FIN
APPENDICE
Fabrication des bouteilles, flacons, etc., avec goulots à vis.
Nous avons dit que l’on fabriquait aujourd’hui des flacons, des bouteilles on des jarres, avec des goulots à vis, et que ce pas de vis était ensuite destiné à recevoir une capsule taraudée par-dessus le bouchon. Un verrier d’York a pris, à la date du 20 novembre 185-2, une patente en Angleterre pour faciliter cette opération. Pour se faire une idée de ce mode de fabrication, il faut se figurer les bouteilles fabriquées dans le moule de Rickets. Dans le moule qu’on .va décrire on insère une paire do coussinets ou de matrices pourvus d’un taraudage qui est la contre-partie du filet qu’on veut produire sur le col de la bouleille. C’est de cette manière qu’on fabrique une bouteille avec goulot à vis par une seule et même opération.
Supposons qu’il s’agisse de fabriquer un flacon avec tubulure à vis, voici comment on opère et la description du moule pour cet objet ;
Fig. 233, plan de la disposition d’un moule pour cette fabrication.
Fig. 234, section longitudinale et verticale de ce moule.
Fig. 233, vue en élévation par derrière de ce même moule.
Sur la plaque de fondation a a est boulonné un cylindre ou boîte 6 ayant pour objet de maintenir le moule c qui a la forme nécessaire pour mouler la pièce qu’on veut fabriquer. Immédiatement au-dessus de ce moule on a placé une couple de coussinets ou matrices dd qui en forment la suite et sont portés par deux leviers horizontaux ee articulés postérieurement l’im à l’autre et fonctionnant sur une broche qui leur sert de centre de rotation, que porte le montant f. Les bras antérieurs de ces leviers sont reliés par des traverses gq b une bascule h dont les tourillons lijouent dans des appuis disposés sur la plaque a. Sur la porUoa aiilérieure Ua
APPENDICK.
la bascule est boulonnée une niarclie k pour permettre d’abaisser vivement la portion postérieure de la bascule au moyen du pied. Ce mouvement de la bascule, par la suite de la disposition croisée dns traverses gg fait rapprocher entre eux les leviers ee et par conséquent amène les coussinets dd simultanément parle moule. Une tige l d’arrêt qu’on ajuste à volonté est disposée sur l’extrémité postérieure la plus pesante de la bascule afin de limiter ses excursions.
Pour fabriquer une bouteille ou un flacon, l’ouvrier cueille une certaine quantité de verre avec sa canne oufelleà la manière ordinaire, et la place encore rouge dans le moule, les coussinets dd qui doivent former le goulot de la bouteille étant reculés à distance pour permettre l’introduction de la masse de verre, puis il abaisse la marche k avec son pied et fait fermer le moule, ilsoufile alors sa bouteille, lui fait prendre la forme de ce moule, puis retire le pied de la marche k pour écarter les coussinets et enlever la bouteille du moule. Il coupe alors le col dont le surplus est emporté par la canne et termine à la manière ordinaire.
Au lieu d’employer le moule qu’on vient de décrire, on peut se servir de celui représenté dans la figure 236 en élévation et dans la figure 237 en coupe. Ce moule se compose essentiellement de deux parties a et b assemblées à charnières par le bas, ce qui permet de l’ouvrir entièrement et d’en rabattre les deux parties pour enlever la pièce moulée. Sur la portion supérieure de ces demi-moules a et i sont boulonnés les coussinets cc i)our moulerle filet du goulot des vaisseaux creux. Quand on a cueilli le verre et qu’on les place dans le moule, l’ouvrier ferme celui-ci et poursuit son travail de la manière ordinaire.
En se servant de coussinets mobiles, le pas de vis ou filet peut être facilement changé quand il est usé, et un avantage de cette disposition, c’est que des fdets de différents pas peuvent être appliqués au même moule, c’est-à-dire qu’on peut fabri(]uer des bouteilles, des flacons, des bonbonnes, des jarres, etc., d’une capacité quelconque, dont les goulots ont ries dimensions variables et des filets de divers pas pour mieux les adapter au service auquel on les destine.
Four de verrerie à Vanlhmcitc, par M. J. T. Chance.
Jusqu’à préscntl’on n’a fait presque aucune tentative pour np|)liquer l’anthracite comme combustible à la fabrication du verre. On sait en effet que les charbons bitumineux dégagent, en brûlant, des produits (fui sont nuisibles à la couleur et aux qualités du verre qu'en fond dans des creusets