GLOBES PANOHAMIQÜES ES VERBE
la plus étendue de la caisse, et que sur les bords elle est maintenue parla rainure. Après avoir ainsi disposé cette plaque de verre parfaitement nettoyée et bien sèche, on remplit l’intervalle avec la liqueur argentine indiquée qu'on a jjréparée dans un vase distinct. Cette liqueur est formée avec 3 parties d’arsénite de cuivre et 15 parties d’ammoniac qu’on verse dans une solution de 1 partie d’azotate d’argent dans 6 parties d’ammoniac et 6 parties d’eau distillée. L’appareil ayant été fermé avec un couvercle est placé dans une situation inclinée, bien entendu la face en verre par-dessus, et abandonné au repos pendant 10 à 12 heures. Au bout de ee temps, la face de la plaque de verre qui se trouvait en contact avec la liqueur est argentée très-régidièrement. On i’enlève alors, on la lave avec de l’eau, et on en fait les applications industrielles qu’on juge convenables.
Pour ne pas avoir de miroirs borgnes, il faut veiller à ce que la poudr e noire se dépose facilement. Pour cela, la caisse ne doit pas être inclinée. Par la même raison, il ne faut pas qu’il s’accumule de liquide sous la surface du verre, et dans ce but il est nécessaire que la paroi de la caisse en tôle s’applique très-exactement sur cette surface [Technolngiste , tome 12, page 504).
Globes pancmmiques en verre.
Depuis quelque temps on a introduit dans l'intérieur des maisons et dans les jardins, des globes en verre qui, au moyen d’un enduit à l’intérieur, deviennent de véritables miroii’s sphériques qui reproduisent toutes les scènes et tableaux que présentent les environs.
Pour donner un enduit noir à l’intérieur de ces globes, on y verse une couleur noire composée de vernis d’huile de lin et de noir de fumée qu’on promène dedans jusqu’à ce que toute la surface en soit régulièrement recouverte. Get enduit sèche promptement et se maintient bien au soleil sans se. gercer comme ceux d’asphalte ou demi-noir.
Pour donner à ces globes un enduit d’un éclat métallique on fait fondre un alliage à parties égales de bismuth et de plomb qu’on verso aussitôt dans deux parties de mercure bouillant et mélangé très-exactement par le broyage. Ce mélange étant sec est introduit dans le globe qu’on a chauffé pour enchâsser toute l’humidité, et par l’agitation mis en contact avec tous les points de sa surface intérieure d’où résulte ce bel éclat métallique qu’on connaît. Si le globe est d’un verre jaune bouteille, il paraît doré à l’intérieur.
1C4 «iUATRlÈMB PARTIE.
Enduit pour comerver le tain des glaces, par M. LefÈvre. ^
L’encaustique blanc s’obtient en ajoutant à un demi-litre de vernis blanc à l’esprit-de-viu, 15 grain, d’essence.
On prépare l’encaustique vert en mêlant ensemble, dans 1 un vase, 250 grani. de vernis, 90 grain, de vert-de-gris, broyé à riiiiile do lin, et 30 grain, d’essence. i ®
Huit jours après que la glace est étamée, on la met sur une ! table, le tain au-dessus, que l’on frotte légèrement avec de î la flanelle, et sur lequel on répand de la poudre que l’on il frotte de même : l’on étend ensuite l’encaustique sur le tain i ' avec le pinceau : on donne deux couches en mettant entre ta ■ première et la seconde un intervalle de quarante-huit heures, t et on laisse sécher au moins pendant six jours avant de pla- ï ‘ cer la glace dans son parquet. | Ip!
Procédé de réparation du tain des glaces, par M. Thomas. It
Frappé de l’inconvénient de recourir à un étamage total v des glaces pour faire disparaître une altération locale etcirconscrite survenue dans le tain (ce qui entraîne une dépense I souvent considérable, puisqu’elle s’élève, moyennement, à 8 pour 100 du prix de la glace), M. Thomas s’est appliqué à résoudre le problème d’un étamage partiel de la région endommagée (Je manière à rendre parfaite la fusion du tain d’application nouvelle avec la partie du tain restée entière et intacte, et en s’opposant, d’ailleurs, à l’action du mercure sur les parties saines du tain ; c’est-à-dire que l’auteur ne modifie pas la composition du tain ordinaire des glaces qui est un i amalgame d’étain.
Nous croyons que l’auteur est habilement parvenu au but ! qu’il se proposait et de manière à conserver toutes les par- : ties du tain dans des conditions identiques pour résister à i des altérations ultérieures.
Nous allons passer à la description du procédé imaginé à cet effet par M. Thomas.
La glace à réparer est placée sur un châssis à claire-voie, la face étamée en dessus, afin que l’on puisse voir par-dessous les effets de l’opération ; cette condition est indispensable à remplir. Cela fait, on place sur la région endommagée, une plaque mince en bois portant une ouverture elliptique dont les dimensions doivent excéder le contour de la partie du tain à remplacer. M. Thomas donne à cette pièce le nom de calibre. Il faut être muni de divers calibres pour choisir celui qui convient à la réparation à exécuter, et ces calibres doivent être en rapport de dimensions avec les autres pièces que
RÉPARATIOî» DIT TAIN DES CLACES, 165
nous décrirons plus bas et qui constituent l’outillage On enlève le tain altéré dans toute la partie limitée par le contour de l’ouverture, on nettoie la partie de la glace mise à nu avec le même soin que l’on observe dans l’étamage ordinaire.
