III. ROUGES
A. Fonda. 19. 1 partie d’oxyde de fer 'qu’on o])tient en di.s,so1vani un clou bien propre et ipi’ona fait rougir au blanc dans de l’acide nitrique, évaporant lentement la dissolution Fabricant de y erre. Tome 2. 20
♦ 230 CINQOIÈME PARTIE.
' sur un feu doux, el faisant rougir le résidu) qu’on fond avec |
3 parties de fondant composé de 1 partie de sable, 2 parties : de litliarge et partie de borax (1), jusqu’à ce qu’en agitant avec une baguette de verre, la m itière se tire en fils purs et déliés. On jette ensuite la masse avec le creuset dans j l’eau, on la détache de celui-ci après le refroidissement, on ; pulvérise dans un mortier d’agate et on broie sur la glace , en verre.
20. 1 partie de peroxyde de manganèse avec 8 parties de | fondant composé de U parties de sable et 12 de litliarge, , I fondus et traités comme précédemment.
B. Covlenrs. ‘IX. 1 partie de couperose verte bien exempte ' 1 de cuivre qu’on chauffe plus ou moins et qu’on pulvérise avec i 2 à 3 parties de fondant, donnent toutes les nuances de- i puis le rouge clair jusqu’au violet brunâtre.
Fondant : 6 parties de sable quartzeux blanc, lavé et calciné, â à 5 parties d’oxyde jaune de plomb et 2 à 3 parties de nitrate basique d’oxyde de bismuth pulvérisés finement, ^ mélangés intimement dans une capsule de porcelaine, puis fondus dans un creuset de Hesse couvert, porté au rouge, et amenés, après avoir été agités à plusieurs reprises avec une Jiaguette d’acier, à l’état de masse bien fluide qu’on verse ' dans un plat rempli d’eau, qu’on fait sécher, qu’on pulvérise et passe à travers un tamis de soie.
22. On obtient le rouge ordinaire avec 1 partie de sulfate de fer, calciné à une température très-élevée, lavé par décantation à â, 5 ou 6 reprises différentes avec de l’eau chaude, desséché et broyé fin avec 3 parties de fondant.
Fondant -• 4 parties de sable et 12 de litliarge.
23. Pour rendre plus stable ce safran de mars, qui est extrêmement léger, on le calcine avec du sel marin fin et blanc, | porté préalablement dans un creuset couvert à une température voisine du rouge ; on ajoute une partie de ce sel à une partiede safrandans unniortierd’agate onde verre, on pulvérise avec soin et on remplit de cette poudre un creuset qu’on soumet à une chaleur de plus en plus élevée en l’entourant successivement et complètement de charbons incandescents. La
(i) Nous ferons rooiarquor ici, une fois pour toutes, que toutes les fois qu’il s’agît <îe fonduoi de sable cl de liiharge , comme dans les recettes 22, 2G el 63, ces deux ingrédients, avant d'étre ajoutés à la couleur, sont mélangés et fondus à une haute température dans lin creuset de Hesse, versés dans un mortier de fer, pulvérisés après le Tefroidissemeul et lavés à l'eau par décantation, tandis que le fondant de sable, de litliarge et de verre de borax, comme pour les receiics32, 59, 68 et 74 le sable et la li- Ibarge sont bleu, comme il vient d’élve dit, fonduset pulvérisés , mais le boraxlear
$i\ liœplciaçttt ojouié et pulyériié avec eujt i wa»5 jamais fooda (iyvc leur poudre,
RECETTES POUR tA PEINTURE SUR VERRE,
ruasse retirée du feu et refroidie est versée dans un mortier, réduite en poudre fine, décantée trois à quatre fois à l’eau chaude en agitant soigneusement à cliaque nouvelle addition d’eau avec une baguette en verre pour enlever complètement le sel. Quand l’eau de lavage ne tient plus en suspension de matière colorante rouge on décante, on lave encore une fois à l’eau pure, puis après le séchage on broie finement pour l’usage, puis on broie avec une partie du fondant précédent. Pour opérer avec pius de sécurité, on peut dissoudre préalablement le sel marin dans l’eau, filtrer et évaporer. Enfiu il est plus prudent pour le succès de l’opération, de faire usage d’un creuset neuf et qui n’a point encore servi.
