‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etcChapitre 26 sur 127 · OXYDE DE SODIUM , OU SOUDE · texte numérisé non relu

OXYDE DE SODIUM , OU SOUDE

d’est au hasard, père de presque toutes les découvertes, qu’il paraît que celle de la soude est due. Selon Pline le Naturalise, cet alcali fut trotné par des marchands que la tempête avait jetés à l’embouchure du tleuve Bélus en Syrie, et qui ayant fait cuire leurs aliments avec du kali, les cendres qui en provinrent, mêlées avec le sable, donnèrent par la

fusion une matière vitreuse. Laissant de côté toute hypothèse, nous nous bornerons à dire que la soude fut indiquée dans le neuvième siècle par l’arabe Gebert, non comme un alcali sui generis , mais comme de même nature que la potasse; c’est depuis les travaux dePott, MargraalT, Duhamel, et surtout Bergmann, que cette différence a été bien établie.

Soude native.

Ce n’est que de nos jours qu’on a trouvé la soude dans les substances minérales. Kennedy (1), qui a découvert la présence de la potasse dans la pierre ponce, on a trouvé la soude dans quelques basaltes; Klaproth a fait voir ensuite que cet alcali existait dans la chrysolite du Groenland, dans la proportion de 0,36 ; M. Vauquelin, qui a répété cette analyse, n’en a retiré que 0,33.

Soude tirée de la combustion des plantes marines.

On connaît une infinité de plantes susceptibles de donner de la soude. De ce nombre sont la famille des salsola, les fucus, quelques chenopndium, le iamariœ gallica , etc. Nous allons nous borner à citer celles qui en fournissent le plus. Nous avons extrait ces détails du Mémoire sur la culture de la soude, que nous avons publié dans le numéro 147 des Annales de Chimie.

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