Ou bien, 7 parties de jaune doré n" 67, 1 partie
ntinioine, et 3 parties d'un fondant composé de 1 partie Fabricant de Verre. Tome 2, 21
de sable , 2 de plomb et 12^ de borax, fondus ensemble,
coulés et pulvérisés.
B. Couleur . 73. L’oxyde rouge de fer, obtenu par précipitation d’une solution pure de sulfate de fer au moyen du carbonate de potasse et une calcination ultérieure, jusqu’à ce qu'on ait atteint la couleur rouge vif.
Fondant ; parties égales de fondant rocaille et d’oxyde de plomb qu’on triture sur la glace avec un peu d’eau gommeuse.
74. Ou bien, 2 parties d’oxyde de fer, 3 de peroxyde de manganèse, et 3 de jaune doré du n“ 47, fondus doucement, coulés dans l’eau et mélangés après refroidissement à 3 de , fondant.
Fondant : I partie de sable, 2 delilharge, et iik de borax.
75. Ou bien , oxyde rouge de fer (oxyde naturel , sanguine, etc.) avec peroxyde de manganèse, et une petite quantité d’argent antirnonié sulfuré ou quelque autre oxyde d’argent. On traite comme au n® 73.
76. Ou bien , le dépôt qui reste quand on a préparé le rouge n" 27, dont on peut charger sans autre préparation.
77. Enfin 7 parties de jaune doré n” 47, trituré avec 1 de peroxyde de manganèse, sans fondre ou ajouter de fondant.
Nota. Le numéro 71 donne la couleur sépia, et le numéro 72 celle brun jaunâtre.
Dans une seconde partie nous traiterons des meilleurs , moyens de porter les couleurs sur le verre et de les sou- , mettre à la cuisson.
Je me propose, dans cette seconde partie, d’indiquer les moyens les plus convenables pour charger et pour cuire les : couleurs de la peinture sur verre, dont j’ai donné les recettes dans mon précédent mémoire. Mais avant d'entrer en matière je crois convenable de faire précéder ce que je me propose d’exposer sur ce sujet de quelques principes généraux, 1 qui n’ont pu trouver place dans les formules de mes recettes, et qui ont pour objet la préparation même de ces couleurs et de leurs fondants, la manière de les allier ensemble, et de les charger, et qui forment le complément nécessaire de mon i premier travail. !
.T. lo II est impossible, soit pour la couleur, soit pour le ' fondant, de fixer des rapports absolus de quantité des ingrédients; ces rapports sont constamment abandonnés aux connaissances pratiques de l’artiste, ou déterminés par un appel qu’il fait à l’expérience.
2" La même observation est applicable aux rapports de quantité et même de qualité entre le fondant et la couleur;
recettes podr la peinture sur verre. 243
3® Les matériaux, tant pour la couleur que pour le fondant, doivent être de la meilleure qualité possible, et exempts de toutes matières étrangères, autrement on aurait à craindre des conséquences fâcheuses, soit pour la beauté, soit pour la durée des couleurs vitrifiées;
4» Quand il s’agit de fondre les couleurs ouïes fondants, ou ces deux corps ensemble, cette opération doit s’exécuter dans un creuset épais de Hesse, qu’on protège préalablement contre l’action dè la masse fondue, en l’enduisant intérieurement de craie délayée dans l’eau, ou bien on le vitrifie à l’intérieur, pour s’opposer à l’absorption des fondants plombiféres. Pour remplir cette dernière condition, on mouille le creuset avec de l’eau, on enduit sa cavité intérieure de verre blanc pilé, et quand il est sec, on l'introduit avec précatition dans le feu où on le chauffe, jusqu’à ce que l’enduit vitreux soit bien fondu et adhérent ;
5° Pour fondre dans les creusets de Hesse, on se sert d’un fourneau à vent ordinaire, surmonté d’un tuyau de tirage. Ce fourneau est garni intérieurement dans toutes ses parties et sur une épaisseur de 8 centim. (3 pouces) d’une brasque d’argile, et on a pratiqué dans le dôme au couvercle, une porte, ou au moins une ouverture qu’on ferme avec un bouchon, pour pouvoir pénétrer à l’intérieur, soulever le couvercle du creuset et agiter avec une baguette d’acier poli les raaticres en fusion qu’il contient. C’est sur la grille de ce fourneau et sur un tourteau d’argile qu’on place le creuset coiffé d’un autre tourteau et qu’on recouvre de charbon de bois ;
6“ Le-s ingrédients des couleurs qui doivent être fondus sont, au préalable, et à moins de circonstances particulières, broyées séparément au plus haut degré de finesse sur un carreau de verre, avec une molette également en verre, ou dans des cas particuliers, sur une plaque de cuivre avec une molette d’acier, plus rarement encore dans des vases de marbre, de porcelaine ou vaisseaux à masse calcaire qui cèdent constamment quelque portion de leur masse pendant le broyage. Dans cet état on les mélange très-intimement, et lorsque la formule de la recette ne prescrit pas de disposition contraire, on les projette dans le creuset porté au rouge par petites portions à la fois et en quantité totale qui ne dépasse pas les Zik de sa capacité ;
