‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etcChapitre 23 sur 127 · CES ANALYSES · texte numérisé non relu

CES ANALYSES

100 parliesdeSaule

Kirwan.

Orme .

id.

Chêne .

Pertuis.

Peuplier .

id.

Charme. .

id.

Hêtre .

id.

Sapin .

Julia de Fontenelle

Ceps de vigne. . .

Kirwan.

Tiges de maïs. . .

id.

Absinthe .

id.

Fumeterre. . . .

id. j

Fumeterre .

Julia de Fontenelle

Fèvesav. leurs tiges

Kirwan.

Vesces .

id.

Ortie commune. .

Pertuis.

Chardon commun.

id.

Fougère des bois. .

Grand jonc de ri-

id.

vière .

id.

Jonc à plumasseau.

id.

Tournesol .

id.

Genêt à fleurs. . .

Julia de Fontenelle

Bruyère .

id.

Tiges de maïs. . .

Erigeron canaden-

id.

se .

Ecorce du marron-

Bouillon-Lagrange

nier d’Inde. . .

Julia de Fontenelle

Centaurée .

Kirwan.

Feuille de bardane.

Julia de Fontenelle

Camomilleen fleur.

id.

Feuilles d’oranger.

id.

SÆ PREMIÈRE PARTIS.

Ce tableau sert à démontrer : 1° que les herbes donnent beaucoup plus de cendres que le bois , et que ces mêmes cendres sont plus riches en potasse (1) ; 2° que de toutes les substances herbacées, la fumeterre est celle qui donne le plus d’alcali; apres cette plante vient l’absinthe, et graduellement le tournesol, l 'erigeron canadense, les feuilles d’oranger, les tiges de maïs, etc. L’expérience a démontré que les parties les plus jeunes des arbres, et surtout les feuilles, fournissent le plus de potasse.

La connaissance de cet alcali date de temps immémorial. Nous n’entreprendrons point de prouver si elle a précédé celle de la soude. Nous nous contenterons de faire observer que les Egyptiens calcinaient fortement les cendres et les employaient ensuite comme caustiques.

De tous les philosophes grecs, Aristote est le premier qui a annoncé que les cendres des joncs et des roseaux donnaient une lessive abondante ; Pline et Columelle parlent dans leurs ouvrages des lessives alcalines. Mais c’est surtout dans les écrits des Arabes qu’on trouve les premières données sur l’alcali (2) ; je dis alcali, parce qu’on a confondu sous ce nom la potasse' et la soude jusqu’en 1745, époque à laquelle les travaux de MM. Pott, Duhamel, et Margraaff ont annoncé cette différence que les expériences des pneumaticiens ont établie d’une manière évidente. Ces deux alcalis prirent les noms, la potasse, d’alcali végétal (3), et la soude, d’alcali minéral.

Nous avons déjà fait connaître que les diverses substances végétales ne donnaient pas égalementdes cendres ni d’alcali. Nous ajouterons à ces faits les remarques suivantes, c’est qu’en règle générale, les arbres sont moins riches en potasse que les arbrisseaux, et que ces derniers le cèdent aux plantes herbacées. Pour l’ordinaire, le produit des arbres étant égal à 1, celui des arbrisseaux l’est à 3, et celui des plantes à 5.

(1) Il faut en excepter l’écorco du marronnier d’Inde, qui donne une quantité de cendres incroyable d’après le modique produit des arbres.

(2) Le mot alcali, qu’on écrivait, avant la nouvelle nomenclature chimique, al/tali , est composé du nom arabe hait, qui est celui de la plante de laquelle on tirait la soude; et de la particule al, qui indique la force ou la supériorité du sel sur la plante même.

(3) La dénomination d’alcali minéral pouvait convenir aussi bien à la potasse qu’à la soude, puisque la potasse a été trouvée dans l’augite par Trommsdorf; dans la len«* cite, par Klaproth et Vauquelin; dans l’obsidienne, par Drappier, Descotil», Vauquelizi st Klaproth j dans l’adulaire, le feldspath commuai la lépidolite, la cliloritty I» hçril'%

ble&dty etc. Vocale Manuel, dt Mitiérabyli l’ Encyclotfdl&Rmti

Page 1