, pièce elliptique sans fond, posée directement sur la glace; ,
n, rigole par où s’écoule l’excès du mercure,
DES MOYENS PROPRES A RECONNAITRE LA BLANCHEOR ET i 1
l’Épaisseur des glaces.
La beauté et la valeur des glaces, exemptes de défauts, dé-l pendent de leur grandeur, de leur blancheur, de leur épais-| seur et de leur transparence. On juge de leur blancheur enj | approchant de leur surface un corps très-blanc, comme dut- 1 papier, et examinant la nuance qu’a dans la glace ce corpst] réfléchi. Quant à l’épaisseur, lorsque les glaces sont enca-n drées, il est fort difficile de l’apprécier bien exactement ; c’est cet objet qui a fixé l’attention d’un de nos habiles mécani- I ciens: nous allons faire connaître l’instrument qu’il a inventé 1 à ce sujet. |
Pachomètre de M. Benoist.
Tout le monde a remarqué qu’on pouvait estimer l’épais- ■ seur d’une glace en observant l’intervalle qui sépare un objet ■ placé contre la surface, de l’image réfléchie par le tain. C’est aussi de cette manière que les miroitiers jugent de l’épais-j seur des glaces qui sont montées; mais, quelque justesse de' coup-d’œil que l’habitude leur ait donnée, on conçoit qu’ils! i ne peuvent obtenir que des évaluations inexactes. Il était' ' donc nécessaire de leur donner, ainsi qu’aux personnes quij j achètent des glaces, un moyen simple et commode d’en me-i surer l’épaisseur. Tel est le but que s’est projiosé M. Benoist, ancien élève de l’Ecole polytechnique , en construisant son instrument, qu’il a nommé pachomètre., et qu’il a soumis à l’Académie des Sciences. MM. Fresnel et Ampère, commissaires nommés pour rexaininer, en ont fait un rapport trèsavantageux : « Nous pensons, ont-ils dit en finissant, que ce pachomètre à angle fixe est l’instrument le plus simple pour mesurer l’épaisseur des glaces montées, et que celte invention de M. Benoist mérite l’approbation de l’Académie. » |
U lilité du pachomètre, I
La solidité des grandes glaces, et la résistance qu’ellesi I doivent opposeraux légères flexions qui déforraentlesimages, | assignent une limite inférieure à l’épaisseur de ce riche pro-| | duit de l’industrie; de sorte que, toutes choses égales d’ail-i i leurs, une grande glace a nécessairement d’autant plus dei i prix qu’elle est plus épaisse. Quand les glaces sont nues, rien i n’est si simple que de mesurer leurs dimensions ; mais lors-
t'TILITE DU PACHOMETRE.
ma
qu’elles sont montées, leur épaisseur ne peut plus être soumise aux instruments ordinaires et est dipicilement estimée.
C’est dans l’espoir d’obvier à cet inconvénient, dit M. Benoist, que j’ai imaginé le pachomètre, à l’aide duquel on découvre sur-le-champ, et sans aucun calcul, l’épaisseur d’une glace, en un quelconque de scs points. Le pacliométrc donne donc le moyen de s'assurer avec promptitude si une glace est d’égale épaisseur partout ; vérification qui serait peu commode a faire sur une glace nue, et impraticable , par les moyens ordinaires, sur une glace montée.
Description du pucliomctrc.
ho pachomètre ordinaire à angle fxe se compose, comme celui U anglemohile, (fig. lo),d’un secteur en cuivre sa ft garni d’acier àsonsornmct s, d’une amplitude de 27 gr., 828a”üZi ; et d’un rayon sa, égal à li ou 15 centiin, (5 pouces 2 ou 5 pouces 7 lignes), plus ou moins. Ce secteur est fixé contre une des faces latérales d’une espèce de pyramide de bois ci, aplatie. Dans la base de cette pyramide, est creusée une rainure r destinée à recevoir le dos à ressort d’une languette de cuivre, dont la large face Itmn aflleure un des côtés sa du secteur, et dont le bout est garni d’une traverse tm d’acier, ayant une saillie latérale, vers m, égale à l’épaisseur de la plaque de cuivre dont le secteur est formé. Cette traverse termine la languette par une arête vive, perpendiculaire à sa longueur. La languette, dans toutes les positions qu’il est possible de lui donner, ne cesse pas de rencontrer d’équerre les faces du secteur : et celui de ces bords m n, qui en est louché, estdiviséen petites portions égales entre elles, etaux trois quarts d’un millimètre. Celte division existe sur une longueur de 3 centim. (1 pouce), à partir de l’arête extrême de la traverse tm, où est l’origine de la graduation qui s’étend jusqu’à 20, parce que les petites divisions mentionnées sont réunies deux à deux, pour former des unités égales en longueuràl,5 millim., mais qui ne doivent être comptées que pour 1 millim. {1^2 ligne), dans les mesures fournies par l’instrument.
