DES SMALTS DD COMMERCE
On se sert des lettres F, M et O pour indiquer la richesse en Cobalt et de celles C, CB, et E pour le grain du smalt. Pour designer des smalts d’une nuance plus foncée que F, c’est-àdire plus riches en cobalt, on répète la lettre F, par exemple FF F FC, etc., et pour distinguer les sortes plus pauvres en cobalt que OC. on écrit le nombre comme exposant en haut de la marque OC; par exemple OC', OE^, etc., indiquent des smalts où la proportion du cobalt n’est que la moitié ou le quart de celle deODC.
L’échantillonnage a pour but de comparer un smalt avec les échantillons fondamentaux ou étalons d’une fabri(iue, tant sous le rapport de la couleur que sous celle du grain.
Déjà à la première vue on reconnaît si le smalt qu’on a sous les yeux se rapproche des étalons à grains gros ou à grains fins, foncés ou clairs. On prend donc celui qui s’en rapproche le plus, on unit sa surf,ic<* avec une spatule ou un couteau de bois, puis on pose dessus gros à peu près comme un pois du smalt qu’on veut échantillonner en le faisant entrer entièrement par la pression dans le plan précédemment formé. On reconnaît alors aisément si le smalt essayé s'accorde ou non avec celui fondamental sous le rapport de la couleur, du ton et du grain. Lorsqu’on a ainsi trouvé un étalon qui se rapproche autant qu’il est possible, on unit de même la surface du smalt à essayer et on y introduit aussi par la pression gros comme un pois de l’étalon afin de pouvoir établir soit l’accord parfait, soit les petites différences. Quant au grain, on en juge par la loupe.
Dans ce mode d’épreuve , il faut totitefois que l’humidité soit la même dans les deux smalts qu’on compare ; car un smalt humide parait plus foncé que lorsqu’il est sec. Si les deux smalts sont abandonnés l’un à côté de l’autre pendant quelques heures, 6 à 8 par exemple, dans un lieu un peu humide et ouvert, ils posséderont le même degré d'humidité hygroscopique.
La comparaison s’opère ati mieux dans une chambre éclairée non pas directement, mais par la lumière réfléchie du soleil.
Pour examiner le smalt sous le rapport du mélange qu’il peut renfermer, on en prend un peu au bout d’un couteau pour le déposer sur un papier, et en le frottant sous les doigts on découvre à l’instant le gravier.
2. Essai par l'eau. Comme il n’est pas facile de jtiger nettement si la finesse du grain de deux eschels est la même , on a recours pour compléter l’essai à l’épreuve par l’eau. On prend donc des portions égales de smalts qu’on veut essayer, gros comme une tête d’épingle, on les introduit dans des verres
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à vin de Chnmpîigne avec même quantité d’eau, et on les agite !| soigneusement. 11 est déjà facile a une plus grande opacité de il reeonii.iilre une pro[)Oi tion plus abondante de poudre fine, et j d’ailleurs les grossmalts se préciidtent bien plus promptement I au fond que ceux fins. Ce mode d’essai permet en outre de ;j reconnaître si un smalt renferme du gravier ou s’il a été so- ij pl)isti()né par du spath pesant, du jilâtre, etc.
3. Essai pur les acides. Comme on introduit souvent dans | le commerce sous le nom de smalts des mélanges d’outre-mer 1 avec cette substance, ou seulement avec l’argile ou une autre îi> matière de couleur blanche, il est nécessaire d’élre en posses- ) sion d’un moyen pour découvrir de pareilles fraudes. Dès s qu’on soupçonne qu’un smalt a été sophistiqué de cette ma- ) niéi e, on en prend ainsi que de l’étalon fondamental des por- ! lions égales qu’on déjiose dans un verre à vin de Champagne et i sur lesquelles on verse de l’acide chlorhydrique faible. L’ou- , tre-mer traité ainsi est détruit, et on reconnait aisément, après ( avoir lavé dans des quantités égales d’eau, à sa couleur, la | matière qui a servi à ce genre de falsification.
RECETTES ÉPROUVÉES POUR LA PEINTURE SUR VERRE DES COU¬ LEURS LES PLUS ÉCLATANTES ET LES FONDANTS LES PLUS BEAUX, i RÉSISTANT AUX ACIDES, PAR M. A. StEGERS (1).
L’art brillant de la peinture sur verre a depuis un certain nombre d’années repris non-seulement tout l’éclat dont il a pu jouir dans les siècles antérieurs, mais les progrès merveilleux de la chimie, les perfectionnements dans l’art du dessin, l’ont porté, sous le rapport de la technique et de l’esthétique, à un point de perfection qui surpasse tout ce qu’on l avait fait précédemment. ;
Malgré cet heureux perfectionnement, la peinture sur i verre n’a pas néanmoins pris tous les développements dont ce bel art parait susceptible, ou qu’il mérite de recevoir à | plus d’un titre, et n’a pas celte considération dont il a joui I chez nos pères, en dépit des moyens bornés dont ils dispo- 1 saienl. j
Sans rechercher les causes qui ont fait fleurir jadis cet art :
intéressant, ou sans m’appesantir sur les motifs qui se sont i
(i) Noos ût’on» cru devoir piiMier à lu suite de ce Mnnnel le Iruvnil intéres-sant et nouveau du M. Slejers sur b fubrif.atiüii des verros colorés, afin de donner aux verriers une idée dus iirofirùs récents de cot art, mais ceux qui dé^irerunl acquérir de« noiions plu.s étendues pourront consulicr à ce sujet le A/unuei de la peinture sur ¥erre^ qui bit punie do celle Encyclopédie et où iU trouveront les détails les plus étendus sur cet art intéressant, T. M.
opposés .de nos jours à sa propagation, je dirai qu’en publiant les procédés qu’ou va lire, mon l)ut a été de provoquer le 2éle et la concurrence parmi les artistes en leur présentant une série de recettes éprouvées par une longue pratique et exposées d’une manière assez nette pour que l’artiste, sans être chimiste, ne puisse faire fausse route en cherchant à en faire l’application.
Nous suivrons dans rénumération de ces recettes, la nomenclature qui parait avoir été adoptée récemment pour les matières colorantes, c’est-à-dire que nous appellerons fondu toutes celles qui ont été fondues avec le fondant et sont déjà Vitrifiées, et que nous réserverons le nom de couleurs à toutes les autres matières colorantes, qui n’ont pas subi encore l’opération indiquée, et qui , du reste peuvent être soumises à la cuisson, soit aussi avec un fondant, soit sans addition de ce fondant. On évite par cette distinction les erreurs qui provenaient souvent de la confusion du mot de fondu avec celui de fondant.