On pose ensuite, à la place du calibre un plateau en bois de O'n.Ol environ d’épaisseur, d’une ouverture de même forme que celle du calibre, mais de dimensions un peu plus grandes, de sorte que cette ouverture laisse apercevoir la partie dénudée de la glace, et de plus le contour de l’ancien tain sur une largeur de quelques millimètres. Le plateau employé doit être garni, en dessous, d’une peau de chamois, de manière à empêcher le mercure de se répandre sur le tain de la glace. M. Thomas appelle réservoir l’ouverture de son plateau. On charge ensuite le plateau au moyen de poids.
On loge alors dans le réservoir creusé dans le plateau, une sorte de boîte elliptique sans fond, dont les arêtes formant le contour intérieur, tombent en dedans du contour du tain. La paroi intérieure de cette boîte présente une cavité destinée à recevoir momentanément l’extrémité d’une rigole conique en bois destinée à l’introduction du mercure et que l’on met en place sous une faible inclinaison. M. Thomas appelle cette pièce lotte conductrice.
Le mercure que l’on fait couler par la rigole inclinée n’arrive sur la partie dénudée de la glace qu’après avoir filtré en pluie fine entre la paroi intérieure de la boite et un morceau de peau de chamois appliqué sur cette partie de la surface. Le mercure, qu’il importe, d’employer bien propre, s’étale uniformément sur la glace et rejoint l’étain, dont il a été séparé par les arêtes de la boite, au.ssitôt que cette boîte est enlevée.
On remplace alors la boîte à tuyau par une boîte de forme semblable, et qui a servi, préalablement, à régler l’ouverture.
Le contour de son bord inférieur excède un peu celui delà boîte précédente. L’arête du contour inférieur de cette boite ne doit pas toucher le tain, car le contact empêcherait la fusion de l’ancien tain avec le mercure ajouté; c’est le long de cette arête qu’agit une curette en bois qui est destinée à hâter, par friction, la dissolution du tain sur ses bords. On s’oppose au contact immédiat du plan inférieur de la boîte en bois au moyen d’une bande de peau de chamois collée sur l’épaisseur du bord inférieur et qui n’atteint pas complètement l’arête du bord interne. On presse légèrement cette boite au moyen de tourniquets placés sur le plateau.
ÎG6 QUATRIÈME PARTIE.
On prend alors une curette en bois taillée en biseau qu’on introduit dans le mercure le long des parois de la boîte; au moyen de cette curette, on reprend le contour du tain tout autour de la boîte sans trop appuyer sur la glace, mais assez cependant pour faire disparaître le cordon marqué par le contour de l’ancien tain. L’emploi du châssis à claire-voie permet de suivre de l’œil la marche de la curette et la disparition de toute ligne de démarcation par l’action dissolvante du mercure. On retire alors les tourniquets et on enlève la boîte. Il faut maintenant appliquer la lame d’étain. A cet effet, M. Thomas se sert d’un mandrin en bois lesté de plomb à la partie supérieure et dont le contour correspond à celui de l’ouverture du plateau.
C’est sur la surface plane en bois du mandrin qu’on ap- : plique et qu’on tend la feuille d’étain destinée à l’étamage, en repliant ses bords sur les parois verticales du mandrin et en les fixant au moyen d’un fil. On arrête la feuille d’étain à la manière ordinaire, en la frottant avec du mercure. On fait alors glisser le mandrin en observant toutes les précautions de l’étamage ordinaire. La position du mandrin est fixée lorsque les tenons en fil-de-fer qui font saillie horizontalement se sont logés dans les entailles que porte le plateau.
Le mandrin avec la feuille d’étain, en s’appliquant contre la surface du mercure, chasse celui-ci, qui s’écoule à droite et à gauche par une rigole longitudinale et se rend dans deux poches en peau de chamois sans pouvoir arriver au contact de l’ancien tain. Comme le mandrin ne remplit pas tout-âfait l’ouverture, il reste encore une certaine quantité de mer- , cure entre les parois du mandrin et celles du réservoir ; on i peut s’en débarrasser. A cet effet, il existe à l’extrémité du grand diamètre de l’ouverture du plateau une ouverture ; communiquant avec une rigole; cette ouverture est fermée | au moyen d’une pièce en bois que l’auteur appelle Y écluse. En soulevant verticalement l’écluse, l’excès du mercure s’écoule et se répand par la rigole sur une feuille de papier.
Après cette opération, on peut enlever le plateau et le mandrin reste en place. La pression sur la glace continue, puisque le mandrin porte son lest.
Deux ou trois heures après, l’adhérence du tain constitué par l’amalgame est parfaite ; on coupe Je fil qui retenait l’étain, et on enlève le mandrin.
On voit qu’en suivant le procédé de M. Thomas on exécute un étamage partiel et à l’envers, puisque la face à étamer reste toujours en dessus par rapport à l’opération.
L’observation attentive du procédé de M. Thomas conduit