Si par des raisons particulières on ne faisait diviser la languette qu’en millimètres et fractions, comme est celle du oachomelre à angle mnhiJe que jVl. Benoist a fait construire aour son usage, l’épaisseur de la glace, en milliniélres, ne vaudrait que les deux tiers du nombre de milliniélres fourni lar l’instrument, dans le cas où le côté supérieur du seceur ferait un angle de 27 gr. 8289”ûà avec la face divisée le la languette. Le rapport entre l’épaisseur de la glace et la Fabricant de Verre, Tome 2, 13
170 QUATRIÈME PAETIÈ.
saillie de la languette, pour tout autre angle d’ouverture donné au ])achoniètre , se calcule par une formule dansi laquelle i est le complément de Tangle d’ouverture de l’in-j strumeiU. 1
Le pachomètre à angle mobile, représenté par la figure, | diffère, comme on le voit, du pachomètre à angle fixe, en ce' que le secteur est sillonné par deux ouvertures en arcl de cercle, ayant pour cercle commun le sommet s du sec-j leur. Deux vis de pression v,v\ passant au travers de cesj ouvertures, servent à fixer ce secteur contre la face latérale, du corps pyramidal de l’instrument, qui est muni en outrej d’un talon de cuivre 6u, sur lequel on peut repérer les di-| verses positions qu’il est ainsi possible de donner au secteur,) relativement à la languette, laquelle n’est d’ailleurs diviséei qu’en demi-millimètres, ainsi qu’il a été dit. Il est bon aussi, de donner au secteur de cuivre une amplitude moindre que' celle qui convient au pachomètre ordinaire.
Manière de se servir du pachomètre. j
îluand on veut se servir des deux sortes de pachomètre, on ! applique la large face Itmn de la languette, contre la glace) à examiner, de sorte que la surface de celle-ci est rencontrée! d’équerre par le secteur abs ; et, comme alors le bord as. de ce secteur s’appuie sur la glace, tout rayon visuel conduit i le long de son autre bord b s, entrera dans le verre sous unej incidence de (100 gr.— angle bsa), ou de (100 gr.— 27 gr.,j 2289”èû), c’est-à-dire de 72 gr., 1710”56, pour le pacho-j mètre à angle fixe. D’où il suit qu’après avoir été réfléchij par la face étamée, ce rayon sortira en un point de la glarej distant de celui par lequel il y était entré, d’une quantité égale à une fois et demie l’épaisseur du verre. j
Si donc la languette ayant été primitivement ouverte, comme le montre la figure, on fait glisser le secteur le long de la languette, pour ramener la saillie s7ude cette dernière à une valeur telle que l’image de l’arête extrême mt de la, traverse d’acier soit vue dans la direction du rayon visuel! mentionné b s, le nombre porté par la division qui se trou-j •vera à côté du sommet s du secteur, sera, en millimètres, la valeur de l’épaisseur de la glace examinée. I
Remarques diverses. )
Pour rendre le pachomètre propre à mesurer surabonâamment la largeur et la hauteur des glaces, il faut continuer la division du bord m n de la languette, voisin du secteur, en ceaiimèires, et faire suivre celte division et ia graduation
glaces ou MIROiaS OfFRANT DES fERSONSAGES. Ï71
;ur la base de la pyramide de bois, à côté de la rainure y usqu’à 25 centim. (9 pouces). Le bord opposé tî de la lan» juette et celui de la rainure r qui lui correspond, peuvent être divisés en pouces au nombre de 10 ; de sorte qu’oiî lit la valeur des longueurs mesurées, en mètres ou en pouces.