7“ On opère de même sur les ingrédients d’un fondant qui ont besoin d’être fondus ensemble ;
8“ Enfin, on traite ensemble de la même manière, les ingrédients d’une couleur et d’un fondant destinés à la forma*
tion d'un fondu, en supposant toujours que pour le cas donné il n’y ait pas d’indication contraire;
9" Le creuset ainsi cliargé est, pour opérer dans les règles, maintenu pendant quelque temps dans un feu doux ; on élève ensuite sa lempératin-e et on fait fondre la niasse jusqu’à ce qu’elle devienne très-fluide, et que lesfds qu’on lire avec une baguette d’acier poii soient purs et translucides. Alors avec une poche, on coule dans l’eau froide, on décante, on fait sécher, on pulvérise et on se sert des produits dans les proportions indiquées par les formules;
10” Les couleurs obtenues ainsi que leurs fondants, sont soumis à l’essai de la manière qui suit : On place dans le fourneau sur un tourteau, un creuset d’une grande capacité, puis on y dépose des bandelettes du verre qu’on se propose de peindre et qui sont chargées de toutes les couleurs qu’on devra employer. On les laisse dans ce creuset qu’on porte au rouge vif, jusqu’à ce qu’elles se ramollissent et commencent à s’infléchir, alors on les place pour refroidir, dans le dôme du fourneau ou dans le cendrier et on les examine. Si on observe sur les bords des places enduites ou la couleur a eu des dispositionsà couler, défaut qui pourrait endommager toute une peinture d’ailleurs bien réussie, attendu que ces couleurs fusibles, placées l’une à côté de l’autre doivent donner des tons bien circonscrits, c’est un signe qu’on a donné à la couleur un excès de fondant, et qu’il faut diminuer la dose de celui-ci dans la masse pour voir cesser ce phénomène. Au contraire, si les couleurs après la cuisson ont un aspect mat sans transparence, si elles ont un ton dur et sec, c’est une indication qu’il n’y a pas assez de fondant et qu’il faut en augmenter la dose ;
11” Les différentes dégradations des teintes principales ainsi que les passages de l’une à l’autre, s’obtiennent nonseulement par les matières indiquées dans les recettes et par la manière de les combiner, mais aussi, dans un bien grand nombre de cas et avec beaucoup plus de variété, au moyen de certaines manipulations qui seront indiquées plus loin, lorsqu’on traitera du chargement des couleurs ;
12“ Indépendamment du fondant spécial indiqué dans les recettes pour chaque couleur particulière, il y en a d’autres qui conviennent encore à ces couleurs, ou du moins à celles qui dans leur emploi exigent des changements, dont au reste | nu praticien habile peut juger aisément, relativement à la composition quantitative qui leur est propre et qui dépend principalement de la fusibilité plus ou moins grande des cou- i îem'3. Un de ces fondants par exemple, consiste en A parties 1
HECETTES POUR EA PEINTURE SUR YERRE. 245
de minium et 1 partie de silice en poudre : on obtient celle-ci â l’état de pureté, en faisant rougir 3 à û fois dans un creuset de la pierre à fusil, qu’on plonge aussitôt après dans de l’eau pure, qu’on pulvérise dans un creuset de porcelaine et qu'on fiasse au tamis de soie. Cette pierre à fusil doit être absolument exempte de parties calcaires. La poudre ainsi obtenue est mélangée intimement à du minium, le mélange introduit dans un creuset, puis fondu, brassé à plusieurs reprises avec nne baguette d’acier poli, jusqu'à ce qu’il se forme un verro jaunâtre parfaitement transparent, que toute la silice soit complètement fondue et vitrifiée et que les fils qu’on tire du creuset comme épreuves aient une pureté, une liomogénéité et une translucidité parfaites. Alors on coule dans l’eau, on rèche, on pulvérise, on passe au tamis de soie et on conserve dans des bouteilles bouchées.
Ou bien, on fond à un feu très-vif, 1 partie de crislal de roche avec 1 partie de verre de borax fondu, puis on traite, quand on aperçoit tous les signes d’une fusion parfaite, de la manière indiquée ci-dessus.
Ou bien, on traite comme il a été dit, 1 partie de verre blanc en poudre et 2 parties de minium.
