NOUVEAU FOUR CE VERRERIE
oüverts, et ce sont ces effets nuisibles que M. Chance a cherché à diminuer en brûlant de l’anthracite c’est-à-dire en apportant dans la construction des fours des verreries, des modifications qui les rendent propres à brûler ce combustible.
La figure 238 est une section verticale d’un four à quatre pots dont on peut faire varier toutefois la disposition.
La figure 239, une autre section verticale prise à angle droit avec la précédente.
La figure 2û0, une section horizontale prise à la hauteur C D de la figure 238.
Ce four diffère peu de ceux communément en usage ; seulement le combustible lui est fourni par des ouvertures d’alimentation a a qu’on tient fermées par l’accumulation à l’extérieur du combustible qu’on pousse de temps en temps eri avant dans l’intérieur. Le foyer est fermé au moyen de terre grasse dont on charge la grille ou avec des registres en fer qu’on place en dessous ou autrement ; c est le cendrier ou espace vide sous le foyer dd des tuyaux par lesquels on chasse de l’air avec un ventilateur, des soufflets ou autres appareils; èn se servant de moyens convenables pour régler la quantité de cet air qu’on lance ainsi dans le foyer. On n’a pas remarqué qu’il fût nécessaire de chauffer l’air ainsi lancé, mais si on jugeait à propos d’employer de l'air chaud on pourrait établir un appareil pour le chauffage entre la maciiine soufflante et le four; ee sont les pots qui ne présentent rien de nouveau et sont de construction ordinaire.
Il est à désirer que la hauteur de la chambre où se trouve placée la grille au-dessous de l’embouchure des tuyaux dti vent, soit suffisante pour que cette capacité puisse contenir une assez grande quantité de cendres et que les sièges soient assez élevés au-dessus de ces tuyaux pour que la flamme puisse frapper aussi bien les parties inférieures que celles supérieures de ces pots.
On voit qu’on pourrait faire varier les diverses-dispositions à donner à ces fours, pourvu, toutefois, qu’ils restent propres à brûler l’anthracite, mais celle qu’on a présentée paraît être la plus avantageuse.
Nouveau four de verrerie.
MM. E. et R. M. Deeley, manufacturiers à Stourbridge en Worcestershire, ont pris, à la date du G août 1851, iinC patente pour un nouveau four de verrerie dans lequel les grilles ont des barreaux inclinés afin que la flamme puisse jouer direciement sur les pots. 'Voici, du reste, comment ils décrivent cette invention dans leur spécification ;
APPENDICE
Jusqu’à présent, disent-ils, on a été dans l’usage, dans la construction des fours de verrerie, de disposer la grille avec barreaux horizontaux au centre des sièges et entre les pots, ou de les placer à chacune des extrémités du four, moitié sur le siège en laissant au centre une portion de siège qu’oa appelle un pont, mais toujours avec des barreaux disposés horizontalement. Dans le premier cas, la flamme monte jusqu’à la voûte du fourneau, puis est rabattue sur le sommet des pots où elle agit sur la matière qui s’y trouve contenue. Dans le second, la consommation du combustible est plus considérable et la température moins énergique, et ce sont là les considérations qui nous ont déterminé à modifier les formes actuelles et à proposer le nouveau four dont la figure 241 présente le plan, et la figure 242 une section verticale par le milieu des grilles.
a est le plancher de la halle ; b le siège coupé en biseau vers les grilles, coupure qui diminue beaucoup la détérioration de cette partie du siège dans le voisinage de la grille, et qui aurait lieu si elle était tranchée net et à angle droit ; ce sont les pots dans lesquels on fond le verre ; rf, le mur d’enceinte ou la paroi du four avec les ouvreaux d’d’, un pour chaque pot; ee les cheminées qui favorisent la combustion et la fusion en faisant circuler la flamme autour du four des pots ; f /■, des barreaux horizontaux formant le fond de la grille, et qui sont soutenus par des traverses f\f’ ; g, g, barreaux inclinés qui constituent, à proprement parler, la grille du four. La partie supérieure de ces barreaux est recourbée afin de pouvoir les accrocher sur une traverse f encastrée dans le mur de chaque côté du foyer, ou posée dans des retraites ménagées dans la maçonnerie. On peut, du reste, adopter divers modes pour placer cette barre, mais il est avantageux qu’elle puisse se mouvoir, monter et descendre dans des coulisses. afin de pouvoir faire varier l’inclinaison des barreaux ff, inclinaison qui peut s’élever de 35 à 55 degrés. La partie inférieure des barreaux inclinés repose sur une barre dormante i' dont les extrémités sont de même encastrées dans la maçonnerie, mais qu’on peut aussi rendre mobile et faire monter ou descendre comme celle supérieure. La traverse i peut porter des encoches correspondant au nombre de barreaux qui entrent dans la structure de la grille, et ceux-ci, au lieu d’être en crochetpar le bout, être simplement retenus dans ces encoches, mais être pourvus plus bas du crochet qui sert à les retenir sur la traverse i\ ou bien encore on peut les butter sur la traverse f’ qui porte la grille horizontale f, etc. ; h est la trémie par laquelle on introduit le com-
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bustible qui descend par l’ouverture h’ sur les barreaux inclinés pour alimenter rés^ullèrement la grille. Cette trémie est en brique ou en fer; j est la cave ou le cendrier qui traverse tout le massif du four et communique avec l’air extérieur pour alimenter la combustion.
)) Les barreaux inclinés et ceux horizontaux dont il vient d’être question , peuvent être ronds, carrés ou d’une autre forme quelconque ; on peut aussi les remplacer par des plaques percées de trous assez nombreux pour permettre un tirage actif, et dans tous les cas il faut qu’on puisse aisément débarrasser sa grille du mâchefer et des cendres, etc.
1) Quels que soient la disposition qu’on adopte et le rapport entre la partie horizontale et celle inclinée de la grille, nous avons observé qu’il convenait que l’extrémité supérieure des barreaux g fût de 0'".30 à 0"'.3â plus élevée que le siège du four parce que la flamme agit ainsi plus directement sur les pots sans attaquer ce siège aussi énergiquement que dans l’ancienne construction, ce qui le fait durer plus longtemps, et prolonge aussi le temps du service des pots.
» On peut brûler du menu de houille dans ces fours, et quel que soit le combustible, sa consommation est toujours moindre que dans l’ancien système. Pour un four à quatre pots ou quatre places avec siège de 3"‘.50 sur 3 riiétres, il faut une grille de l‘“.50 de largeur, avec barreaux inclinés de 0“.75 de longueur, barreaux horizontaux de 0‘“.45, et un siège élevé de 0“‘.45.
)i Cette disposition s’applique à tous les genres de fours employés dans les verreries pour fondre le verre.