24.0ubien, parties égales d’o'cre jaune, d’oxyde jaunede plomb ou de silicate de plomb, d’antimoine, de sulfure de cuivre et de sulfure d’argent, triturés finement à l’eau, puis portés sur le verre sans addition de fondant.
25. 1 partie d'argent renfermant du cuivre, par exemple celui des monnaies, fondu avec 2 parties de sulfure d'antimoine, pulvérisé et mêlé à autant d’oxyde rouge de fer ou colcotar. Ce mélange s’emploie également sans fondant et s’étend comme le précédent en couche assez épaisse à la surface du verre qui, à la température nécessaire pour la cuisson, se colore en rouge. Le surplus de la masse est enlevé après l’opération avec une spatule.
26. 1 partie d’argent, 2 parties d’antimoine sulfuré rouge et 1 partie de soufre, rendus liquides par la fusion et mélangés pour l’usage à 2 parties de fondant.
Fondant. l\ parties de sable et 8 de litharge.
27. Ou bien, 2 parties d’oxyde rouge de fer, 1 partie de gomme, 4 parties de silicate de plomb et 6 parties de la plus belle sanguine. On commence par broyer très finement sur une glace le silicate de plomb, puis on y ajoute la litharge, la gomme et l’oxyde de fer, et après que le tout a été bien incorporé, la sanguine pulvérisée, on broie le tout au plus haut degré de finesse possible, puis on mélange dans un verre à pied, avec la quantité d’eau nécessaire, 120 à 150 grammes pour faire un sirop de peu de consistance. En été on place le mélange au soleil, et en hiver près d’un poêle ou dans un four, en le garantissant avec le plus grand soin de la poussière, sans cependant s'opposer à l’évaporation par les moyens dont on se sert pour le couvrir, en le couvrant d’une cloche en verre sur les parois de laquelle les vapeurs se condensent et ruissellent. On laisse ainsi le liquide en repos pendant trois jours, les parties pesantes se orécipilent au fond du verre et la liqueur se montre sur les bords en anneaux translucide
d’une belle couleur rouge ; on la décante alors soigneusement i et on procède de même que précédemment juscpi’à ce que, ^ par des décantations répétées, on ait extrait toute la couleur du dépôt. Alors on l’évapore à siccité dans une capsule en verre à une douce clialeur, celle du soleil autant que possible, et on le conserve pour l’usage. Employée à l'état encore liquide et avant d’être entièrement sèche, cette couleur est toujours plus vive et plus éclatante qu’après la dessiccation. Dans le second étaton en fait usage sans la broyerpréalablement, opération qui lui enlèverait sa transparence et son I éclat. Bien jvréparée et employée avec adresse, elle surpasse, sous ces deux rapports, le plus beau rouge des anciens.
28. On prépare un rouge brique avec 1 partie d’oxyde de fer et 12 d’unjaune d’ocre qu’on fait avec 1 partie de sulfate basique de fer et une partie d’oxyde de zinc et mêlé à 3 parties de fondant.
Fondant: 1 partie de sable; 3 parties de minium et 1/8 partie de borax calciné, qu’on pulvérise, mélange, fond, dissout, sèche et broie comme au n» 21.
29. On prépare un rouge de chair en faisant fuser par la chaleur du sulfate de fer et de l’alun réduits en poudre grossière, et poussant la température jusqu’à l’apparition de la couleur désirée; on lave le résidu à l’eau chaude et on le mélange à 1 ou 2 parties de fondant.
Fondaîit : 6 parties de sable quartzeux, blanc, lavé et calciné; 4 parties d’oxyde jaune de plomb; 1 partie de borax et 1 partie de salpêtre, traités comme au n» 21. ,