13° Indépendamment des outils et ustensiles indiqués dans les paragraphes précédents. Le peintre sur verre a besoin dans ses manipulations, pour produire ses couleurs et ses fondants, de ceux qui suivent: Des pelles à combustible, des crochets à feu, des pinces à creuset, des crochets de fer poli pour tirer en fil les matières en fusion, des mortiers en fer, en porcelaine, des capsules à couleurs de cette dernière matière ou de verre, de spatules, de fer et de bois, et autres objets qu’on peut aisément se procurer ou qui font jiartie du mobilier ordinaire des ménages. Enfin, j’annoncerai avec
filaisir qu’à défaut de fourneau à veut on peut en obtenir de rès-bons résultats dans un poêle en fonte ordinaire, ou même ‘dans un fourneau plus simple encore, comme je l’indiquerai plus loin.
14“ Tous les usteasiles ou outils, qui doivent être immédiatement en contact avec les couleurs ou Us fondants, surtout ceux qui servent à les conserver, les mélanger, les fondre, etc., ont besoin d’être de la plus rigoureuse propreté et nettoyés chaque fois qu’on en a fait usage, afin de ne pas introduire d’ingrédients étrangers, qui feraient perdre tout le fniii d’un travail long et dispendieux. Il faut en particulier examiner avec la plus scrupuleuse attention les creusets qui ont déjà servi, et dont on se propose de faire encore usage. II. Avant de nous occuper du cUargemeut et de la cuisson
246 CINQUIÈME partie.
des couleurs, il importe de jeter un coup-d’œil sur les différents procédés employés dans la peinture sur verre, attendu que la nature des couleurs dépend du procédé même qu’on veut employer.
Tantôt on peint sur une feuille de verre blanc, sur lequel le dessin entier est cuit avec toutes ses couleurs vitrifiables principales et ses demi-teintes, c’est ce qu’on nomme jieiature en apprêt.
Ou bien, on forme le dessin en réunissant avec du plomb divers morceaux de verre teints^en fabrique ou dans la masse ; ces verres donnent seulement les teintes plates du tableau, et on ajoute les contours et les ombres ; c’est la peinture dite mosaïque.
Enfin, on combine ces deux procédés, c’est-à-dire que le tableau est formé en partie de verres teints dans la masse et de verres blancs peints et cuits ; c’est la peinture mixte.
Je présenterai maintenant quelques régies particulières à la peinture sur verre en couleurs vitrifiables.
On doit faire choix d’un verre blanc pur, exempt de bulles, dur et capable de résister à un coup de feu sans se fondre ; autrement l’artiste perdrait tout le fruit de ses efforts, s’il voulait cuire ses couleurs sur un fond d’une fusibilité aussi grande, ou seulement un peu moins fusible qu’elles. Néanmoins, on parvient encore, ainsi que les anciennes peintures nous en offrent des exemples, à peindre avec succès sur des verres impurs en apparence et de qualité inférieure, lorsque, comme il a été dit, ils ne renferment pas une trop grande proportion de plomb.
Avant le travail on est dans l’habitude de frotter la feuille de verre qu’on veut peindre avec de la chaux bien pure éteinte à l’air, afin de le nettoyer parfaitement.
Quand on y est parvenu, on donne à la surface de cette feuille, un fond que les uns posent avec un linge très-propre ou un pinceau large, qu’ils trempent dans de l’essence de i térébenthine et dont ils enduisent bien également toute cette surface, et les autres en y étalant une couche de couleur noire viirifiable très-légère, qui ne s’oppose pas à sa transparence, mais lui donne l’aspect d’un verre mat et sans éclat. Ces deux méthodes sont bonnes ; elles donnent au verre une surface adliésive, ((ui reçoit mieux le dessin et les couleurs qu’un fond blanc ordinaire ; néanmoins, la seconde a l’avantage de faire mieux ressortir loi's du travail du peintre, les effets qu’on se propose d’obtenir Danstous loscas, cesdeiix e.spècesde fonds doivent être portés sur le verre avec beaucoup de spin et au
moyen d’un large pinceau, être garantis le plus possible de la poussière, et séchés rapidement.
La peinture en apprêt n’exige qu’un seul carton, dont on peut faire usage de deux manières différentes.
Dans la première, on place le vitrail sur lequel on a étendu le fond, et qu’on a bien fait sécher sur le carton et on calque les contours et les traits avec un petit pinceau chargé de couleur rouge, ou toute autre couleur ritrifiable pour fond, aussi légèrement et délicatement que possible. Dans la seconde, au contraire, le carton est posé sur le carreau, et on suit tous les contours du dessin avec une pointe d’acier ou d’ivoire. Dans ce cas le carreau est enduit d’essence de térébenthine, et le revers du carton frotté préalablement avec de la mine de plomb en poudre fine, afin que les traits soient imprimés en noir sur la surface blanche du verre. Quel que soit celui de ces procédés qu’on adopte, il convient pour la commodité de l’artiste, que ce carton soit retenu et fixé sur le verre, au moyen d’un peu de cire aux quatre coins.
