Ou bien, on ajoute aux ingrédients précédents un peu j
d’oxyde de fer, ou de peroxyde de manganèse, qui donnent ce ton brunâtre qu’on observe si fréquemment dans les an- ' ciennes peintures sur verre. ,
7. 1 partie d’un noir préparé avec de l’oxyde rouge de !*• ferqu’on obtient par le mélange de protoxyde de fer et d’huile 1 d’olive, amené ainsi à l’état de poudre humide, puis soumis dans un creuset à la chaleur jusqu’à évaporation de l’huile,
1 partie d’oxyde de cuivre obtenu par la calcination et l’efflorescence du carbonate vert de cuivTe par la voie humideet ■
2 llh parties de fondant. j
Fondant : 2 parties de silicate de plomb broyé à l’eau sur
une plaque de cuivre, ou sur un marbre à broyer ordinaire, ! et amené à une finesse suffisante, et 1^4 partie gomme arabique. On n’ajoute cette dernière substance que lorsque le silicate plombeux est déjà mélangé à l’oxyde. On triture alors aussi finement que possible.
8. Ou bien 1 partie d’oxyde decolbalt,! partie de peroxyde : de manganèse, 1 partie de grenaille des fonderies de cuivre, j 1 partie de battitures de cuivre qu’on mélange intimement , ! puis qu’on fait fondre d’abord à un feu doux, puis à un feu 1 violent, jusqu’à fusion complète. On coule alors dans l’eau; 1 on triture après le refroidissement; on ajoute 12 parties de fondant et on broie finement.
Fondant: 1 partie de sable pur et blanc et 3 parties de| litharge fondus ensemble : lorsque la masse est bien fluide, I on la roule sur une plaque de marbre ou dans un mortier de ! fer chauffés; après le refroidissement on broie fin, on lave à l’eau par décantation pour séparer tout le plomb qui pourrait être réduit.
0. Ou bien 2 parties d’oxydule de fer avec 2 parties de fondant qu’on travaille comme le n“ 7.
10. Ou bien 1 partie de battitures de cuivre, 3 parties d’oxyde de cuivre et 4 parties d’antimoine calciné qu’on j traite comme au n° 8, et broie avec 3 parties de fondant. j
RECETTES POCR LA PEINTURE SUR VERRE, 229 j,
Fondant: 1 partie de sable et 3 parties de litharge traités comme au n° 8 et triturés fin avec 1/3 de borax. On prépare le borax de la manière suivante : On remplit à moitié avec cette substance un creuset qu’on laisse au milieu d’un feu de charbon, jusqu’à ce que le borax se transforme en une masse poreuse, c’est-à-dire soit calciné. On verse alors dans un autre creuset, où l’on fait fondre à un feu très-vif, jusqu’à ce que le borax forme une masse limpide; on verse alors dans l’eau froide, on pulvérise et ou broie aussi fin que possible après le refroidissement.
1 : Ou bien, une partie de pourpre (dont on donne plus bas la préparation), 3 parties d’oxyde de cobalt, 3 parties de battitures de cuivre, 6 parties d’antimoine calciné et 3 parties d’azur ou smalt de cuivre qu’on traite comme le n° 8 et mélange avec 3 parties de fondant.
Fondant: 1 partie de sable et 2 3/4 parties de litharge qu’on traite comme au n» 8 et qu’on broie finement avec 3/8 partie de borax préparé comme il a été dit.
12. Ou bien , On traite 3 parties d’oxyde de cobalt, 3 parties de deutoxyde de cuivre, 3 parties de battitures de cuivre et 4 parties d’antimoine avec 3 parties de fondant comme dans les numéros 8, 10 et 11.
Fondant : 1 partie de sable, 2 parties de litharge et 1/4 partie de borax comme au n® 10.
13. Ou bien, 2 parties d’oxyde noir de cuivre, traité avec 2 1/4 de fondant, de la même manière qu’au n® 7.
14. On prépare un beau noir bleuâtre lorsqu’on ajoute aux recettes n® 7, 9 ou 13 une petite portion d’oxyde de cobalt.
15. On obtient un noir à reflet brunâtre, si, aux mêmes recettes, on ajoute aussi une petite dose de peroxyde de manganèse .
16. Une partie d’azur de cuivre et une partie d’antimoine calciné, mais non pas jusqu’à perdre sa couleur noire, donne un noir mat et intense.
17. 1 partie d’azur de cuivre et 1 partie de peroxyde de manganèse calciné, traitéscomme précédemment.
18. 1 partie de pourpre de Cassius, 1 partie d’oxyde de cobalt etl partie de peroxyde bien mélangés ensemble et finement triturés.