Lorsque le pachométre est à angle mobile, on peut le régler )ar expérience , pour une qualité de glace quelconque donlée. Je suppose, par exemple, que l’on se propose d’avoir les saiilies de languette égales à l’épaisseur des glaces de nême nature : on prendra l’une de ces glaces pour la mettre i nu et on fera saillir la languette du pacliomètre d’une quantité égale à l’épaisseur de cette glace, sur la face antérieure de laquelle on appliquera ensuite l’instrument, comme û on se proposait d’en mesurer l’épaisseur. Cela étant, au 'ieu de faire glisser le secteur le long de la languette, ou fera varier l’angle que forme avec la glace celui de ses côtés qui sert d’alidade, jusqu’à ce cfue l’image de l’arête extrême de la languette soit vue dans la direction de ce côté ; et aiors l’instrument sera réglé. On serrera les vis dont on avait diminué la pression et on fera une coche sur la face de la pyramide contre laquelle s’appuie le secteur, ou le talon de cuivre dont elle est munie pour cet objet. Les données de la rectification actuelle seront ainsi conservées, et on pourra remettre les parties de l’instrument dans les positions qu'elles viennent de prendre, si on les avait dérangées pour chercher leurs po-» sitions relatives à des glaces d’autre nature.
Le pachométre pourrait, comme on voit, être employé an mesurage du pouvoir réfringent des glaces, etc.
On pourrait donner plus d’exactitude au pachométre, en garnissant le secteur d’une lunette pour conduire le rayon visuel ; mais cette addition augmenterait de beaucoup le prix de l’instrument.
glaces OD JIIROIRS OFFRAXT DES PERSONNAGES, DES PAYSAGES, . DES FLEURS, OU DES INSCRIPTIONS NOIRES OU COLORÉES.
De nos jours, quelques fabricants voulant masquer les défauts de certaines glaces, ont entrepris d’appliquer sur l’une des surfaces des gravures ou dessins coloriés qui, offrant quelque objet agréable à la vue, pût ne pas laisser apercevoir aisément ces mêmes défauts. D’autres ont fait de semblables applications sur de belles glaces, comme on peut le voir dans quelques magasins de la rue Vivienne, du passage Choiseul,etc. Nous allons donc, comme complément de cet ouvrage, faire connaitie les moyens qu’on prend pour y parvenir.
Procédé de M. Morin de Guériuière pour fixer sous glace, avec ou sans tain, les gravures noires ou coloriées, et les découpures et vignettes en or et en argent.
L’on prend de la gomme arabique bien pure et bien trans- j parente; on la fait dissoudre dans l’eau ; on l’applique trèsépaisse sur les découpures, et on tes applique sous ta glace : . lorsqu’elle est bien desséchée il faut la recouvrir avec la t même gomme, mais moi lié moins épaisse, afin qu’elle s’étende | bien. Cette opération est nécessaire, tant pour empêcher les I différents fonds de peinture à l’huile de s’insinuer entre la ; glace et l’objet appliqué, que pour empêcher les taches.
Quant à la manière de fixer les gravures sous glace, on . emploie le même procédé que pour les découpures, à l’ex- | ception qu’il faut, avant de fixer ta gravure découpée ou non, la laisser dans l’huile de noix pendant huit à dix heures, | la retirer, et n’en faire l’applicatipn que lorsque l’huile est i bien desséchée. Comme cette huile ternit la gravure et lui ] laisse un transparent, il faut ranimer les couleurs par une application de peinture à l’huile en couleurs analogues aux différents fonds de la gravure, ce qui lui ôte ce transparent, lui 1 donne le ton de la peinture, et efface celui de la gravure sur papier.
Quant à la manière d’enlever le tain des glaces, sous toutes sortes de formes, cela dépend principalement du plus ou | du moins d’adresse. Il faut faire des calibres soit en car- 1 ton, soit en cuivre laminé, que l’on pose sur le tain, et, par ' le moyen de la pointe d’une aiguille, l’on trace une ligne tout autour du calibre, et l’on enlève ensuite avec un grattoir le tain où l’on veut appliquer des découpures ou gravures, , que l’on recouvre par divers fonds do peinture à l’huile. | Ces gravures coloriées perdent, avec le temps , une partie j de leurs couleurs : dès lors elles offrent un aspect moins | agréable.