Dans les travaux subséquents, c’est-à-dire, dans ceux pour charger et peindre en couleurs appropriées au modèle, on se sert (1 un pupitre qu’on peut, par des dispositions convenables, incliner d un coté ou d’un autre, et oui consiste en un carreau de verre renfermé dans un cadre pour que la lumière puisse traverser le vitrail sur lequel on travaille ; de cette manière on peut aussi de temps à autre enlever ce vitrail de dessus le pupitre et le posersur un papier blanc, afin déjuger avec plus de précision de l’effet de certaines couleurs. D’autres, au lieu de ce pupitre en verre se servent, mais avec moins d’avantage, d’un cadre en bois qu’on étend à volonté etqu on arrête a une grandeur déterminée par des vis ; c’est ce cadre qui présente devant l’artiste et à sa main la feuille de verre à peindre, qu’on a introduite dans ses feuillures.
Le véhicule dont on se sert pour les couleurs est en général une huile volatile. Quelques artistes n’emploient que l’eau,
,1 liquide n’a pas assez de viscosité ou n’offre pas assez de liaison pour les corps métalliques qu’on veut incorporer U verre, surtout quand ces corps, comme les fondus, sont pu verisés grossièrement, et doivent être chargés assez épais ; s s égrainent alors très-aisément, deviennent farineux avant a cuisson, occasionnent d’as.sez grandes difficultés quand on I Charge et présentent d’ailleurs contre eux cette circonuce fort importante, qu'ils accusent pluscrument les traits déià** *-.dulonrs qu’avec l'huile, et en outre que les endroits ou peuvent, après la dessiccation, être retouchés
ceciiai ges, sans avuir à craindre de dissoudre le fond.
Bien entendu, que ceux qui travaillent à l’eau ne posent pas de fond sur le verre, ou ne lui en donnent un qu’avec des couleurs vitrifiables, étendues avec de l’eau.
L’huile essentielle la plus convenable pour la peinture sur i verre, est l’essence de térébenthine rectifiée, qu’on a laissée ! un peu épaissir par le repos et à laquelle on ajoute un peii ' d’essence de lavande. Ce mélange donne d’un côté aux couleurs la fluidité nécessaire, et de l’autre s’oppose à une trop prompte dessiccation ou à l’épaississement de celles-ci, sur ‘ la palette. La palette consiste en un disque épais de glace dépoli au moyen du sable fin et d’une molette en verre.
Avant de les mélanger avec l’essence et de les charger, les couleurs qui exigent un fondant doivent être préalablement broyées finement à l’eau avec celui-ci, puis séchées, à moins que la formule ou recette ne prescrive des manipulations différentes. Les fondus, c’est-à-dire les couleurs où l’oxyde se trouve déjà fondu et vitrifié avec le fondant, et qui forment déjà des verres translucides, tels que les couleurs que fournissent le cuivre et cobalt, ainsi qu’on a pu voir dans mon premier mémoire, n’ont besoin avant d’être cliargées que d’être réduites en poudre grossière, car plus on les broierait finement plus elles deviendraient opaques et imparfaites à la cuisson. Quant aux couleurs qui n’admettent pas de ' fondant, ou qui peuvent être chargées, associées à un véhicule terreux, comme les jaunes et les rougeâtres qu’on tire de l’argent, elles constituent une exception absolue relativement à l’usage de l’essence, et se chargent après avoir été réduites avec de l’eau en une bouillie épaisse.
La première de ces ti'ois espèces de couleurs exige rigoureusement qu’on charge en couche mince; la deuxième et | la troisième, au contraire, en couche épaisse et en empâtant. Pour toutes trois, c’est de l’épaisseur ou de la ténuité de la couche suivant laquelle on les charge sur le verre que dépend la transparence plus ou moins grande ou le tou saturé de la couleur.
Le chargement des fondus présente plus de difficultés que celui des autres couleurs de la peinture sur verre. Ces dernières, en effet s’appliquent tout simplementavec un pinceau comme dans la peinture ordinaire, en faisant seulement attention de charger aussi également que possible, ce à quoi on ne parvient, pour les surfaces de quelque étendue, qu’en faisant usage du gros pinceau. Il n’y a, ainsi qu’il a été dit, qtle les couleurs fournies par l’argent qu’on traite autrement et qui doivent être chargées sur le verre au moins de l’épaisseur du dos d’une lame de couteau. Dans tous les cas, les
ftECETTES POUR tA PEINTURE SUR VERRE.
fondus se chargent sur la surface du vitrail à l’état de masse visqueuse, assez inolîe pour couler et s’étendre, mais d’une consistanre sufUsante pour bien couvrir le verre. Cette opération s exécute en portant sur le carreau de verre la couleur par petites portions avec le pinceau ou une petite cuillère en la conduisant sur la surface avec les outils, et en penchant le carreau de différents côtés pour la faire couler dans les limites des traits marqués sur l’esquisse. Lorsqu’on se propose d obtenir un ton foncé avec les couleurs chargées de cette manière, dans quelque point du carreau de verre, il conyientdepencherpendanlpluslongtcmpscelui-cidansla direction du point, afin que le fondu puisse, avec la dessiccation, s y accumuler sous une plus forte épaisseur. C’est également par ce moyen qu’on obtient des modifications variées dans les nuances d’un seul et même fondu.
Les autres principes relatifs au chargement des couleurs, dépendent plus ou moins des différentes manières au moyen desquelles on peint sur verre; on en connaît trois principales :
Dans 1 une, on peint tout le tableau d’un côté du verre suivant ses contours et ses ombres en couleurs noires, brunes ou grises, et de l’autre côté on donne l’enluminage dans certains points avec les couleurs convenables.
Dans l’autre, on procède en peinture sur verre d’après les mêmes procédés que pour la peinture à l’huile, et comme si on faisait un tableau ordinaire.
Enfin dans la troisième, qui est celle qu’on pratique le plus communément , on réunit les deux manières, c’est-à-dire qu on applique séparément chacune d’elles dans divers points et suivant l'exigence des effets qu’on veut obtenir.
Ces trois manières ont des principes communs qu'on peut résumer ainsi : ‘
1® Les ombres et les traits portés en couleurs foncées, ainsi que ce qu’on appelle les couleurs nuancées, sont placés presque constamment sur la face antérieure du verre, c’est-àdire celle tournée du côté du spectateur ;
2® Tous les enluminages et les fondus, surtout les teintes principales sont rejetées sur la face postérieure ;
“Les demi-teintes, les dégradations, les transitions,s’3pp iquent communément sur la face antérieure, mais parfois 3“ssi sur la face postérieure, principalement V alternent sur le fond, attendu qu’il serait impos- . , charger ainsi l’une à côté de l’autre sur un même
du ^niassent l’une dans l’autre et sans pro¬
pre des teintes différentes et manquées ;
/i°Lês couleurs jaunes et rougeâtres que fournit l’argent se placent constamment sur la face postérieure;
5° Dans quelques cas on charge les deux faces dans des points correspondants pour que leur mélange produise, par transparence, des nuances particulières; c’est ainsi qu’on se procure une teinte écarlate magnifique, en plaçant du pourpre d’un côté et du jaune de l’autre. De même, du bleu et du jaune fournissent, d’après leurs intensités respectives, différentes nuances de vert. Cette dernière couleur, dégradée à son tour par du bleu placé du côté opposé, donne des lointains parfaits, etc., etc. C’est également par des mélanges de couleurs différentes qu’on obtient les demi-teintes les plus variées, et qu’à cet égard le peintre sur verre, dans l’état actuel de l’art, possède autant de ressources que le peintre à l’huile;
6" Afin de pouvoir nuancer les couleurs et en élever le ton sür une feuille déjà peinte, par exemple danslesendroits qui ont reçu les traits et les ombres, on faitsécherà une chaleur douce et égale pour éviter la rupture du caçreau de verre, puis on peint de nouveau dessus des qu’elle est refroidie. Ou biçn on met les couleurs sombres qui ont été chargées les premières, et autant que possible, en même temps que cellesci, les teintes jaunes qui peuvent se trouver dans le tableau, èt on peut ensuite sans crainte peindre une seconde fois sur . les couleurs ainsi fixées ;
7“ Toutefois, les couleurs jaunes qui ne renferment pas de fondant, afin qu’après la cuisson on puisse enlever le ré- : feidu de leur véhicule ou l’argile ferrugineuse, ne sauraient ' être portées sur une autre couleur et surtout sur les ombres ^ avant que celles-ci ne soient cuites. Elles paraissent même j éxiger toujours un fond nettoyé avec le plus grand soin ; indépendamment de cela elles s’uniraient avec le fondant des couleurs sous-jacentes, y fixeraient leur résidu, et par conséquent leur enlèveraient leur transparence et leur beauté;
8. 11 convient de donner à toutes les couleurs une nuance un peu plus foncée qu’on ne le ferait dans tout autre genre de peinture, parce qu’elles perdent une partie de leur teinte à la cuisson ;
9'’ Si une couleur a dépassé les traits qui devaient lui servir de limites, on enlève le surplus, après la dessiccation, avec le couteau. C’est aussi en enlevant le fond avec le grattoir, sorte de couteau en bois d’un grain fin, pointu par un bout et plat par l’autre, qu’on parvient à produire les effets de lumière les plus brillants ;
10“ Quand les couleurs, après la dessiccation du tableau,
RECETTES POETR LA PEISTÜRE SUR VERRE; 231
ne sont pas parfaitement niattes et sèches, mais brillantes et grasses, cet effet dépend d’un mauvais emploi ou d’un abus de l’essence toujours fatal à la beauté des couleurs lors de la cuisson ;
11® Il n’est pas nécessaire, ni même prudent, après avoir chargé les couleurs, de les laisser sécher pendant plus d’un jour, et on fera bien de procéder à la cuisson aussitôt après, cette période écoulée ;
12® Enfin pendant le travail, il faut veiller avec le plus graud soin à ce que le pinceau et la palette soient d’une propreté parfaite; garantir le tableau de la poussière, etc. Par conséquent, on doit éviter de peindre dans un laboratoire ou de cuire dans un local où il se dégage des vapeurs, delà poussière, et où on ne peut éviter les malpropretés de différentes espèces.