De temps immémorial les pierres précieuses sont devenues le partage de l’opulence; mais comme ce goût est devenu en même temps commun à toutes les classes de la société, même à celles que la médiocrité de leur fortune ne leur permet pas de le satisfaire, on s’est attaché à fahriquer des bijoux en cuivre doré et des pierres précieuses factices. La fabrication des verres colorés conduisait facilement à celte découverte, ou, pour viicux dire, n’avait besoin que d’un perfectionnement. Ce but a été complètement atteint, puisque, à la dureté près, il faut quelquefois un œil bien exercé pour distinguer les pierres naturelles des pierres factices. Depuis les progrès de la chimie pneumatique, les arts se sont enrichis d’un si grand nombre de nouveaux procédés, que naguères nous avons vu une cause portée devant les tribunaux pour décider si des pierres précieuses qui avaient été vendues, agréées et livrées, étaient vraies ou fausses.
Les pierres factices sont toutes formées d’un très-bea\i cristal nommé strass, coloré de diverses manières par des oxydes ou des sels métalliques; mais il faut pour cela (pie la fusion soit bien conduite, et que ces oxydes n’y soient ajoutés que lorsqu’elle est bien complète. Nous donnerons dans cet article les principales recettes.
Nous avons déjà dit que les pierres factices, bien faites, imitaient parfaitement cellesqui sont le produit de la nature ; voici cependant en quoi elles en diffèrent : elles sont en général moins dures, on peut les rayer beaucoup plus facilement, et elles perdent leur poli par le frottement. 11 arrive souvent aussi que les pierres factices offrent quelques petites bulles dans leur épaisseur, surtout si la fusion ne s’est pas bien opérée. A cela près les pierres factices les plus dures , les mieux nuancées, d’une belle apparence, et exemptes de bulles, lorsqu’elles sont bien montées, ne sont pas toujours faciles à reconnaître au coup-d’œil ; il faut souvent recourir à la lime ou au burin.
174 CINQUIÈME partie.
Le vulgaire croit que le diamant et les autres pierres précieuses diffèrent des fausses en ce que les premières, par le frottement, enlèvent avec elles des parcelles de paille ; mais cette propriété leur est commune avec les pierres factices qui, par le frottement, développent, à leur surface, l’électricité dite vitrée ou pnsitwe, et deviennent dès lors aptes à enlever également ces petites pailles.
Nous allons maintenant passer en revue les différentes pierres factices; mais nous croyons jeter un plus grand intérêt sur cet objet en y joignant les propriétés et l'analyse chimique des pierres naturelles afin d’offrir aux fabricants l’art d’imiter de plus en plus la nature, en tâchant de faire une véritable synthèse, en combinant de nouveau les principes obtenus comme on l’a fait pour le lapis.
no DIAMANT.
Nous avons donné dans le Manuel de Minéralogie , de Y E ncyclopédie-Roret, un article fort étendu sur le diamant; nous allons en offrir ici un extrait. De toutes les pierres précieuses le diamant est la plus estimée. L’inde est le premier lieu où il a été trouvé; on le rencontre principalement dans les royaumes de Golconde et de Visapour, dans le district de Serra-do-Frio, au Brésil, au Bengale, etc. Les diamants existent toujours dans des terrains de transport, ordinairement composés de substances terreuses et de cailloux quartzeux roulés, ayant pour ciment un mélange argilo-ferrugineux et quartzeux. Le diamant est incolore ; on en trouve cependant décolorés en bleu, brun, jaune, gris, noir, rouge et vert; ces deux derniers sont très-rares. Sa forme primitive est l’octaèdre, et sa molécule intégrante le tétraèdre régulier. Il se présente en morceaux roulés et sous plus de quinze formes cristallines différentes qui constituent autant de variétés. Le diamant est le plus dur de tous les corps; on ne peut l’user qu’avec sa poussière. Lorsqu’il est ainsi taillé, il décompose les rayons solaires, et offre un jen agréable de couleurs irisées. Il a cet éclat vif qui lui est propre ; sa cassure est lamclleuse, les fragments ont la forme de l’octaèdre ou du tétraèdre ; il est demi -transparent à réfraction simple, raie tous les corps connus, développe l’électricité positive par le frottement, tandis que le quartz produit la négative; par son exposition au soleil, ou le choc électrique, il devient phosphorescent : son poids spécifique est de 3,4 à 3,6. Le diamant était regardé comme infusible; cependant le docteur Sulliman en a opéré un commencement de fusion en l’exposant, dans une cavité faite dans un morceau de chaux, à l’ac-