Relativement à la peinture exécutée avec des verres teints dans la masse, ou mieux, celle faite partie avec ces verres et partie avec ceux peints à la main, on peut lui appliquer les principes généraux précédents pour le chargement des couleurs à leur égard.
Il ne nous reste plus qu’à exposer quelques procédés pratiques de détail pour dissimuler les effets des plombs quand on les regarde de trop près, et qui dépendent de la manière d’établir les cartons, de tailler les verres, de les dresser et de les assembler.
La peinture mosaïque sur verre exige deux cartons. L’un sert de modèle et d’exemple au peintre, et est par conséquent cotoré et terminé. Il donne en même temps les formes et les subdivisions des morceaux de verre, ainsi que la couleur qu’ils doivent avoir, et la place des plombs suivant les contours du dessin. A cet effet chaque morceau porte un numéro d’ordre qui lui est propre. L’autre carton dont le dessin ne porte seulement que les contours en noir des plombs, et dont les diverses divisions portent les mêmes numéros que le premier, est découpé suivant ces contours et les morceaux rognés tout autour de la demi-épaisseur des plombs, sont ensuite peints et servent de patrons pour découper les morceaux de verre blanc ou coloré.
Le découpage du verre s’opère, soit au moyen du diamant, soit avec le gresoir ou rjrugeoir, ou bien on détermine dans le verre une petite fissure qu’on conduit ensuite dans la direction voulue au moyen d’un charbon brûlant ou d’un fer rouge.
Au moyen des verres de fabrique à deux couches, tels que ceu.x qui sont rouges ou bleus d’un côté, et blancs de l’autre,
On peut produire des tons variés, en élevant, par le frotte-^ ment avec de l’émeri, une épaisseur plus ou moins considérable de la couche colorée ; dans les limites des traits du dessin. Ou bien on use cette couche colorée jusqu’à celle qui est blanche, ce qui produit des ornements colorés sur fond blanc ; on se sert particulièrement du dernier moyen, pour représenter des étoffes damassées. On peut encore ainsi peindre en couleur quelconque, le côté opposé dans les endroits du verre ainsi usés jusqu’au blanc pour produire une foule d’effets variés ou pour éviter l’emploi de plusieurs morceaux de verre et surtout lorsque cette autre couleur doit, d’après les exigences du tableau, se parfondre dans celle du verre à deux couches.
Les verres à deux couches peuvent également être points en demi-teintes et en dégradations de la couleur qui leur est propre, et même pour obtenir des nuances particulières être recouverts sur l’une ou l’autre de leurs faces avec une autre nuance ou ton. C’est ainsi qu’on obtient un rouge très-chaud, en chargeant un verre rouge à deux couches sur la face blanche avec la couleur jaune, tirée de l’argent, puis, en soumettant à la cuisson, et une nuance verte en employant la même couleur sur un verre à deux couches bleues, etc. L’expérience et la pratique de l’artiste peuvent étendre indéfiniment ce moyen de nuancer les couleurs.
La mise en plomb est ordinairement confiée à un vitrier. Néanmoins pour répondre aux désirs des amateurs qui peuvent considérer ce travail comme une partie intérieurement liée à l’art, nous entrerons à cet égard dans quelques explications très-succinctes.
On courbe du plomb préparé à cet usage suivant le contour extérieur de l’un des morceaux et de la portion moyenne de la peinture mosaïque, de manière à ce que celle-ci soit retenue dans la gouttière ou rainure de l’un des bords de ce plomb, on insère ensuite les autres morceaux dans la gouttière extérieure et on procède ainsi de proche en proche, suivant les indications du carton, jusqu’aux limites du tableau. En fondant chaque nouveau plomb sur l’ancien, suivant l’angle exigé par le dessin. Pour cola on se sert de soudure faible, composée d’étain allié avec une certaine quantité de plomb, ordinairement 1 partie de plomb pour 3 ou û d étain ; et d’un fer à souder dont la tête est en cuivre. Après avoir fait chauffer celle-ci dans le feu, on la frotte avec un pende colophane et de sel ammoniaque en poudre, puis, avec de la soudure d’étain dont il reste suffisamment sur le cuivre pour souder un des plombs du vitrail. La soudure étant ter-
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RECETTES POÜR LA PEINTURE SUR VERRE. 2b3
minée, on fera bien d’enduire les points blancs et brûlants qu’elle laisse et qui détruiraient les effets du tableau avec une couleur à l’huile d’une teinte rembrunie, ou ce qui est mieux, avec de l’acide sulfurique très-étendu qui ternit aussitôt l’éclat des métaux.
III. Jusqu’à présent je nie suis efforcé dans l’exposition des principes de l’art de la peinture sur verre de rendre celui-ci populaire et de la mettre à la portée de tout le monde ; j’ai en conséquence, indiqué non-seulement les moyens les plus accélérés et les plus faciles pour parvenir au but, je me suis surtout appliqué à faire disparaître la prétendue nécessité de ces ustensiles particuliers, nombreux, volumineux, et j’ai indiqué plutôt la possibilité de les établir soi-même. Je me propose de rester fidèle à ces principes, dans l’exposé de la manière d’opérer la cuisson et de construire le fourneau nécessaire à cet objet, sujet sur lequel on a avancé une foule d’opinions divergentes, et de démontrer qu’une cuisine peut parfaitement bien remplir les fonctions d’atelier pour la cuisson, et que tout foyer ordinaire, avec quelques briques, tuiles et barres de fer, peut servir à la construction d’un fourneau qui remplit très-bien le but.
Les autres ustensiles qu’il faut se procurer consistent en une moufle, une pelle à charbon, un tisonnier, une pince pour tirer les montres, et un pot pour étouffer le charbon.
La moufle, lorsqu’on ne peut s’en procurer une en fonte ou en graphite, peut très-bien être en poterie bien cuite. On lui donne les dimensions dont on présume qu’on aura besoin. Danscederniercas,c’est-à-direquand elleest en terre, il faut, pour qu’elle puisse résister au feu, qu’eile soit composée d’un mélange de 2 parties d’argile et 1 partie de sable fin. Elle doit avoir une forme rectangulaire, par exemple 32 centim. de longueur sur 27 de largeur et 13 de hauteur, et naturellement d’une capacité suffisante pour recevoir les pièces les plus étendues de verre qu’on se propose d’y cuire, sans que leurs bords soient en contact avec les parois de la moufle. Au milieu de l’un de ses petits côtés, elle porte une ouverture de 13 centim. de longueur sur 7 millim. de hauteur pour pouvoir tirer les montres, et elle est fermée avec un couvercle de même matière, percé de deux trous ronds de ÛO midmi. environ de diamètre, surmontés de deux tubes verticaux, de 66 millim. environ de longueur.
Le fourneau, qui est carré, doit présenter une capacité interne d’à peu près 11 centim., sur ses trois dimensions, plus grande que la moufle qu’il doit recevoir.
Pour établir ce fourneau on place tout simplement des Fabricant de Verre, Tome 2. 22
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briques les unes sur les autres avec la précaution toutefois de conserver sur la paroi tournée du côté du travailleur une grande ouverture de 1 mètre de hauteur à partir du sol sur 33 centim. de largeur pour pouvoir diriger le feu. Lorsque le parallélipipéde en briques a atteint ensuite des quatre côtés une hauteur de 11 centim. On établit au moyen de quelques barres de fer et dans la direction des longs côtés une grille bien horizontale. Sur cette grille on place la moufle en tournant l’ouverture aux montres du côté du travailleur. On introduit alors dans cette moufle, les verres chargés de couleur et aussitôt on élève les parois du fourneau à une hauteur telle qu’elles dépassent de 27 miilim. les tubes du couvercle en ménageant toutefois dans celles-ci une ouverture par devant de 9 centim. de largeur sur 5 de hauteur, correspondant à celle aux montres de la moufle, Les deux ouvertures de la paroi antérieure du fourneau doivent pouvoir être fermées, l’une ou celle du foyer avec une plaque de tôle enduite d’argile, et celle correspondante à l’ouverture aux montres de la moufle avec une brique. Chacune de ces clôtures doit être ajustée avec soin et avoir la même épaisseur que les parois.
L’enfournement et la cuisson des verres peints se font de la manière suivante :
D’abord on asperge avec un peu d’eau, de la chaux bien cuite, puis, lorsqu’elle est bien délitée, on ta fait dessécher convenablement au feu. C'est avec cette poudre qu’on couvre, en la distribuant avec un tamis assez grossier de crin tout le plancher de ta moufle sur une épaisseur de 27 miilim. On unit et lisse celte garniture avec le plus grand soin, attendu qu’autrement les verres qu’on y placerait pourraient se gauchir ou cesser d’être bien plans à la cuisson, puis on place ceux-ci à côté les uns des autres, mais de manière qu’ils ne se touchent pas entre eux et ne soient pas en contact avec les parois de la moufle. Alors on tamise dessus une autre couche de chaux ; on place dessus celle-ci une deuxième rangée de verres, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait atteint la moitié de la hauteur de la moufle et jusqu’à la hauteur réservée pour l’examen des montres. Ces montres consistent en des bandes ou lames de verre de 16 à 18 centim. de longueur sur 2 à 3 de largeur, et chargées des couleurs qu’il s’agit de soumettre à la cuisson. Les montres sont, de même que les verres, recouvertes d’une couche également répartie de chaux, et placées de telle manière qu’une de leurs extrépiités arrive jusqu’au milieu de la moufle, tandis que l’autre port au-delà de l’ouverture aux montres d’environ 12 à 13
tnillimètres afin de pouvoir les saisir avec les pinces eî de les tirer. On continue ensuite le cliargement des autres verres et du tamisage de la chaux ainsi qu’il a été dit jusqu’à ce qu’ils soient tous enfournés ou que la moufle en soit complètement chargée.
Si l’on n’avait à cuire qu’une seule feuille de verre, on chargerait la moufle avec des verres ordinaires au lieu do verres peints en tamisant toujours de la chaux, puis on placerait le carreau qu’il s’agirait de cuire dans la couche moyenna de la moufle.
Tout ce travail étant terminé, on pose le couvercle sur la moufle.
Dans les deux tuyaux du couvercle on place les éprouvettes, qui consistent en deux bandes de verre de 15 à 18 centim, de long sur 2 à 3 de large, de la même espèce que celle qu’on travaille. Ces bandes sont posées verticalement, leur extrémité inférieure est enfoncée dans la couche de chaux qui se trouve placée immédiatement sous le couvercle, et leur extrémité supérieure dépasse tes tubes d’environ 6 centim.
Après avoir clos avec son bouchon l’ouverture antérieure du fourneau ou celle aux montres, on l’allume en y jetant quelques charbons enflammés, et en chargeant de charbon noir et de quelques charbons bridants tout l’intervalle entre ses parois et celles de la moufle, jusqu’à ce que cette dernière en soit couverte, mais pas assez pour cacher et recouvrir les verres d’épreuve verticale des tubes du couvercle. Ce changement terminé, le fourneau ne tarde pas à être en pleine combustion.
Cela fait, on place en travers sur les parois du fourneau des barres de fer et sur celles-ci des tuiles qui doivent recouvrir tout le fourneau en laissant seulement au milieu un trou de 2 à 3 centim. de diamètre.
Il est bon d’observer que pour présenter toute sécurité et mieux assurer le succès des opérations, il faut, quand une moufle sert pour la première fois, ou quand elle a été longtemps sans servir, la préparer à ce service, en la portant jusqu’à un point voisin du rouge blanc, exactement comme si elle était chargée de verre, puis, après que le feu est tombé, en la laissant lentement refroidir dans le fourneau. Lorsqu’elle est complètement refroidie, elle est propre alors au service particulier auquel on la destine.
Dans les feux suivants, destinés à la cuisson, il faut particulièrement faire attention à ce que la chaleur se développe bien également de tous les côtés de la moufle. Par conséquent il faut, par des chargements réguliers et continuels de char-
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bon, entretenir une combustion de force égale dans tous les points.
Lorsque la moufle est parvenue au rouge brun, qu on voit s’aCfaissèr les éprouvettes en verre, et que les montres qu’qn a tirées et qu’on a fait refroidir lentement sur le couvercle du fourneau sorti bien fondues et d’un bel aspect, ce qui doit avoir lieu vers la sixième ou la septième heure de feu, alors on retire le feu par la porte du foyer du fourneau, avec autant de promptitude que possible, mais néanmoins avec précaution pour ne pas faire bouger la moufle ou pour ne pas la lieurter, on ferme cette porte, ainsi que l’ouverture aux montres, on bouche celle du couvercle; puis on abandonne au refroidissement qui est opéré complètement au bout de 2i à 36 heures.
Les charbons qu’on retire sont jetés dans un pot où on les étouffe pour en faire usage une autre fois.
Après le refroidissement on retire les verres de la moufle, on les nettoie avec une brosse et de l’eau tiède et on fait sécher avec soin.
Si ces verres doivent recevoir encore des couleurs et par conséquent un second feu, il convient d’ajouter à ces couleurs une plus grande proportion de fondant, et de cuire à une température moins élevée afin d’empêcher les couleurs qui ont été posées les premières de couler.